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Galápagos, enfin les vacances !

C’était prévu de longue date. Après plusieurs séjours en Équateur, on ne pouvait pas laisser passer l’occasion une fois de plus. Bien que cela représente un budget conséquent, pas forcément bien compatible avec un voyage à long terme, le rendez-vous était déjà coché avant même le départ.

On arrive à planifier la date et réserver le vol quelques mois à l’avance. Heureusement l’Équateur est suffisamment petit pour permettre de rejoindre Quito à n’importe quel moment pour prendre l’avion et s’organiser en fonction du temps restant avant le départ.

Formalités administratives

Pour voyager aux Galápagos, il faudra préalablement obtenir une TCT (Tarjeta de Control de Tránsito). Rien de bien compliqué, c’est une sorte de taxe pour la régulation du tourisme. Il vaut mieux la demander en ligne à l’avance, sinon on peut l’acheter directement au guichet à l’aéroport (40$).

Il est nécessaire d’avoir un billet retour, il est exigé à l’aéroport. Autrefois il fallait se méfier de ne pas prendre un vol réservé aux locaux, il n’y a désormais plus de distinction.

A l’aéroport :

  • Présenter/acheter le TCT au guichet idoine
  • Passer au contrôle des bagages (spécifique pour les Galápagos)
  • Procédure classique : s’enregistrer, déposer les bagages en soute…

On conseille de s’y rendre bien à l’avance (3h) pour avoir le temps de réaliser toutes les étapes et éviter l’affluence de dernière minute.

Budget

Nos dépenses

Total à 2
Jours
Par jour et par personne

Frais

On ne va pas se mentir, un séjour aux Galápagos, ça revient cher, très cher. Quand on voyage à long terme, avec un « budget de backpacker », c’est une somme conséquente qui équivaut à plusieurs mois de voyage. Ceci dit, la majeure partie des dépenses concerne les frais d’accès aux îles (vol, billet d’entrée…) et les excursions. Sur place, ce n’est pas non plus si cher que ça (logements, alimentaire…).

Quitte à être là-bas, ce serait quand même dommage de se priver et de ne pas faire au moins 1 ou 2 excursions lors du séjour, mais on peut aisément voir la majorité des animaux par soi-même.

Les frais incompressibles :

  • TCT : 40$/p
  • Taxe d’entrée au parc national : 200$/p
  • Taxe d’entrée à Isabela : 10$/p
  • Billet d’avion : à partir de 250$ AR

Les frais relatifs à chaque île :

  • Si avion à Santa Cruz : 1er bus (5$), ferry (1$) et 2nd bus (5$) à prendre entre l’aéroport et Puerto Ayora : 11$/p
  • Si passage par Isabela : taxe d’entrée supplémentaire de 10$/p

Les frais en cas de changement d’île :

  • Bateaux-taxis pour rejoindre le ferry : 2×1$/p
  • Ferry : 35$/p

Et ne pas oublier le taxi à l’aéroport si on était déjà sur place : entre 13 (Indrive) et 25$ (taxi classique, Uber) le trajet.

Rien que pour accéder aux îles, on lâche déjà un sacré billet !

Sur place

Hébergements

Évidemment, on trouve de tout. Du très luxueux comme du rustique. On s’en sortira pas si mal au final. Santa Cruz est sans doute le plus économique avec une abondance de logements. On trouve un Airbnb, certes au bout de la ville, pour 16$ par nuit, avec cuisine et toutes les commodités.

Sur San Cristobal, on trouve une adresse recommandée sur Facebook, Casa Alexita (+593 996670203), à 21$ par nuit. Chambre privée avec salle de bains partagée, cuisine… Et 2 autres chambres. Le tout à moins de 10min de la mer.

Le plus cher se révélera être Isabela. Il y a sans doute moins d’offre de logement et le seul qui convient (décent, avec cuisine…) est quand même à 40$ par nuit pour 2 : Ramsar Safari (+593 990150763). C’est même, de mémoire, le logement le plus onéreux de tout le voyage ! Peut-être qu’avec les périodes de fête, les prix avaient explosé ou qu’il n’y avait plus grand chose au moment de nos recherches…

Cela dit, la chambre est magnifique, spécieuse, avec parquet en bois et grande baie vitrée, et le lit est le plus large qu’on ait connu dans notre vie. Il y a un bassin-piscine malheureusement en travaux à notre passage et une sympathique cuisine extérieure.

  • Santa Cruz : 96$ pour 6 nuits, soit 16$ par nuit
  • Isabela : 280$ pour 7 nuits, soit 40$ par nuit
  • San Cristobal : 170$ pour 8 nuits, soit 21$ par nuit

En moyenne, on aura donc dépensé 26$ par nuit à 2.

Restaurants

Côté restaurants, on en trouvera également pour tous les prix. Le soir, difficile de trouver un plat à moins de 15$. A Isabela, on se fera quand même un petit plaisir avec une parilla (barbecue) de mariscos (fruits de mer) pour une vingtaine de dollars à 2, sur la place près du marché.

