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Bolivie

jours
En 2 fois
km
En van
km
À pattes
À 2
Capitale : Sucre
Langue : Espagnol
Monnaie : Bolivianos (BOBou bs)
1 EUR ≈ ?
Visa : 90 jours non renouvelables
Durée séjour : 90 jours non renouvelables
Fuseau : UTC−4 (-5/6h avec la France)
Indicatif : +591
Superficie : 1 098 581 km2

Informations

La Paz est la plus haute métropole du monde (au-dessus de 3700m). Pour ceux qui arriveraient directement par voie aérienne, ça risque de secouer les premiers jours : fatigue, mal de tête… L’idéal reste descendre du Pérou et l’altiplano, ou de monter progressivement.

Attention à ne pas intercaler un séjour en Amazonie entre 2 ascensions de haute montagne. L’acclimatation prend jusqu’à plusieurs semaines quand quelques jours suffisent à tout perdre. On a croisé des personnes bien mal en point en randonnée : certains venaient tout juste d’arriver en avion ou revenaient de 2 semaines dans la Selva.

On conseille de commencer le programme par les régions en faible altitude avant de s'élever progressivement (ex : Amazonie < Sucre < Titicaca < Sajama). Si on prévoie des ascensions (comme le Huayna Potosi) voire un tour dans le Sud Lipez, il est préférable de le fixer en fin de séjour. On réagit tous différemment à l’altitude mais il vaut mieux mettre toutes les chances de son côté.

Par l'altitude moyenne et la faible technicité de nombreux sommets (voire absence de glacier/neige), la Bolivie offre un fantastique terrain de jeu et l'opportunité pour beaucoup de grimper un premier (et un dernier !) 6000m comme le Huayna Potosi, l'Acotango ou l'Uturuncu.

C'est le pays où on trouvera les meilleurs prix en agence, bien moins qu'au Pérou.

En pratique, il n'y a pas d'obligation de guide ou que ce soit, mais les rangers des parcs nationaux (et surtout les communautés locales) peuvent y trouver à redire pour garder le monopole là-dessus, ou en fonction de l'expérience de la personne : parc Sajama, Lincancabur, Uturuncu.

En Bolivie, plus qu'ailleurs, le liquide est roi. N’espérez guère utiliser la carte bleue. Il vaut mieux toujours avoir un semblant de monnaie pour pallier toute éventualité.

Comme son voisin argentin, le boliviano est une monnaie volatile. Pour acquérir une monnaie plus stable, les bureaux de change sont prêts à offrir des taux mirobolants !

Si les banques prennent peu de frais, le taux Visa en vigueur à notre passage était autour de 1€ = 7,8BOB. A côté, les bureaux de La Paz proposait un taux de 13,5 pour échanger des Euros ! Bien plus intéressant que le taux offert pour les dollars. Les pesos chiliens sont également un bon compromis si vous n’avez pas ramené d’Euros avec vous.

Si vous n’avez rien à échanger, une autre solution s’offre à vous : Xoom, un service de Paypal (ou Remitly, que nous n'avons pas utilisé).

Le type de transaction est appelé More et possible chez certaines banques comme Banco Economico, Banco Fie ou encore Banco Pyme…

Grossièrement, c’est un échange de monnaie virtuelle, qui comme son voisin Western Union, considère un taux parallèle, bien plus réel et intéressant pour nous. A notre passage, le taux était autour de 12,5 ! Sur 100€ de retrait, on gagne donc l’équivalent de 40€ ! Il a même grimpé jusqu'à 18 à notre second passage, soit 2 fois plus que le taux officiel.

Dans les faits, c’est un peu plus compliqué que prévu. Il vous faudra déjà trouver une banque qui accepte de réaliser la transaction. Nous nous sommes souvent heurtés à des agences qui refusaient le service aux étrangers. Seules certaines agences des grandes agglomérations semblent accepter. Ensuite il faut une photocopie du passeport, parfois avec le tampon d’entrée sur le territoire, une adresse dans la ville de retrait (peu importe, trouvez-en une sur Maps) et ils peuvent être particulièrement stricts sur l’ordre des informations, la qualité de la signature… Qui l’eut cru, dans un pays où tout semble bordélique.

La commission pour chaque transaction est de l’ordre de 3€. C’est assez faible pour réaliser plusieurs fois l’opération en fonction des besoins, à condition d’être sûr de passer par une grande ville (et surtout pas un dimanche !).

