
Informations
A savoir - Voiture
Pour ce qui concerne l'achat d'un véhicule au Chili, on vous laissera regarder la page dédiée.
Sur l’autoroute, toujours se placer à droite lors d’un péage. Il n’y a pas de file de télépéage comme en France, les véhicules qui en disposent vont tout droit et leur plaque est flashée. Quant aux véhicules qui ne disposent pas du dispositif, il faut impérativement passer par une caisse sur la droite, sans quoi vous recevrez une amende (en ligne).
Les stations-services (Copec, Shell) le long de l’autoroute disposent parfois de douches (souvent gratuites), propres et chaudes !
Le prix de l'essence est autour de 1,2€/l.
Une assurance (SOAP) est obligatoire.
Andinisme
Rares sont les sommets au Chili qui ne peuvent être grimpés en solitaire. Parfois, des règles peuvent néanmoins s'appliquer pour les réserves ou parcs nationaux (équipement, expérience...) ou les zones privées/militaires/minières.
Une majorité de sommets est placée proche (ou sur) la frontière avec l'Argentine ou la Bolivie. Auquel cas, il faut simplement faire une demande de DIFROL (gratuite).
Argent
La majorité des banques chiliennes prennent des frais supplémentaires en cas de retrait, et parfois affichent un plafond limité. Bien vous renseigner avant de retirer ; 2 banques permettent les retraits sans taxe : Scotiabank et Banco Internacional (bien regarder les horaires, les distributeurs de celles-ci sont souvent à l’intérieur).
Une TVA existe sur les logements pour les étrangers. Vous devrez vous acquitter d’une taxe significative pour tout hôtel. Si vous consultez un site de réservation, vous verrez le prix de la nuit, et sans doute dans un autre encart les taxes additionnelles. Pour 25€, compter environ 6€ de taxe !
Il est commun de laisser un tip (pourboire) au restaurant, c'est même parfois ajouté directement à la note.
Forfait
Si vous prenez un forfait chilien pour une utilisation au-delà d’un mois, il faut impérativement vous enregistrer sur http://multibanda.cl/empresas-certificadoras/ sans quoi votre SIM risque de finir bloquée !
Côté opérateur, on avait pris une SIM WOM à Santiago, mais on n’a quasiment jamais eu de réseau en dehors des grandes agglomérations. La seconde fois nous avons opté pour du Claro dont les couverture (en Araucanie) était plutôt bonne. Si vous comptez errer dans l’arrière-pays, on nous a dit beaucoup de bien de Entel, sans doute plus cher mais qui offrait une sacrée couverture réseau en comparaison.
La CONAF
C’est l’organisme qui gère et maintient les différents parcs ou réserves. Vous en croiserez forcément lors de votre séjour.
Si leurs employés sont toujours très disponibles et nous renseignent sur les sentiers existants et les conditions actuelles, on est un peu plus mitigé sur d’autres points.
On a parfois un peu le sentiment d’être pris pour des enfants. Les conditions de fermeture de certains sentiers nous ont paru souvent exagérées (un peu de neige sur le chemin…), de même que la barrière horaire parfois imposée pour l’accès à un chemin. Tout le monde n’a pas la même forme et expérience ; sans doute les chiliens ont-ils l’habitude d’agir imprudemment à ce niveau…
Les informations sur les différents parcs (horaires et jours d’ouverture, sentiers accessibles…) sont souvent compliquées à trouver. Le site de la CONAF ne semble que rarement mis à jour et n’est pas toujours en accord avec le site de réservation des parcs. On vous conseille de leur envoyer systématiquement un email (voir l’email CONAF précisé pour le dit-parc) pour la moindre question, ils sont plutôt réactifs et vous vous éviterez bien des recherches.
Réserves et parcs nationaux
La grande majorité des parcs nationaux chiliens sont payants, et plutôt chers. Tous (ou presque…) se réservent depuis 2024 via le site https://www.pasesparques.cl/en
A de rares exceptions près, il n’est pas possible d’acheter son entrée directement au parc, et généralement il n’y a pas de réseau disponible. Il faut bien y penser en amont !
Il est donc primordial en dehors de la grosse saison de se renseigner sur l’état des sentiers (en leur envoyant un email), sans quoi vous pourriez payer l’entrée pour… 1 sentier de 20min. Ca fait cher à la sortie !
Sur le principe, votre ticket permet d’accéder au parc le jour spécifié. Si vous ne ressortez pas de son enceinte, vous pouvez rester le temps que vous le souhaitez.
Dans les faits, le bivouac n’est pas autorisé hors des campings (payants) de la CONAF, donc vous devrez tout de même payer pour chaque jour que vous restez, et certains parcs n’offrent pas de campement.
Pour certains comme Conguillio ou Laguna de Laja, il est possible de dormir dans son véhicule au sein du parc (pas en tente !). Pour d’autres comme Patagonia, vous devrez quand même vous garer au camping, et payer celui-ci.
Pour en revenir au prix des parcs, les étrangers paient davantage que les locaux (comme partout en Amérique). Compter à partir de 7500CLP l’entrée, parfois au-delà de 12000CLP. Si on cumule plusieurs parcs, ou que l’on reste plusieurs jours dans l’un d’eux, la note peut vite devenir salée.
