On débarque dans la région de Cusco où l’on a prévu de rester un bon mois. Si on craint un peu le côté surtourisme de la zone, on ne peut pas passer à côté. D’ailleurs, John ne s’y était pas rendu lors de son précédent voyage. Au programme des ruines, encore plus de ruines, mais aussi des montagnes colorées, de petits plaisirs gastronomiques et beaucoup de trek !
Cusco
La ville
Au bord de la Vallée Sacrée, Cusco est l’ancienne capitale de l’empire Inca. Très touristique, la ville n’en reste pas moins agréable. Le centre-ville est magnifique avec de grandes places, de beaux bâtiments coloniaux, des églises et couvents, et de nombreux vestiges de l’époque Inca. On citera bien sûr les vastes ruines de Sacsayhuaman mais aussi Qorikancha, le temple du soleil. Les espagnols construisirent de nombreux bâtiments sur les ruines des anciennes structures incas dont on retrouve parfois les murs, formes ou motifs.


On prendra du plaisir à déambuler parmi les ruelles pavées, à rechercher les nombreux couvents et églises, ou à errer dans le charmant quartier de San Blas. Si nous n’avons pas réalisé de visite en particulier, on citera les classiques comme la plaza de Armas (sa cathédrale, ses arcades et terrasses en bois), l’église de la Compania ou encore la fameuse pierre aux 12 angles, témoignage de l’ingéniosité Inca.
Cusco a l’avantage d’être parfaitement placé pour profiter de la région, entre Vallée Sacrée, Machu Pichu, Ausangate… On peut même descendre en Amazonie en direction de Puerto Maldonado.
Hôtels
Sur Booking, on trouve un hôtel avec chambre et salle de bains privée, incluant un petit déjeuner basique (1 boisson chaude, jus, 2 pains, 1 œuf) : Linda house. On y retournera à nos différents passages. Pour 45s la nuit à 2 (~11€), voire moins via Booking, il y a une cuisine commune, bonne douche chaude, l’ensemble est propre et très moderne, et c’est très peu bruyant.
Sur les points négatifs, l’hôtel est un peu à l’écart du centre-ville, il faut compter une petite demi-heure de marche ou prendre un bus (1s) qui passe fréquemment, le minimum est de 2 nuits et au-delà de 1 jour, la bagagerie coûte 10s (peu importe la durée).

A notre retour de l’Ausangate, et avant de quitter Cusco, on se fait un peu plaisir et on réserve une nuit à La Bo’M, une crêperie française qui fait également auberge. C’est clairement plus onéreux que nos standards (60s, environ 18$/p), mais située dans le centre, quartier San Blas, c’est très joli, spacieux et… inclut un petit-déjeuner avec crêpes à volonté !
Restaurants
Ce ne sont pas les restos qui manquent à Cusco, on en trouvera pour tous les prix et tous les standings. Forcément, après chaque trek, on se fera plaisir, entre mets traditionnels et gros plats réconfortants.
Premier soir, on erre dans le centre et on tombe justement sur la crêperie La Bo’M. Ils proposent une carte avec diverses crêpes salées/sucrées traditionnelles ou revisitées (autour de 20s). Allez, on se fait plaisir !


Ensuite, un vrai coup de cœur, le stand Vegan point du marché San Pedro. Pour 15s l’almuerzo, des plats traditionnels revisités ou des classiques internationaux avec des ingrédients locaux (causa/huancaina en entrée, falafels de quinoa, bowl de légumes…), c’est délicieux et les portions sont énormes ! Même la présentation est soignée. On y retournera fréquemment.





Pendant tout le trek de Choquequirao (puis Salkantay…), nous n’avions qu’une seule idée en tête, qui nous animait dans chaque montée : une vraie bonne raclette ! D’ailleurs on réserve plusieurs jours en amont, avant d’attaquer le Salkantay, pour être sûr de trouver notre bonheur en rentrant. L’Apero est tenu par un couple franco-péruvien. A notre arrivée, on est chaleureusement accueilli par le propriétaire qui nous explique le concept : des produits artisanaux finement sélectionnés (jambon, saucisse, salami…), des patates andines, quelques petits légumes à griller et du fromage local produit uniquement pour leurs besoins, qu’ils ont travaillé avec les producteurs. Et même un petit dijo maison si on rend le caquelon propre ! Pour 70s/p, la raclette est à volonté (hormis la charcuterie). On ressortira comblé, ça vaudrait presque le coup de faire Choquequirao juste pour ça…

Dans le quartier San Blas, on jettera notre dévolu sur l’un des innombrables choix de pizzeria, celle d’El Arriero. L’ambiance est tranquille, authentique avec le four au milieu de la pièce, et les pizzas (autour de 40s pour une moyenne) sont très bien.