S'il y a bien un point à considérer avant de voyager en Bolivie avec un véhicule, c'est celui du carburant !

Par où commencer...

  • Le carburant est subventionné par le gouvernement, il ne coûte que 3,X BOB le litre. Bien sûr, les véhicules étrangers ne sont pas concernés par cette subvention et doivent payer un prix international de 8,7 BOB/l, soit près de 3 fois le prix local.
  • Seules certaines stations essence (YPFB en général) sont autorisées à ravitailler un véhicule étranger.
  • Il y a régulièrement des pénuries d'essence dans le pays, c'est encore plus critique pour le diesel (on a vu des voyageurs jeter l'éponge !). Autour des grandes agglomérations, il est parfois interdit de remplir un bidon.
  • L'armée surveille le transit et l'utilisation du carburant. Il y a souvent 1 ou plusieurs officiers chargés de veiller à ce que ces règles soient respectées.

Si on assemble toutes ces joyeusetés, voilà le plan :

  1. Chercher une station essence qui accepte de fournir un véhicule étranger.
  2. Croiser les doigts pour qu'ils aient de l'essence et que la file d'attente reste décente.
  3. Négocier le prix :
    1. Proposer un prix intermédiaire, par exemple 6 BOB/l.
    2. Proposer sin factura, autrement dit ils le vendent plus cher que le tarif local, mais comme s'ils l'avaient vendu à un bolivien, donc ils se mettent la différence dans la poche.
    3. Proposer de tip-ser.
    4. Proposer de remplir un bidon à la place.
    5. Proposer de revenir plus tard, voire derrière le bâtiment.
  4. Patienter longuement (en dessous de 4h, c'est un bon spot) dans la file d'attente ou retenter à une autre station !

A notre passage, la situation était très variable selon les régions : aucun problème en direction de Santa Cruz, de longues files d'attente autour d'Uyuni, Sucre... et jusqu'à plusieurs jours d'attente à Potosi ! Parfois des particuliers vendent du carburant, chez eux ou en face des stations. Ils le vendent évidemment plus cher qu'ils ne l'achètent mais finalement le prix peut correspondre au tarif "gringo" aux stations (8,7BOB/l). Attention que ce ne soit évidemment pas du faux !

La Bolivie est autonome sur l'essence, qui vient de l'Amazonie. Par contre il est de bien piètre qualité, affichant un indice d'octane à 85. Entre ça, l'altitude, et la poussière, le van attrapera quelques grippes.

De manière générale, les routes nationales sont bonnes (nombreux péages), mais les pistes secondaires peuvent être en terrible état. Il y a souvent des contrôles de police, qui vérifient seulement le tip ("visa" du véhicule) et nous laissent passer en nous invitant à être prudent.

Les boliviens doublent n’importe où, n’importe quand, n’importe comment : un bus peut doubler par la droite en plein virage sans visibilité… Nous en ferons malheureusement les frais.
Le klaxon est utilisé pour tout, partout : saluer, insulter, prévenir, interpeller...

Enfin, il n'y a pas d'assurance obligatoire en Bolivie.

La Bolivie est sans doute le pire pays de la Cordillère en termes d'hygiène et de potabilité de l'eau. C'est particulièrement le cas sur l'altiplano ou en Amazonie, on croisera fréquemment des voyageurs malades.

Normalement il faudrait filtrer systématiquement l’eau du robinet, utiliser une pastille de chlore, ou bouillir l’eau au moins 10min (attention, l’eau bout à moins de 100° en altitude !). On devrait aussi peler les aliments, bien cuire les légumes, éviter les jus de fruits dans la rue...

Dans les faits, on ne peut pas respecter ces mesures sur un voyages aussi long. Pour notre part, on préfère profiter des marchés et de la nourriture de rue et assumer d'avoir quelques turistas en cours de route !

Nous n'avons même pas filtré l'eau à certains endroits comme Uyuni (marché), Sajama ou Torotoro, où l'eau est parfois réputée potable.

Entel : on capte assez souvent mais la qualité est très discutable.
Environ 50bs pour 6Go (20 jours). On met de l’argent en tienda sur le numéro et on choisit le forfait directement par message.

Les feuilles de coca font partie de la culture andine (Bolivie, nord Argentine, Pérou) depuis plus de 5000ans majoritairement sur l'altiplano. Elles sont utilisées à des fins spirituelles, médicinales et souvent comme offrande à la divinité Pachamama (Terre Mère).