En revanche le midi on trouve des almuerzos (notamment à Santa Cruz et San Cristobal) pour 6$, aisément négociable à 5, avec différents poissons à la carte. On en fera 2 à Santa Cruz et un autre à San Cristobal : ceviche, encocado (poisson en sauce coco), poisson pané…

On attendra le dernier moment à San Cristobal pour goûter au fameux brujo, un poisson endémique au goût exquis, mais finalement on ratera le coche ! Pour le coup ce sont des plats (comme la langouste) qui grimpent vite dans la trentaine de dollars.

Alimentaire

On cuisinera le reste du temps. D’ailleurs avec des cuisines fonctionnelles et de beaux produits frais à disposition, on se fera plaisir. Que ce soit au port (Santa Cruz) ou au marché (Santa Cruz, Isabela, San Cristobal), on trouve du poisson frais à bas prix (autour de 3,5$ la livre), du thon frais (5$) ou des crevettes surgelées (5-6$).

Avec les fêtes à passer (Noël, Nouvel An), c’est l’occasion de revisiter les grands classiques : crevettes panées, acras de thon, ceviche, poisson grillé en sauce fruits de la passion…

Et pour Noël, c’est repas de fête, avec le pain perdu au petit-déj (comme tous les matins en fait…), l’apéro dînatoire à la sud-américaine (guacamole, ceviche, acras) et la panna cotta de passion (avec la pulpe surgelée) ! Le tout accompagné d’un ti-punch, finalement l’alcool le moins onéreux sur l’île rapport picole-prix.

Et miracle, à San Cristobal on découvre même un four qui fonctionne ! Tant pis pour le poisson, c’est l’occasion de se faire la première quiche depuis bien longtemps… Et on réitérera avec une tarte à l’oignon.

Quelques exemples de prix :

  • 1 livre poisson frais : à partir de 3,5$
  • 1 livre crevettes : 6$
  • 4-6 œufs : 1$
  • 1 (petit) pain : 0,25$
  • ~250g fromage local : 3,5$
  • Ananas, mangue… : ~2$

Astuces

  • Repartir d’une autre île : pour ceux qui feront plusieurs îles, il peut être intéressant d’arriver sur une île A puis de repartir d’une île B. C’est ce que nous avons fait en arrivant à Santa Cruz puis en repartant de San Cristobal. Ainsi pas besoin de reprendre un ferry pour revenir à Santa Cruz à la fin, c’est une économie de temps et d’argent.
  • Prendre un logement avec cuisine : ça semblera évident à tout backpacker, mais plus qu’ailleurs, on fera des économies énormes en cuisinant soi-même. On trouve tout de même quelques almuerzos bon marché (5-6$) mais c’est plus compliqué le soir. Si le prix des aliments est plus élevé que sur le continent, on pourra se faire à manger à coût raisonnable en privilégiant les aliments locaux et basiques. Les îles produisent quand même quelques fruits/légumes, du fromage, des œufs… et on trouvera du poisson à bon prix. Quant aux autres produits importés (biscuits, vin…), il faudra les ramener avec soi.
  • Prévoir masque/tuba : les prix de location comme de vente sont très élevés sur les îles, il vaut mieux anticiper et trouver un masque/tuba avant de s’y rendre, à Guayaquil ou Quito. Beaucoup de voyageurs revendent les leurs au retour, on achètera ainsi 2 paires d’occasion pour 15$ suite à un message sur un groupe FB.
  • Réserver les excursions directement sur place pour pouvoir comparer les prix, voire même négocier. Cela dit, c’est un peu plus risqué en haute période si on ne reste que quelques jours…

Saisons

Ce qu’il faut déjà savoir, histoire de ne pas tomber des nues à la première baignade, c’est que les eaux des Galápagos sont froides, très froides ! Nous y étions à la transition entre les 2 saisons, avec une température intermédiaire, et déjà on se les caillait après quelques minutes, et certains sont même remontés avant la fin du snorkeling à Kicker’s Rock ! Pour ceux qui viennent en voyage courte durée, on réfléchira sérieusement à une combinaison !

L’archipel jouit d’un climat équatorial/tropical, influencé par le courant de Humboldt qui achemine les eaux froides de l’Antarctique et entraîne une forte aridité. En outre le climat est perturbé par le phénomène récent d’El Nino qui provoque une hausse des températures et de fortes pluies.

Grossièrement il y a 2 saisons :

  • sèche et froide, dite la Garua (juin à novembre) : eau froide (~20°C), assez nuageux…
  • humide et chaude (décembre à mai) : eau tempérée (~25°C), fortes pluies, pas de vent, plus de touristes…

Il semble y avoir un bon récapitulatif sur ce site : https://www.voyage-galapagos.com/guide/climat-saisons

En soi, chacune d’entre elles présente des avantages comme des inconvénients. Le courant de Humbolt montre bien ce paradoxe : en saison sèche, il apporte de nombreux nutriments ce qui entraîne le prolifération du phytoplancton et la présence de grands mammifères marins (requins-marteaux, requins-baleines…) mais inversement les eaux sont bien plus troubles en la visibilité mauvaise… Mieux vaut-il ne pas voir les requins à 10m ou voir qu’il n’y en a pas à 10m ?

Lorsque nous étions (décembre-janvier), il n’y avait par exemple pas de manchots sur Isabela. Inversement, les bébés otaries étaient nés il y a peu (novembre) et les observer suffisait pleinement à notre bonheur, notamment sur San Cristobal.