On se fait plaisir, mais on en oublie pas de goûter aux mets traditionnels, et Cusco est un bon lieu pour découvrir le cuy ou cochon d’Inde ! Généralement consommé pour les grandes occasions, c’est un plat assez onéreux et qu’on retrouve dans pas mal de restos attrape-touriste. On se rend au restaurant Sumaqcha. Près de la place centrale, caché dans une petite ruelle, le restaurant est accueillant et semble plus authentique que dans les alentours. On est d’ailleurs bien reçu par le propriétaire qui nous explique les traditions derrière ce plat ancestral. Nous commandons un seul plat pour 2, un spécimen entier (75s). Deux choix sont possibles : chactado ou al horno. Le premier consiste à… aplatir l’animal puis à le frire, c’est peut-être la meilleure version, mais pas la plus photogénique. Quant à la seconde option, il est rôti entier au four sur une broche, on part sur celle-ci. Ici les plats sont préparés sur le moment, avec des produits frais, donc il faut compter bien 45min de cuisson. Le rongeur est d’abord amené entier, avec un petit bonnet péruvien, c’est à la fois rigolo et un peu glauque. Puis ça repart en cuisine et on nous le ramène découpé, servi avec des chips de patates andines. On nous explique que ça se mange normalement à la main et on se plie volontiers à la tradition. Enfin, il nous gratifie d’un petit digestif maison, une tradition familiale après avoir dégusté le cochon d’Inde. Quant à notre appréciation du plat, disons qu’il n’y a pas grand chose à manger, c’est bien gras… et à vrai dire, guère plus goûteux que du poulet !

Montagnes colorées
Il existe, à notre connaissance, 3 montagnes colorées autour de Cusco, plus ou moins célèbres ou accessibles. Évidemment, la plus connue est la Montagne des 7 couleurs (Vinicunca) à laquelle on peut aisément accéder via un tour, un véhicule personnel ou à pied au cours du trek de l’Ausangate.
Plus au sud, on trouve une montagne méconnue, celle de Palcoyo, similaire à Vinicunca, qu’il est très compliqué de rejoindre sans véhicule (ou tour). Pour les personnes qui ont pu y accéder, elle est souvent préférée à Vinicunca, sa faible fréquentation n’y étant sans doute pas étrangère… Pour notre part, on y renoncera faute de moyen économique pour s’y rendre.
Enfin, celle de Pallay Punchu plus au sud. Après un (interminable) bus de nuit depuis Arequipa, on arrive en fin de matinée à Sicuani. On prend un collectivo pour Layo (rue Jiron Salvador Allende) puis, par manque de temps, on négocie un taxi à 35s jusqu’en haut. A pied ce sont tout de même près de 8km pour 600D+.


Le taxi nous dépose au parking duquel on peut monter ensuite sur la longue crête colorée. Au loin on aperçoit le magnifique lac de Languilayo, dont le bleu contraste avec les nuances ocres de Pallay Punchu.


La crête est composée de nombreuses strates colorées, avec une palette peut-être moins large que Palcoyo ou Vinicunca, mais toute aussi impressionnante. Le sentier, marqué dans un premier temps (puis un peu moins…) suit la crête jusqu’au sommet.






Pour redescendre, on prend à pied la direction opposée à Layo pour rejoindre la route. C’est un peu longuet mais on profite de beaux paysages rocheux. Une fois sur la route, nous n’avons pas à attendre longtemps pour être pris par un collectivo qui rentre à Sicuani.