Si les feuilles sont interdites dans nos pays occidentaux (attention à la douane !), il faut bien la distinguer de la cocaïne. Certes, celle-ci est extraite (alcaloïde) des feuilles, mais elle est présente en quantité minime et sans danger.

Aujourd'hui la feuille de coca est encore très utilisée par les locaux pour lutter contre la faim et la fatigue (et surtout par habitude). On lui prête des effets pour lutter contre le mal d'altitude.

On la trouvera au marché, les feuilles sont toujours vendues dans de petits sacs plastiques verts accompagnés d'une petite pâte grise qui coupe l'amertume et en accentuerait les bienfaits. A vrai dire on trouve beaucoup de produits à base de coca (bonbons, tisanes, huiles...) et même des feuilles aromatisées (aux fruits...).

Leur consommation est bien sûr légale en Bolivie et au Pérou (parfois tolérée dans les autres pays) et on conseillera fortement de tester, que ce soit pour les potentiels bienfaits ou par curiosité. Notre préférence va quand même à la tisane, ce n'est pas terrible à mâcher.

Les locaux ajoutent petit à petit les feuilles dans leur bouche qu'ils mastiquent et forment une boule qu'ils calent au niveau de la joue. On s'en rend vite compte en observant les locaux, qui d'ailleurs ont toujours quelques feuilles entre les dents et les lèvres vertes !

Un petit musée de la coca existe à La Paz.

Attention à la saison des pluies (décembre-avril) dans les Andes : brume, inondations, éboulements, pistes impraticables, accidents... C'est en revanche à cette période que le salar d'Uyuni se retrouve immergé, offrant un miroir infini.

Il vaut mieux envisager la saison sèche, bien que les températures peuvent chuter radicalement sur l'altiplano la nuit ; on atteindra -28°C dans le Sud-Lipez pendant notre traversée en juin.

Tous les parcs nationaux sont payants, et les prix bien plus élevés pour les étrangers. Malheureusement l'argent est rarement utilisé pour les parcs, il n'y a qu'à voir le peu d'infrastructures.

Pas grand chose à retenir de la Bolivie culinairement parlant. L'almuerzo (déjeuner) classique est composé d'une soupe (variée), d'un plat et d'une boisson, souvent une tisane. C'est le plus économique, on peut manger parfois pour moins de 1€ ! On trouvera essentiellement des plats à base de riz ou patates et de la viande archi-cuite, souvent du lama.

Finalement notre préférence va à la nourriture de rue avec les fabuleuses saltenias, des chaussons cuits au four garnis de légumes/viande en bouillon (attention aux tâches !) ou encore tucumanas (autres chaussons mais frits), choripanes (sandwich de chorizo/saucisse épicée)...

En raison du coût dérisoire de la vie, on pourra en revanche se faire plaisir sur les restaurants, notamment de nombreux "gastros" ou de la nourriture internationale (pizza...).

Budget

La Bolivie est le pays le moins onéreux d’Amérique du Sud. On peut manger pour moins de 1€ et se loger en dessous de 10€ à 2.

Nous avons fait 2 passages en Bolivie, le premier en van et le second en sac à dos. Le budget est donc un mixte des 2, forcément plus bas en van et plus élevé une fois en sac à dos (hôtels...).

Au vu des prix abordables des logements, nous avons loué à plusieurs reprises un Airbnb (Sucre, La Paz, Cochabamba) lorsque nous étions véhiculé, puis pris des logements à notre deuxième passage.

Paradoxalement, c’est aussi l’un des pays où nous avons le plus dépensé, compte tenu du pouvoir d'achat ! Les raisons sont assez logiques. Après s’être grandement privés au Chili et surtout en Argentine, on s’est fait plaisir en Bolivie. Restaurants, activités... par ses prix dérisoires la Bolivie est une terre d’opportunité ! On en profite pour expérimenter toutes sortes d’activités : ascension technique, spéléologie, excursion dans la jungle, promenade en cheval… qu'on n'aurait même pas imaginé. C'est un peu comme les soldes, on achète tout, même ce dont on n'a pas besoin !

Dans les budgets des backpackers, les tours (Uyuni, Sud-Lipez, Cordillère Royale...) représentent souvent une dépense majeure, ce que nous avons pu éviter avec le van.

Enfin, nous en avons profité pour acheter quelques souvenirs (pulls en alpaga...), La Paz est sans doute le meilleur lieu du continent pour acheter ses cadeaux, entre la diversité et les prix faibles.