Histoire

Découvertes en 1535 et classées au patrimoine mondial de l’UNESCO en 1978, les îles n’ont pas toujours été une destination de rêve pour les touristes. Elles ont par le passé servi de prison, repère de pirates, exil… Avec de rares sources d’eau douce et un climat très sec, leur colonisation arriva tardivement. C’est en 1832 que l’Équateur annexa les îles.

En 1835 débarque le naturaliste britannique Charles Darwin. Ses observations sur place (endémisme des espèces, adaptation à leur environnement…) contribuèrent à étayer sa théorie sur l’évolution et la sélection naturelle, publiée dans L’Origine des espèces en 1859.

Îles

L’archipel volcanique des Galápagos est constitué d’une centaine d’îles (ou îlots) dont très peu sont accessibles et seulement 4 sont habitées : Santa Cruz, San Cristobal, Isabela et Floreana. Si les 2 premières sont les plus populaires, Isabela reste également touristique et dispose de toutes les commodités. En revanche Floreana est la moins développée et reste à l’écart du tourisme.

Le «sachiez-vous» ?

Plus encore que les autres îles, Floreana a une histoire particulièrement… mouvementée ! Comme San Cristobal, elle fut un temps une prison pour des soldats mutins. Elle appartint ensuite à un français qui légua son héritage à une petite commune française qui revendique encore son droit. Et elle fut le théâtre de curieuses embrouilles de voisinage, contées dans le film Eden.

Santa Cruz, la populaire

C’est sur Santa Cruz que nous avons atterri et que nous passerons notre première semaine. Pour être honnête, c’est l’île qui nous a le moins convaincu. On a presque trouvé le temps long ! Les raisons sont multiples : peu (voire pas) de snorkeling, un panel assez limité d’activités en autonomie, beaucoup de touristes et un côté station balnéaire…

Près du malecon (bord de mer) se succèdent boutiques de luxe et beaux hôtels, quand de luxueuses croisières accostent tous les jours.

Centre Darwin, playa La Estacion et playa La Ratonera

Dès le premier jour on fera un tour au centre Darwin, à l’est du centre-ville, aisément accessible à pied.

Le musée est gratuit et fournit quelques infos ludiques, on observe d’ailleurs les carapaces des différentes tortues géantes de l’archipel. En revanche, la visite du centre de reproduction ne peut se faire qu’avec un guide agréé (10$/p). C’est un peu abusé sachant le prix qu’on paie pour accéder au parc national ! On ne fera donc pas la visite.

On trouve également 2 plages. Au fond, c’est La Ratonera, bordée de rochers où se reposent les iguanes, où il est sans doute compliqué (voire interdit ?) de se baigner au vu des vagues et de la quantité de rochers, mais ça vaut le coup d’œil. Avant le centre, c’est La Estacion, une jolie petite plage avec de l’ombre où il est possible de se baigner et de faire un peu de snorkeling, mais très mauvaise visibilité.

Attention, il y a de nombreux mancenilliers (manzanillo), des arbres extrêmement toxiques qu’on trouve aussi aux Antilles. Surtout ne pas rester dessous en cas de pluie !

Laguna Las Ninfas

C’est une petite lagune d’eau de mer (naturellement filtrée par les végétaux) au bord de la ville. Malheureusement pour nous, elle était fermée pour rénovation. Il n’y a sans doute rien d’exceptionnel, sinon quelques oiseaux qui pêchent, mais son accès est gratuit.

Tortuga Bay et Playa Mansa

Tortuga Bay est une magnifique et large place accessible à pied à l’ouest de Puerto Ayora. On peut y accéder en bateau-taxi (20$ ?) depuis le port, sinon il faut marcher un peu sur un chemin vallonné un peu longuet mais où l’on peut apprécier les beaux cactus qui peuplent l’île.

On ne peut pas se baigner à Tortuga Bay en raison des fortes vagues mais c’est un spot de surf.

Plus loin, la Playa Mansa est le lieu idéal pour se rafraîchir et observer quelques requins. On verra de grands requins à pointe blanche ainsi que des bébés pointe blanche et des bébés requins marteaux, juste au bord de la plage, ainsi que depuis le « quai » où débarquent les bateaux-taxis. Il y a des espaces ombragés de partout.

Côté snorkeling ce n’est pas terrible, il y a une mauvaise visibilité due au sable fin. Dommage car on aperçoit de nombreuses têtes de tortues remonter à la surface.

Playa Los Alemanes et Las Grietas

Pour s’y rendre, il faut prendre un bateau-taxi à 1$/p le trajet (même pas 5 minutes).

La playa Los Alemanes est très jolie, avec néanmoins très peu de coins d’ombre. C’est le seul endroit où on observera de petits canards, curieux et bien peu craintifs. Le snorkeling est correct, on verra notamment des raies et 2 otaries qui dorment en surface.

Las Grietas sont des fissures dans la roche volcanique où se mêlent eau douce et eau de mer. On peut s’y baigner et rencontrer différentes espèces animales. En revanche l’accès se fait uniquement avec guide depuis quelques années et coûte 10$/p. Les retours qu’on en a eu étaient mauvais, nous ne le ferons pas.