A Sicuani, on ne peut pas dire que l’offre d’hébergement soit pléthorique. On trouvera tout de même chez Estancia Comoda, une sorte de Airbnb dans un quartier tranquille avec un grand appartement (sans cuisine), pour une somme un peu plus élevée que nos standards (90s la nuit).
Vallée sacrée
La vallée de l’Urubamba était sacrée pour la civilisation Inca. Située au nord de Cusco, et délimitée par les sites de Pisac et Ollantaytambo, c’est une région fertile qui abrite beaucoup de ruines.
Il existe 2 billets touristiques pour visiter les sites de la vallée :
- Partiel (70s) : valable 2 jours (1 seul pour la ville), celui de la Vallée Sacrée permet l’accès aux principaux sites : Pisac, Moray, Ollantaytambo et Chinchero. Il en existe 2 autres versions pour les sites de la ville ou au sud de Cusco.
- Intégral (130s) : valable 10 jours, donnant accès à tous les sites des 3 tickets partiels
Pour des raisons économiques et parce qu’on est un peu de la team « les tas de cailloux, on en a vu un, on les a tous vus », on part sur le billet partiel pour la Vallée Sacrée, qui inclut les sites majeurs, les plus grands et les mieux conservés. Peut-être qu’avec le van on aurait procédé différemment, en prenant le temps de se perdre et de découvrir certains sites à l’écart des sentiers battus.
Au final le billet partiel nous a semblé amplement suffisant. Avec en outre le Machu Pichu et Choquequirao, on a sans doute vu assez de ruines Incas pour le restant de nos jours. On regrette uniquement que le billet n’inclut pas également le site de Sacsayhuamán (uniquement dans le billet partiel de la ville de Cusco).
Les billets peuvent être achetés directement aux sites. D’ailleurs, le billet partiel n’étant valable que 2 jours, il ne faut surtout pas l’acheter en avance. Pour découvrir les différents sites, plusieurs options sont possibles. Certains le font en autonomie avec les transports locaux, d’autres louent un véhicule (voiture, scooter) et enfin les derniers optent pour un tour organisé et délèguent ainsi toute la logistique. Chaque option a ses avantages et chacun trouvera son compte. Les tours ne sont pas foncièrement plus onéreux et incluent un large buffet mais ils se font en une seule journée, c’est un peu sportif.
On décide de le faire en autonomie. Avec un peu d’organisation, il n’y a rien de bien compliqué !
Itinéraire en autonomie
- J Bonus
- Collectivo Cusco => Pisac (30min, 6s/p)
- Collectivo à Sacasa (4s/p)
- Randonnée lagunes (1/2 journée) et collectivo retour à Cuyo Chico (4s/p)
- Dodo à Pisac ou Cuyo Chico (43s)
- J1
- Collectivo Cusco => Pisac (45min, 6s/p)
- Taxi Pisac => Entrée des ruines (12s)
- Visite des ruines de Pisac (2h)
- Collectivo Pisac => Urubamba (1h, 5s/p) puis Urubamba => Moray (45min, ~15s/p)
- Visite des ruines de Moray (30min)
- Marche jusqu’à Maras puis aux Salinas (1h30)
- « Visite » des salines (30min, 20s/p)
- Marche jusque dans la vallée pour récupérer un collectivo (30min)
- Collectivo à Ollantaytambo (15min, 3s/p)
- Nuit à Ollantaytambo (40s)
- J2
- Visite des ruines de Ollantaytambo (1h)
- Bonus : visite des ruines (gratuites) de Pinkuylluna
- Collectivo à Urubamba (30min, 3s/p)
- Collectivo à Chinchero (4s/p)
- Visite des ruines et du village de Chinchero (45min)
- Collectivo retour à Cusco (4s/p)
Budget :
- Billet d’entrée : 70s x 2 = 140s
- Transports : 92s
- Accès à Salinas de Maras : 20s x 2 = 40s
- Hébergement : 40s (Ollantaytambo)
- Repas : 20s (almuerzo Urubamba) + 36s (cena Ollantaytambo) + 6s (courses pique-nique/petit-dej) = 62s
- J Bonus : hébergement (43s) + transports (16s) = 59s
Total sans J Bonus : 374s => 47€/p pour 2 jours
Total avec J Bonus : 433s => 54€/p pour 3 jours
Prix excursion privée (1 jour) : à partir de 60€/p (hors entrées)
Prix excursion en groupe (1 jour) : à partir de 25€/p (hors entrées)
Pisac
Pisac est un site au nord-est de Cusco. Des collectivos font le trajet (6s/p) toute la journée depuis Cusco (ou Urubamba) jusqu’au village de Pisac, situé en dessous des ruines.
Randonnée
Des amis nous ont vanté la boucle des lacs au-dessus de Pisac. L’avantage de faire la Vallée Sacrée en autonomie, c’est de pouvoir prendre le temps de découvrir la région, les villages… et notamment avant/après l’usage du boleto turistico, qui pour le coup doit être condensé sur 2 jours seulement. On prend donc un logement à Cuyo Chico, un petit hameau sur la route des ruines ; des collectivos partent de Pisac. On laisse nos sacs puis on reprend un collectivo jusqu’à Sacasa.