Dépenses

Total à 2
Jours
Par jour et par personne

Bilan

La Bolivie marque un tournant dans notre voyage puisque c’est là-bas que nous avons « perdu » notre véhicule. Ainsi nous aurons connu une première et majeure partie en van, puis une seconde, d’abord avec le van dans le Sud-Lipez et le salar, puis sans (hostels et bus) pour un volontariat en Amazonie et le temps de revendre la carcasse du véhicule.

Si c’est un pays qui se fait bien en backpack, on a apprécié la liberté du van pour ne pas dépendre des agences et nous aventurer dans certaines régions comme le Sud-Lipez, le salar d’Uyuni ou encore la Cordillère Royale. D’ailleurs, nous n’aurons pas tant randonné que ça en Bolivie.
En revanche, les crises fréquentes (essence, blocages de route…) rendent le voyage en van plus hasardeux.

Nous avons trouvé les boliviens très accueillants, notamment dans l’arrière-pays. On se souviendra notamment des rangers du Sud-Lipez qui se sont démenés, avec leur moyens, pour nous aider.

Nuitées

  • 42 nuits en bivouac (van)
  • 32 nuits en airbnb/hôtel/camping payant
  • 17 nuits en Amazonie (volontariat et tour)
  • 1 nuit avec les rangers du Sud-Lipez

Ce qu’on a manqué

  • Lac Titicaca : manque de temps avec, coup sur coup, notre mésaventure au Sud-Lipez puis notre accident. Nous aurions aimé longer la côté Nord du lac depuis Copacabana et sans doute découvrir l’Isla del Sol
  • Région de Tarija : domaines viticoles et trek dans la Cordillère de Sama
  • Ascension volcans Licancabur et Tunupa

Tops 👍🏽

  • Qualité routes nationales
  • Centres historiques (plaza, églises, couvents…)
  • Marchés
  • Coût de la vie et marché parallèle
  • Locaux accueillants
  • Activités bon marché
  • Diversité de paysages : altiplano, Amazonie…
  • Nourriture de rue

Flops 👎🏽

  • Conduite
  • Essence (voir la sections Informations)
  • Tout est payant, tout service est payant
  • Souvent guide/tours obligatoires
  • Qualité pistes et rues
  • Hygiène douteuse, eau non potable
  • Déchets
  • Chiens errants
  • Dos d’âne de partout (villages, villes)
  • Prix gringo pour tout (visite, parcs, essence)
  • Rudesse conditions climatiques
  • Klaxons et bruit
  • Argent des parcs nationaux ? (corruption…)

Coups de ❤️

Sajama

12 avr. 2025, par Camille

Parc national Sajama
Image is not available

Un magnifique parc national, hors des circuits touristiques. Qu’on veuille se détendre dans les sources naturelles ou s’attaquer à l’un des plus hauts volcans de Bolivie, le parc saura satisfaire tous les besoins, dans un cadre formidable.

Cordillère Royale

26 avr. 2025, par Camilla

Cordillère Royale
Image is not available

Au dessus de la Paz s’élève la majestueuse Cordillère Royale. Randonnée, trek, ascensions… Pour les amateurs de montagne (et de glaciers !), c’est un terrain de jeu formidable.

Torotoro

02 avr. 2025, par Camilla

Parc national Torotoro
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Loin d’être le plus connu et visité du pays, le parc de Torotoro combine pourtant curiosités géologiques et activités qui sauront ravir les petits comme les grands. Partons sur les traces des dinosaures !

Sucre

02 avr. 2025, par Camilla

Sucre
Image is not available

La capitale de la Bolivie, outre d’être la plus belle ville du pays, offre un cadre reposant, une tripotée de restaurants gastronomiques et quelques excursions intéressantes dans les environs.

Amazonie

20 avr. 2025, par Camilla

Amazonie
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L’Amazonie ! Arrêt incontournable pour tout voyage en Amérique du Sud. Nous y avons déjà séjourné en Équateur il y a quelques années, cette fois on choisit la Bolivie. On y retournera pour réaliser un volontariat dans un refuge pour singes.

Sud Lipez

25 juin 2025, par John

Le Sud-Lipez
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Pour nous, le Sud-Lipez représente la dernière aventure en van, le début et la fin d’un voyage.
Lagunes colorées, paysages lunaires et dômes qui côtoient le ciel, il ne manquait qu’un petit grain de folie du destin pour une aventure épique, peut-être celle de trop.

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