Ranchs de tortues géantes

Dans le centre de l’île, où vivent les tortues géantes (qu’on aperçoit déjà dans les champs depuis le bus de l’aéroport), plusieurs ranchs permettent de déambuler sur leurs terres en observant les spécimens qui y errent en semi-liberté. Les plus connus sont El Chato (10$) ou Primicias (8$) et incluent également la visite d’un tunnel de lave de plusieurs centaines de mètres.

Hors tours/taxi, on peut se rendre en bus (1$) jusqu’au village de Santa Rosa et poursuivre à pied. C’est ce qu’on fera, observant de nombreuses tortues tout le long du chemin, dont une bonne dizaine en plein milieu de la route !

Finalement lorsqu’on arrive au ranch, on décide de faire demi-tour. Pourquoi payer pour voir ce qu’on a déjà sur la route ? On demandera s’il est possible de ne visiter que les tunnels de lave mais ce n’est possible.

On tente également le ranch Primicias mais le gardien demande 6$/p pour visiter seulement un tunnel de lave, ça nous paraît excessif. D’ailleurs il y a moins de tortues sur la route qui y mène.

Los Gemelos

Ce sont 2 grands trous, littéralement, à quelques kilomètres du village de Santa Rosa. On comptait nous y rendre à la suite des tortues géantes, mais la flemme est passée par là, après déjà de longs kilomètres de marche jusqu’aux différents ranchs. Ainsi on y retourne quelques jours plus tard en marchant.

Clairement, l’aller est longuet le long de la route bitumée. Il n’y a pas de vue, et on apprécie juste la variation de végétation à mesure que l’on rentre dans les terres. Quand on parvient aux 2 mini-sentiers de chaque côté de la route, on découvre 2 grandes cavités boisées, certes curieuses et à l’aspect sympathique, mais qui ne valaient certainement pas un tel détour.

Ce sont des trous d’origine volcanique. Après la formation des îles, le magma refroidit et se contracte. Certaines zones demeurent moins stables et finissent par s’affaisser avec le temps.

Petite surprise en passant par le parking, avec une tortue géante garée à côté d’un minibus. On se demande bien comment elle est arrivée là !

Excursions

Nous n’en ferons par sur Santa Cruz. Forcément, nous faisons attention à notre budget et ce ne sont pas celles qui nous ont semblé les plus intéressantes. En revanche pour les plongeurs avec un minimum d’expérience (car les courants sont forts !) le site de Darwin et Wolf offrirait des plongées formidables.

Isabela, l’authentique

Notre deuxième île de l’archipel, on trouve à Isabella le charme et l’authenticité qui nous manquaient à Santa Cruz. Peu de grands hôtels, pas de belles boutiques, le village de Puerto Villamil est bien moins développé. D’ailleurs ici les rues ne sont même pas pavées. Les animaux sont en revanche moins présents au sein même du village comme il n’y a pas de promenade aménagée.

Une taxe de 10$ est exigée à l’arrivée sur l’île.

Centro de crianza et marais

Comme à Santa Cruz, l’accès au centre de reproduction est payant (10$/p) et on ne le fera pas non plus.

Accessible à pied depuis le village, on trouve plusieurs marais aux alentours avec quelques beaux flamands roses. Ce n’est certes pas l’animal que l’on est venu chercher à l’autre bout du monde, mais ils font toujours leur effet ! A côté du centre, on trouve d’abord la Poza de los Flamingos, petit ponton aménagé.

On peut continuer en direction du centre. Le premier ponton est désormais clos, il est complètement écroulé après quelques dizaines de mètres (on sait déjà où ne va pas notre argent !). On enchaîne donc des portions de routes et de sentiers jusqu’au centre, entre marais, bois et désert de roche.

Enfin, on parvient à la Posada de los Flamingos, un dernier marais. C’est une petite balade sans grande prétention, d’une heure maximum AR.

Concha de Perla

Un coup de cœur pour une magnifique petite crique près de l’embarcadère. On y accède par le biais d’un ponton au beau milieu des mangroves, où il n’est pas rare qu’on doive enjamber, non sans crainte, quelques otaries qui sommeillent, puis on débouche sur une plateforme de bois avec un escalier pour descendre à l’eau.

Forcément, pas de sable plein les pattes, John est déjà ravi !

C’est un spot parfait pour le snorkeling. Déjà, il n’est pas si loin du village (disons 15min à pied depuis notre hôtel), l’eau est bien claire, et on y observera une tripotée d’animaux : otaries, requins, tortues, raie (GÉANTE !), étoile de mer… Sur la droite, il y a même un petit canal naturel au milieu de la roche sur une dizaine de mètres.

On s’y rendra presque tous les jours. On pense d’abord à une crique délaissée lorsqu’on se retrouve quasiment seuls pour Noël, avant de découvrir que c’est au contraire un spot bondé où il faut se frayer un passage entre locaux et touristes. Finalement le meilleur moment pour en profiter est sans doute tôt le matin, vers 8h. Les otaries sont bien plus actives dans l’eau et il n’y a personne.