A partir de là, il n’y a plus de transport public. On peut prendre un taxi ou tenter du stop jusqu’au village de Pampallaqta, si tant est qu’un véhicule passe par là… Pour notre part on marchera le long de la piste. Le ciel est bien couvert, ça caille et Camille (alors que c’était son idée !) traîne un peu la patte. D’ailleurs on essuie quelques débuts de crachin mais on poursuit, ce n’est pas comme si on avait grand chose d’autre à faire.


Une fois au village, on prend un sentier qui s’élève au beau milieu de la pampa jusqu’à une première petite lagune en forme de cœur. Le sentier n’est pas toujours très clair jusque-là et on change plusieurs fois de trace.

La montée se poursuit jusqu’à un panorama sur la grande laguna Azulcocha.



On voulait poursuivre jusqu’à la petite laguna Pumacocha au fond et ainsi faire le tour du lac, mais le temps maussade nous fait renoncer. On descend en direction du village de Paru Paru où l’on croise une nouvelle large lagune, Kinsaccocha. Il semble y avoir une barrière et peut-être une taxe d’accès à ce niveau, mais on ne nous a rien demandé en redescendant.

Ruines
Les ruines sont situées au-dessus de Pisac. Il y a 2 entrées, une accessible depuis le village et une autre à plusieurs kilomètres au nord en reprenant la route. Comme le site affiche un bon dénivelé, il est préférable de commencer par l’entrée nord et de descendre tranquillement jusqu’au village.
Il n’y a pas de collectivo, il faut donc prendre un taxi, ou marcher le long de la grande route. D’ailleurs à certains niveaux on peut couper depuis la route pour accéder aux terrasses du site et ainsi ne pas payer l’entrée. On a croisé des personnes qui l’avaient fait, mais on a de toute manière prévu de faire les sites suivants et donc de prendre le billet. Le billet, quel qu’il soit, s’achète directement sur la route, avant d’entamer l’ultime montée.

On arrive aux alentours de 9h, il y a déjà du monde qui afflue, plusieurs grands bus sur le parking. Dans les faits, les tours guidés ne montent qu’au mirador et point le plus haut du site et ne poursuivent pas jusqu’en bas. Ainsi toute la redescente jusqu’à Pisac est bien plus tranquille.



On commence par les premiers bâtiments à l’entrée du site. En dessous, on profite de nouveaux angles de vues sur les belles terrasses courbées.


Une fois au mirador, on aperçoit de petits trous dans les falaises, possiblement d’anciennes tombes. On abandonne alors la majorité des groupes pour poursuivre sur la crête. Certains passages sont assez exigus !


Le site est immense et très bien conservé. Outre les superbes vues offertes par la traversée, on croise beaucoup de ruines et constructions diverses.




Pisac aurait été un lieu stratégique pour la surveillance de la Vallée Sacrée. On remarque des tours d’observation qui donnent sur chaque côté de la vallée de l’Urubamba.