Saisons
En raison de l'intervalle de latitude et altitude qui caractérise le pays, le climat est bien différent entre le nord et le sud.
En Patagonie, il peut être compliqué de voyager au cœur de l'hiver. Pour être descendu au printemps entre Santiago et le sud, beaucoup de parcs étaient fermés ou considérablement restreints.
Gastronomie
Clairement le Chili ne nous aura pas marqué par sa culture gastronomique. Très influencé par la culture occidentale, on trouvera essentiellement une carte internationale et beaucoup de fast-food.
En revanche on trouve des produits assez variés et à bon prix au supermarché, tant mieux car on fera à manger la majeure partie du temps.
Pour citer quand même quelques plats, on parlera du completo (hot-dog chilien avec de l'avocat), qu'on reproduira maintes fois en itinérance, le pastel de choclo (délicieux gratin avec du maïs crémeux et une base de ragout) ou encore la pichanga, un plat de frites auquel on ajoute morceaux de viande et pickles.
A Chiloé on trouvera beaucoup de poisson et fruits de mer à bas prix, et on goûtera évidemment à grand classique, le curanto.










Budget
Coût de la vie et dépenses
Le Chili, c’est cher. Très cher. Bien des gens sont surpris, d’autant quand ils arrivent de Bolivie ou du Pérou. C’est même le pays le plus onéreux d’Amérique du Sud (du moins, ce le fut jusqu’à l’explosion des prix en Argentine en 2024), bien qu’existent de grandes disparités au sein de sa population, et que le salaire moyen avoisine les 400€ mensuels.
Les parcs nationaux sont payants pour la plupart, il faut bien les prendre en compte dans votre budget.
Hors saison, compter souvent à partir de 30€ pour un logement avec parties communes, à peine moins pour un lit en chambre partagée. Côté camping, on retrouve souvent des tarifs autour de 8€/p, parfois le prix du véhicule en plus.
Les restaurants affichent des prix à partir de 10€ selon les zones. Profitez des marchés locaux et des menus du jour (almuerzo) pour soulager le portefeuille et découvrir la gastronomie locale. Vous trouverez souvent des empanadas pour une petite faim, à partir de 1,5€ dans la rue, plutôt 2,5€ en magasin.
En ayant voyagé en van (pas d'hébergement), et commencé par le Chili (plus facile de se restreindre au début, notamment sur les restos), nous avons beaucoup économisé sur le quotidien. Une bonne partie de nos dépenses correspond au début du voyage pendant la recherche du van (Santiago, Valparaiso), bien sûr le craquage de l'Ile de Pâques et la descente en Carretera Austral (ferrys, Torres del Paine, essence...).
Il faut bien sûr distinguer le Chili du nord (pauvre ou touristique), le Chili du Sud (très onéreux) et l'île de Pâques.
Dépenses (hors Ile de Pâques)
Dépenses Ile de Pâques
Bilan
Le Chili fut le premier pays de notre périple de un an et demi. Nous y passerons à 5 reprises, d’abord pour acheter notre van et descendre la Carretera Austral, puis de nouveau en Terre de Feu, en Araucanie, et à 2 reprises dans le désert d’Atacama. Ces seuls noms évoquent déjà un exceptionnel contraste de paysages. Le Chili c’est un peu ça, un pays immensément long offrant ainsi une rare palette de biotopes : déserts, volcans, glaciers, forêts anciennes… et encore de nombreux territoires inexplorés. Nous y serons restés près de 3 mois avec le sentiment de n’en avoir exploré qu’une infime partie.
Culturellement, ce n’est pas là-bas qu’on se sera senti les plus dépaysés, avec de fortes influences occidentales, ou les mieux accueillis.
Nuitées
- 18 nuits en hôtel/airbnb : Santiago (4), Valparaiso (2), Talca (1), Chiloé (1), Puerto Natales (1)
- 9 nuits en camping : Île de Pâques (5), Patagonia (4)
- 7 nuits en camping hors de prix (Torres del Paine)
- 60 nuits en bivouac sauvage
Ce qu’on a manqué
- Vallée et glacier Exploradores
- Vallée de l’Elqui
- Andes de Santiago
- Futaleufu
- Trek Cerro Castillo
- Parc Pan de Azucar
- Nord : Llauca, Las Vicunas, Isluga, Surire…
Tops 👍🏽
- Nourriture variée et abordable (fromage, viande…)
- Grands supermarchés (alimentaire, matériel)
- Axes principaux de bonne qualité
- Coût équipement (rando, voiture…)
- Paiement en CB répandu, retraits sans frais dans certaines banques
- Très vert dans la partie sud
- Douches gratuites sur les autoroutes
- Un peu de nourriture de rue abordable (completos, empanadas, ceviche sur la côte…)
- Superbes spots de bivouac
- Diversité des paysages
Flops 👎🏽
- La SAG (Service de l’agriculture et de l’élevage)
- Prix de l’essence
- Coût de la vie
- Tout est payant (et encore, on n’avait pas vu Atacama)
- Système de réservation des parcs nationaux
- La frilosité de la CONAF
- Très occidentalisé
- Milliers de km de barbelés en Patagonie
- Nord : insécurité, pasos compliqués, gens peu accueillants
- Prix des campings
- Prix des thermes
- Chaos de Santiago
