La crique est protégée par les rochers, il n’y a donc pas de vagues, et suffisamment profonde pour ne pas être impactée par les marées.

Près de l’embarcadère, on trouve aussi une petite plage tranquille, avec de l’ombre et des hamacs, peut-être un banc si les otaries l’ont décidé. D’ailleurs il y en a toujours une petite dizaine qui traînent par-là, notamment dans les kayaks !

Playa Villamil

Si on ne s’y attardera jamais vraiment, sinon pour un coucher de soleil, ou en rentrant tranquillement du mur des larmes, la grande plage de Puerto Villamil, au bord du village, est vraiment très jolie. On y croisera quelques iguanes, une raie qui glisse sur le sable ainsi qu’une petite otarie qui joue dans les vagues en fin d’après-midi et nous gratifie d’une jolie pirouette.

On y retournera évidemment pour profiter d’un superbe coucher de soleil, les pieds dans le sable, la bière en main.

Muro de las Lagrimas

Le mur des larmes est un monument historique qui témoigne du passé sombre de l’archipel. On le rejoint via une piste de 7km (aller). C’est l’occasion de découvrir différentes plages, paysages ou de croiser des tortues géantes. La plupart des gens le font en vélo mais nous opterons pour la marche.

On commence par traverser la longue et belle plage qui borde Puerto Villamil, jusqu’à la cabane des rangers. On trouve ensuite La Playita, une petite plage avec de l’ombre, où on observe raies et iguanes (beaucoup de vagues, trouble pour le snorkeling).

On croise le tunnel del Estero, une petite grotte volcanique et la Playa del Amor, plus compliquée pour la baignade.

Il y a de nombreux marais, ou pozas, auxquels on peut accéder par de petits sentiers/pontons. Certains sont fermés, d’autres non, ce sont de courts arrêts sans grande prétention.

On parvient à El Estero, en passant au travers d’une impressionnante végétation. On trouve une mangrove au milieu de laquelle on peut marcher, qui débouche sur la côte. Là-bas, quelques otaries sont en train de jouer, et des fous à pattes bleus traînent sur les rochers. Il est possible de faire un peu de snorkeling.

A partir de là, c’est le territoire des tortues géantes, il faut ouvrir l’œil ! A pied, on a tout le temps d’observer les alentours et de les repérer cachées dans les bosquets, quand elles ne sont pas sur la route. On en croisera une dizaine au total.

On prend un dernier sentier qui permet d’accéder à la plage El Condenso et au point de vue El Barranco (baignade interdite aux 2 plages). On ne croisera personne, sinon quelques tortues. Le sentier est en revanche très rocheux, de bonnes chaussures sont impératives.

Si El Condenso permet d’apprécier les beaux paysages côtiers, El Barranco offre parmi les plus jolies vues du jour : plage de sable gris, arche, nuances colorées de la végétation, nombreuses tortues à la surface de l’eau et surtout plusieurs fous à pattes bleues qui nidifient à seulement à quelques mètres !

Vient un premier mirador qui offre un beau panorama de l’île, peut-être même du volcan Sierra Negra par beau temps.

Ça y est, on parvient enfin au Muro de las Lagrimas. L’importance est ici plus historique que visuelle, quoiqu’on est troublé par ce mur immense au milieu de nulle part. Témoignage d’une triste époque, c’est le dernier vestige de l’ancienne colonie pénitentiaire qui exista sur l’île entre 1946 et 1959. Ce mur, complètement inutile, fut érigé par les prisonniers.

Une dernière grimpette pour accéder à des miradors sur la côte et l’intérieur de l’île, et il ne reste plus qu’à rentrer !

Excursions

Il n’existe pas d’agence compétente pour la plongée sur Isabela, c’est généralement déconseillé. 

Parmi les 2 principales excursions, on compte Los Tuneles et Las Tintoreras. Nous avons décidé de réaliser la première, dont on avait entendu beaucoup de bien. Entre Noël et le jour de l’an, il n’y avait cependant presque aucun créneau disponible, tout étant déjà plein, attention à s’y prendre à l’avance !

Pour Las Tintoreras, les avis sont plutôt mitigés. A cette période, il n’y avait pas de manchots (ou plus exactement, un seul manchot, peuchère il est rentré trop tôt !), ce qui enlève l’intérêt majeur de la sortie. Le prix est autour de 50$/p.

Il est aussi possible de faire une excursion guidée au volcan Sierra Negra. Les photos nous semblent belles mais les avis sont mitigés. C’est peut-être lié à la météo capricieuse du lieu. On peut également rejoindre le bas du cratère à vélo, c’est un peu sportif.

Los Tuneles

On a observé des prix assez similaires dans les différentes agences, de 120 à 130$. De toute manière, on ne va pas faire les difficiles, on prend le seul qui reste.

Le tour dure une demi-journée. Rendez-vous le matin à 7h pour essayer les combinaisons, palmes, masque et tuba, et c’est parti pour embarquer au port.

On navigue une quarantaine de minutes, passant des rochers volcaniques  au milieu de l’eau où se reposent fous à pattes bleues et phoques.

On arrive ensuite à la zone dite des tunnels. Ce sont des formations volcanique, formant différents bassins et reliées entre elles par de petits tunnels au travers de la roche. Le décor est vraiment superbe.