Le site de Pisac restera incontestablement l’un de nos préférés. Large, bien conservé et avec des vues superbes des alentours, on y sera resté 2 bonnes heures. On conseillera de le faire dans ce sens, de haut en bas jusqu’au village, c’est quand même plus sympa de se balader en descente.
Moray
A Pisac, on prend un collectivo pour Urubamba, la ville relai au centre de la vallée. Rien de particulier à voir, on mange un ceviche au marché et au terminal terrestre, on reprend un collectivo pour Moray. Alors on ne se souvient absolument pas du prix, c’est le genre de dépense qui est passée à la trappe, mais c’était sans doute aux alentours de 15s/p. Le chauffeur propose pour un supplément de nous attendre et de nous déposer ensuite aux salines de Maras. Ce n’est pas excessif, mais on a prévu de faire le trajet à pied.
Le site de Moray n’est pas très grand et on fait vite le tour. On ne peut pas descendre dans les ruines, seulement les contourner. Pour être honnête, on a déjà un bon aperçu en photo…

Par contre, ce qui est intéressant, voire passionnant, c’est l’histoire du site. Il s’agirait d’un « laboratoire » agricole où les Incas menaient diverses expérimentations ! On découvre plusieurs amphithéâtres constitués de cercles concentriques qui permettraient de simuler des micro-climats et ainsi reproduire les conditions qui existent dans les différentes régions de l’empire Inca.

Ils pouvaient ainsi estimer les rendements agricoles et tester l’introduction de nouvelles espèces exotiques, des graines ayant été retrouvées parmi les terrasses. La position des terrasses offrirait une variation de température, plus élevée au centre et qui diminuerait à mesure qu’on s’en éloigne. On se doute qu’un tel site nécessite d’être préservé, mais on est un peu déçu, on aurait aimé descendre à l’intérieur et peut-être expérimenter ces fameux micro-climats, si tant est qu’on les ressente, ou simplement observer les structures de plus près.


Le tour terminé, on redescend le long de la route et on prend une piste en direction de Maras. C’est majoritairement de la descente, avec tout de même une petite grimpette, et les paysages, champêtres au premier plan, montagneux voire enneigés en arrière-plan, sont très agréables.
Si le site n’avait pas été inclus dans le ticket, ou si nous n’avions pas ensuite fait le chemin à pied jusqu’à Maras, peut-être aurions-nous renoncé à la visite. Le site reste très plaisant mais on ne voit guère plus de choses qu’en photo. En autonomie, cela représente un bon détour et une petite dépense pour « pas grand-chose ». En revanche le chemin à Maras vaut le coup d’œil et les 2 couplés représentent déjà plus d’intérêt !


Salinas de Maras
Une fois à Maras on poursuit en direction des salines, en surplomb de la vallée. Il y a encore une petite trotte mais ce n’est que de la descente sur un sentier pédestre, toujours avec de jolies vues.
Les salines ne sont pas inclues dans le billet touristique, l’entrée coûte 20s/p. En arrivant par le sentier, on a déjà un beau panorama des salines et on hésiterait presque à payer l’entrée, sachant qu’on ne peut de toute manière pas déambuler au milieu des bassins. Mais bon, on a prévu de poursuivre jusqu’en bas de la vallée et on ne peut pas traverser sans payer l’entrée. La carte du site semble indiquer plusieurs « sentiers », ce n’est pas bien clair, et on se rend compte que ce sont seulement les quelques mètres jusqu’aux miradors, en réalité on ne peut pas descendre au bord des bassins. C’est compréhensible, il n’y a pas de sentier aménagé et des personnes y travaillent toute la journée.


A flanc de colline, les salines sont vraiment, vraiment très belles. Pour une fois, d’autant plus à Cusco, les photos qu’on voit passer ne sont pas toutes retouchées, il y a vraiment toute une panoplie de couleurs : blanc, rouge, marron… Une vraie palette, presque au sens propre du terme !

On découvre avec surprise ces belles terrasses en flanc de colline, que l’on n’aurait pas soupçonnées quelques mètres plus haut. Pourtant perdues au beau milieu de la Cordillère des Andes, à des centaines de kilomètres de l’océan, le site de Maras fut autrefois le principal fournisseur de sel du pays, avec plusieurs milliers de bassins entre 5 et 20m2. Le sel serait naturellement présent dans la roche et remonterait avec l’eau stockée dans les nappes souterraines…
Les salines sont exploitées de manière ancestrale depuis plusieurs siècles avant même l’empire Inca. Le processus reste inchangé. Les bassins se remplissent naturellement avec l’eau qui remonte du sous-sol puis le soleil fait son travail et on obtient une belle couche de sel séché, au final sur le même principe que dans nos marais salants.
La visite est rapide et se poursuit en suivant la route qui descend au village de Pichingoto. On obtient d’autres beaux points de vues sur les salines et on aperçoit des locaux œuvrer à quelques mètres pour récolter le sel.