On croise un jeune fou dont les pattes sont encore blanches. Il est encore trop jeune pour voler, ses parents doivent le nourrir. Il n’a pas l’air craintif, en même temps il doit en voir passer des gringos toute la journée. Dans l’eau on observe passer plusieurs requins et tortues.

Après une longue pause à marcher, on reprend le bateau pour une session snorkeling un peu plus loin de la côte, autour de rochers émergents. On pensait que le snorkeling aurait lieu aux niveau des tunnels, peut-être que c’est le cas avec certaines agences ou à certaines époques… Certains commentaires semblent dire qu’ils l’ont réalisé sur place. A vérifier auprès des agences !

Au premier spot, quelques poissons mais pas grand-chose à se mettre sous la dent, c’est profond et la visibilité reste limitée. Le tiers du groupe restera dans le bateau sans faire le snorkeling et le deuxième tiers ne savent pas nager et se font tracter en bouée par le guide. Autant dire qu’on n’avance pas bien vite, qui plus est avec la houle.

On reprend le bateau pour un nouveau snorkeling près de la côte. A nouveau, la visibilité est limitée, pas mal de sable, mais c’est peu profond. On croise plusieurs tortues dont une gigantesque !

Non loin dans les mangroves, on découvre un mignon petit hippocampe, c’est la première fois qu’on peut en observer un dans son milieu naturel !

Puis on fait le tour des rochers, sous lesquels somnolent de nombreux requins. C’est un peu le tour classique, comme en Amazonie, où les guides suivent tous le même parcours en sachant où chercher les différents animaux. Tout le monde croise le même hippocampe ou les mêmes requins…

Par hasard, on tombe sur une murène et une otarie qui se faufile furtivement entre nous. Puis c’est le retour au port, avec le déjeuner classique (riz et protéine, crudités).

A vrai dire, on a un sentiment quelque peu mitigé sur cette excursion. Oui les tunnels sont superbes et on a observé plein d’animaux marins. Cependant on est moins friand du côté groupe à suivre le guide. Si cela garantit de croiser les différentes espèces (on ne l’aurait jamais croisé cet hippocampe), il n’y a en revanche plus de recherche, plus de surprise, et on se retrouve à 7 agglutinés autour d’un minuscule hippocampe, avec l’impression de faire le tour d’un aquarium.

Au-delà de ça, on trouve le prix de l’excursion très élevé pour une simple demi-journée.

Prix : 120$

San Cristobal, la communion avec la nature

Dernière île, celle où nous resterons le plus longtemps (7 jours pleins), San Cristobal nous a charmés dès notre arrivée. Dire qu’on s’extasiait jusque-là de la moindre otarie sur un banc… Ici, il y en a sans doute plus que d’habitants ! Elles sont partout : sur les plages, au port, sur le trottoir… voire même en plein milieu de la rue. La nuit, les motos doivent serpenter entre les corps jonchés sur la chaussée et il n’est pas rare qu’elles bloquent une porte d’hôtel. Les locaux jettent sans doute un coup d’œil sous leur voiture avant de démarrer.

D’ailleurs ils sont ici chez eux et ils nous le font bien comprendre. On se verra refuser le passage à plusieurs reprises, que ce soit pour accéder au petit phare de la Playa Mann, pour s’asseoir à une table de restaurant ou pour ressortir de l’eau lorsqu’il n’y a qu’un seul escalier…

San Cristobal est un parfait compromis entre la modernité de Santa Cruz et le côté sauvage d’Isabella. D’ailleurs elle offre bien plus d’activités gratuites et de possibilités de snorkeling.

Playa Mann

Au bord de la ville, c’est la plage où on passera le plus de temps. Aisément accessible, on peut faire un peu de snorkeling (otaries, raies…) ou simplement observer les otaries sur la plage. C’est souvent bondé et il y a quelques petits bouibouis pour manger. Il y a un peu d’ombre en s’éloignant du bord.

Punta Carola

Une superbe plage, quasiment pas d’ombre, les rares spots sont pris d’assaut par les otaries, maîtres des lieux. Le snorkeling est moyen en termes de visibilité mais on peut observer de nombreuses tortues. A marée basse en revanche, difficile de progresser parmi les rochers.

L’après-midi, tandis qu’on discutera avec d’autres voyageurs rencontrés sur place, on ne les remarquera pas nous encercler peu à peu. Lorsqu’on relèvera enfin la tête, les tongs de John servaient déjà d’oreiller !

Au bout se trouve une digue rocheuse avec un phare. On peut observer quelques iguanes et scruter les otaries qui surfent dans les grandes vagues.

Las Tijeteras

Un spot magnifique, souvent pris d’assaut, d’autant qu’il n’y a qu’un petit ponton (à se partager avec les otaries, attention à ne pas se faire mordre quand elles bloquent le passage !).

A marée haute les vagues peuvent gêner la visibilité, en revanche à marée basse c’est un spot génial : tortues, poissons, otaries… Que ce soit sur le chemin d’accès où en montant au mirador en direction de la plage Baquerizo, on a de belles vues sur la côte. On observera un banc de dauphins arriver à l’horizon.

Playa Baquerizo

Depuis Las Tijeteras, on monte au mirador puis on redescend de l’autre côté et on longe la côte jusqu’à la belle plage Baquerizo. Ça fait une petite trotte, attention à prendre de bonnes chaussures, c’est un vrai sentier de rando avec des roches volcaniques particulièrement aiguisées. A notre passage il y a avait de sacrées vagues et quelques rochers, trop dangereux pour se risquer à faire du snorkeling. Dommage car plein de têtes de tortues qui ressortent à la surface. En revanche on croisera iguanes, otaries et potentiellement des oiseaux qui nichent dans les roches derrière la plage.

Centre d’interprétation

Le centre est gratuit et fournit pas mal d’infos sur les îles, le climat, leur histoire… Il est situé peu après la playa Mann en direction de Punta Carola.

La Loberia

C’est la seule plage située à l’est de la ville. On y accède par une route qui contourne l’aéroport. On peut marcher (un peu longuet) et sinon prendre un taxi jusqu’au point de départ. Petite marche ensuite pour parvenir à cette jolie plage. A marée basse, c’est un super spot de snorkeling (tortues, raies, otaries), mais à marée haute les vagues peuvent nuire à la visibilité. D’ailleurs c’est à ce moment-là qu’on voit débarquer de nombreux surfeurs.

On peut continuer un peu sur la côte (bonnes chaussures impératives) jusqu’à un mirador où on observe différentes espèces de fous ainsi que quelques iguanes.

Partie haute de l’île : laguna El Junco, Galapaguera et playa Chino

On peut rejoindre la partie dite « alta » en vélo (attention ça grimpe bien !) ou en taxi, généralement le forfait est de 4h pendant lesquelles on s’arrête aux différents points d’intérêt. Il y a souvent un prix local et un prix gringo (allant jusqu’à 80$ !). En passant par notre proprio, elle nous obtient un prix local à 55$ qu’on partagera avec un autre couple.

On s’arrête d’abord à la laguna El Junco, l’une des seules lagunes d’eau douce de l’archipel. Après une courte montée, on peut faire le tour et avoir de jolies vues sur l’ensemble de l’île.

Arrêt suivant à la Galapaguera, un centre de reproduction (comme sur Santa Cruz et Isabela) mais cette fois, gratuit. Pour nous c’est l’occasion de croiser une dernière fois ces géants et surtout… d’observer les bébés ! Ils sont trop mimis. Après quelques années, ils sont encore minuscules, difficile d’imaginer qu’ils deviendront un jour des tortues géantes, peut-être 50 fois leur taille actuelle.

Les œufs sont récupérés sur l’île puis incubés artificiellement avec 60% de succès, bien plus que dans la nature. Après 90 à 120 jours d’incubation, les œufs sont normalement enfouis sous le sable, combiné à de l’urine et des excréments. Il faut alors entre 20 et 40 jours avant que les bébés ne voient la lumière du soleil.

Ils sont gardés plusieurs années au sein du centre et peuvent intégrer leur milieu naturel à partir de 5 ans.

Enfin, on parvient à la playa Chino après une courte marche. C’est samedi, il y a bon nombre de locaux, la plage est sans doute plus tranquille en semaine. Le snorkeling est de piètre qualité avec les fonds sableux et il n’y a pas tant d’ombre que ça. Un petit mirador permet quelques points de vue sur la plage complète, et on sera surpris quand une otarie cachée dans les arbres derrière notre serviette éternuera soudainement.

Excursions

Tour 360

En faisant le tour des agences, on a constaté un écart conséquent dans les tarifs, de 145$ à plus de 190$ ! Ce n’est peut-être pas toute l’année ainsi mais les prix ont explosé avec les fêtes et l’affluence. En regardant un peu les commentaires, ils sont pourtant assez similaires ; certains ont beaucoup apprécié, d’autres se plaignent du guide, du matériel, du retard… Autant partir sur le moins cher ! On choisit donc Pelican Tours.

L’avant-tour est un peu compliqué : ils oublient de nous faire essayer les combinaisons, on se retrouvera avec des combis trop grandes au dernier moment, ils nous demanderont 10 fois si on a payé, ne communiquant visiblement pas entre eux, et tout le monde mangera du thon cuit, qu’importe ce qu’il avait demandé initialement. Bref, quand on paie le moins cher, on sait à quoi s’attendre !

Cela dit, c’est une guide du parc qui est attribué à chaque bateau de chaque agence, et cela change tous les jours. On ne sait donc pas à quoi s’attendre, qu’importe qu’on ait choisi ou non une bonne agence. La nôtre sera très professionnelle et prendra énormément de photos/vidéos avec sa Gopro.

Le tour dure toute la journée. On part après 7h, et on remonte toute la côte est de l’île. On a la chance de croiser des bancs de dauphins qui jouent dans les vagues du bateau, des faux-orques, et semble-t-il, des raies mantas !

Premier arrêt aux abords d’un rocher où ils parviennent à pêcher un gros poisson qu’ils prépareront plus tard, puis on se rend à une magnifique plage de sable fin, Rosa Blanca. On suit un petit sentier qui serpente entre cactus et lagunes formées dans les roches volcaniques. A marée haute, des requins, tortues ou autres poissons s’y rendent, restant ensuite bloqués en attendant la prochaine marée.