La piste se transforme ensuite en sentier pour accéder à la vallée et on attend quelques minutes en bord de route (Media Luna) que passe un collectivo pour Ollantaytambo.
Ollantaytambo
Debout dans le collectivo, on comprend vite qu’on est arrivé lorsque la route bitumée se transforme en pavés andins. Heureusement qu’on ne fait pas 10 kilomètres là-dessus !
On est doublement surpris en arrivant dans le village. Déjà, c’est très joli, très coloré. Ensuite, c’est très, très touristique ! Il y a du gringo de partout, de beaux restaurants et plein de boutiques de souvenirs made in China ! Après tout c’est un arrêt obligé pour beaucoup, tant pour visiter la Vallée Sacrée que pour rejoindre le Machu Pichu. C’est d’ici que part le train qui rejoint Aguas Calientes.
On trouve tout de même un hostel bon marché et un dîner à un prix raisonnable. Camille découvrira les tequenos, une pâte fourrée de fromage puis frite, accompagnée d’une sauce ou parfois de guacamole.


Le lendemain matin on part visiter les ruines, à 2 pas du centre-ville. Aux alentours de 9h, il y a déjà beaucoup de monde, dont de grands groupes guidés. Les ruines sont très jolies, aux fondations bien conservées, construites sur le flanc de la montagne. Ainsi ça grimpe toute la visite.

Dès l’entrée, visibles depuis le centre-ville, on fait face à de grandes terrasses auxquelles on peut accéder.

Plus haut, on découvre le temple du soleil et son mur des 6 monolithes en porphyre rouge. Plusieurs symboles ou formes sont également observables sur les roches.




Encore une fois, on apprécie l’ingénieux système d’irrigation des Incas, dont on retrouve certains canaux à l’entrée voire à l’extérieur du site.




Le site d’Ollantaytambo aurait été le dernier bastion des Incas après la chute de Cusco. Comme Pisac, il est situé à même la vallée de l’Urubamba.

De l’autre côté, gratuit et accessible en traversant simplement le village, on trouve un autre site Inca perché sur les hauteurs : Pinkuylluna.
Chinchero
On prend un collectivo pour revenir à Urubamba puis un bus en direction de Cusco et on s’arrête à Chinchero, dernières ruines comprises dans le billet partiel. Hasard du calendrier, on tombe sur une immense fête du village… au beau milieu des ruines. Il y a de la musique, des stands de nourriture, et tout les locaux sont revêtus de leurs habits traditionnels.


A vrai dire, ce n’est pas plus mal, sachant que les ruines (du point de vue de 2 éminents spécialistes en cailloux) sont les moins grandes et les moins conservées parmi celles du ticket partiel. On se baladera tout de même au milieu sans trop nous attarder.

Treks
Autour de Cusco, ce ne sont pas les possibilités qui manquent, entre les nombreux treks qui existe pour rejoindre le Machu Pichu et tous les massifs que compte la région.
Pour notre part, nous en ferons 3, assez classiques :
- Trek de Choquequirao jusqu’au Machu Pichu
- Trek du Salkantay
- Boucle de l’Ausangate
Bilan
La région de Cusco regorge de points d’intérêt, historiques et culturels comme géologiques. Le Pérou ne se résume certainement pas à Cusco et au Machu Pichu, mais c’est un stop incontournable. Chacun y trouvera son compte, que ce soit pour trekker sur les traces des Incas, explorer les différentes montagnes colorées, ou simplement réaliser de petites excursions à la journée.
Quant à la ville, si elle est évidemment bondée de touristes, on ne pourra pas lui enlever ses beaux bâtiments, ses places, ses vestiges… et tous ses restaurants qui mine de rien font toujours plaisir après plusieurs jours de vagabondage dans les hautes montagnes.