Au bout, on commence le snorkeling, en suivant la guide comme à Los Tuneles sur Isabela. La visibilité est très correcte, on croise beaucoup de vie là-dedans : raies, requins, et beaucoup, beaucoup de tortues !

Retour sur le bateau, on profite d’un premier snack avec le poisson fraîchement pêché en sashimi, quelques fruits et biscuits.

On arrive au bout de l’île et on essaie de repérer les fameux fous à pieds rouges, sans réussite. Les vues sur cette partie de l’île, sauvage, sont vraiment splendides, avec de belles couleurs. On tente de pêcher pour attirer les fous mais ça ne mord plus.

On s’arrête plus loin pour déjeuner, encore un plat riz – thon trop cuit – crudités, puis petite pause snorkeling / plage. Quelques tortues et requins dans l’eau, un peu trouble, et une très jolie plage (où se retrouvent tous les groupes). On a le droit à un nouveau snack, toujours avec fruits et biscuits.

Enfin, on reprend la route en direction de l’emblématique Leon Dormido, ou Kicker’s Rock. Certains conseillent de le faire le matin, d’autres l’après-midi, mais c’est toujours une question de chance. D’ailleurs, les agences ne le savent pas à l’avance puisque c’est le parc qui choisit chaque matin, afin de répartir tout le monde.

A vrai dire, l’eau semble tellement glaciale qu’on n’est pas mécontent de le faire l’après-midi. On la sent pénétrer dans nos combinaisons 2 fois trop grandes et on se dit que ça va être très, très long. D’ailleurs la visibilité n’est pas terrible et il y a un sacré courant, ce n’est pas facile d’avance et chacun perd le groupe à plusieurs reprises.

Par contre, il y a beaucoup de vie là-dessous. De nombreux bancs de poissons, des requins, tortues, même des otaries qui traînent dans le coin. Évidemment, la star ici, c’est le requin marteau, alors on reste à l’affût.

On commence à traverser dans le canyon formé par les imposants rochers et on découvre avec émerveillement 2 magnifiques raies aigles qui traversent avec grâce. Un moment suspendu.

On découvrira plus tard, sur les vidéos envoyées par notre guide, une curieuse forme de requin… marteau. Cela dit, nous ne l’avons pas remarqué sur le moment.

Alors, requin marteau ?

Sur les bords des rochers, beaucoup de couleurs, avec des oursins et étoiles de mer. Des otaries et quelques tortues passent également par là.

Ouf, on remonte enfin dans le bateau, on est congelé. Dernier snack (on aura vraiment fait que manger…) et retour à Puerto Baquerizo.

On a beaucoup apprécié le tour 360. Pour le prix et la durée (et forcément, notre expérience personnelle), nous avons préféré ce tour à celui de Los Tuneles sur Isabela.

La diversité des paysages et fonds marins, les nombreux animaux et surtout le mythique site de Kicker’s Rock ont comblé toutes nos attentes. Quant à l’agence, nous n’avons aucun regret, tout était très correct !

Prix : 145$/p

Comparatif

Santa CruzIsabelaSan Cristobal
AnimauxIguanes +++
Tortues marines +
Tortues géantes +++
Requins ++
Iguanes +++
Manchots
Tortues marines +
Raies ++
Requins +
Tortues géantes ++
Fous à pattes bleues
Iguanes +
Otaries +++
Tortues marines ++
Raies ++
Tortues géantes +
Requins ++
VilleCentre très aménagé, avec beaucoup de boutiques et restaurants de luxe. Supermarchés, marché, restaurants…Village peu aménagé, routes de terre, petits supermarchés, guère de restaurant ou hôtel luxueux.Très aménagé à l’image de Santa Cruz, pourtant moins de boutiques et restaurants de luxe.
SnorkelingTrès peu de possibilités –
Superbe crique Concha de Perla ++Pas mal de spots de qualité variable dont la superbe crique de Tijeteras +++
PlongéeDarwin et Wolf, à condition d’avoir un minimum d’expériencePeu recommandée, aucune agence digne de ce nom.Kicker’s rock (Leon Dormido)
ExcursionsLos Tuneles
Les Tintoreras
Volcan Sierra Negra
Tour 360
Notre avis❤️❤️❤️❤️❤️❤️

Galerie

Bilan

Ah les Galapagos… C’était un vieux projet, l’une des premières cases cochées à la préparation du voyage. On savait aussi que ce serait un gros budget, d’autant plus pour un voyage au long terme… D’ailleurs, le risque avec une destination tant attendue et aussi onéreuse, c’est toujours d’en sortir déçu.

A vrai dire, passé l’émerveillement des 2-3 premiers jours, on a un peu trouvé le temps long à Santa Cruz. Puis vint Isabela, et San Cristobal. Plus sauvages, plus authentiques, ou plus vivantes, on s’est laissé happer par l’atmosphère unique de ces îles. Nager avec les tortues marines et les iguanes, observer les otaries se poursuivre au milieu des serviettes de plage, croiser les tortues géantes sur la route… Peu d’endroits peuvent se targuer d’une telle féerie !

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