Cajamarca
Après quelques jours à chiller à Huanchaco, un petit village sur la côte pacifique réputé pour le surf, je prends la direction de Cajamarca à 2700m d’altitude, peu connu des voyageurs étrangers mais qui vaut pourtant le détour. Le côté attrape touriste est bien moins présent que dans le sud du Pérou, les gens ne demandent pas d’argent en contrepartie du moindre service, ce qui est fort appréciable !



Cajamarca est une ville assez calme, propre. Sa grande et belle Plaza des Armas est parfaite pour se poser et lire. A quelques pas de la place on peut grimper les marches et atteindre le mirador de l’église blanche et bleu de Santa Apollina qui surplombe la ville. Après l’église on peut rejoindre le mirador pour 3s. Passage obligé dans le marché central qui n’est finalement pas si grand que ça.


On peut observer les restes de la colonisation espagnole au travers des rues blanches de la ville, ce qui lui donne un charme fou !

Je trouve un logement chez un monsieur d’une extrême gentillesse et aux petits soins pour se sentir comme à la maison. Il me donnera tous les conseils pour visiter les alentours de la ville, connue pour son histoire pré inca mais aussi pour ses eaux thermales ! Ce n’est pas tombé dans l’oreille d’une sourde… Je ne passerai que 2 jours icidonc je l’écoute attentivement et suis ses conseils ! Dès le lendemain matin je me rends sur le site de Cumbemayo !

Le «sachiez-vous» ?
C’est à Cajamarca en 1533 que périt le dernier véritable empereur inca, Atahualpa. Piégé par les espagnols de Pizarro lors d’un véritable massacre civil, l’histoire raconte qu’il fit remplir une pièce entière d’or pour sa libération, mais les espagnols ne respectèrent par leur parole et il fut exécuté, marquant le début de la fin de l’Empire Inca !
Cumbemayo
Direction la Plaza d’où partent les tours (très compliqué en autonomie). Je n’aurai pas de mal à trouver ce qu’il me faut. Une agence propose une sortie pour 20s avec taxi et guide, parfait. L’entrée est de 8s, le tour complet dure 4 heures (à 20km de Cajamarca). Je suis dans un groupe uniquement composé de touristes péruviens, on travaillera l’espagnol !
On grimpe en altitude. Cumbemayo se situe à 3500m d’altitude, attention si l’on arrive de Lima ! Le site est rempli d’histoire et date de la période pré Inca. Pour une fois le guide est utile pour comprendre ce qui a pu se passer ici et ne pas y voir de simples cailloux et des canaux d’irrigation.
On commence par se balader au milieu des bosquets de piedras, d’immense piliers de pierre formés par l’activité volcanique se dressent devant nous. Un tunnel assez étroit (attention claustros !) permet de traverser une de ces formations rocheuses. On aperçoit des pétroglyphes encore bien conservés sur certaines pierres qui résultent de l’activité et de la vie pré inca.





Nous continuons notre balade et le guide nous montre toutes formes d’animaux dans les roches (avec beaucoup d’imagination évidemment mais les Péruviens adorent, c’est un peu leur passe-temps favori de prendre des photos de tous les cailloux qu’ils trouvent !).
On arrive alors aux canaux d’irrigation ! 9km de canaux, tous d’origine ! Ils permettaient de détourner l’eau des collines alentours durant les saisons des pluies afin d’irriguer les champs et les cultures situés en contrebas. Des pétroglyphes sont aussi présents. Avec l’aide du soleil ils utilisaient les canaux pour connaître les saisons (les solstices principalement).






Le Pérou est connu pour son histoire incroyable ! Cajamarca en fait partie et c’est un plaisir de visiter un lieu culte comme ici avec un guide aussi passionné qui nous fera aussi prendre conscience de l’importance de la nature ainsi que de la préservation de ses lieux.
Cascade de Yumaguale
Cajamarca est connue pour eaux thermales, à quelques kilomètres d’ici, à Banos de los Incas. Lorsque le propriétaire du logement me demande ce que je vais faire évidemment je lui cite les bains ! Il m’explique qu’il y a mieux, des thermes naturels et beaucoup moins touristiques : la catarata de Yumaguale ! Une cascade d’eau CHAUDE !! Facile d’accès, à 30min de Cajamarca en collectivo (5s) puis un sentier d’une trentaine de minutes permet d’y accéder. Je prévois ça pour le lendemain avec hâte !
Me voilà parti, le gars du collectivo savait évidemment où je souhaitais aller. Une fois sur place, il m’indique le chemin à prendre. Pleine d’entrain je commence à descendre et le cauchemar commence au bout de seulement 10 minutes… des chiens (oui j’ai une peur panique des chiens surtout dans les petits sentiers perdus et étroits comme celui-ci). Cette fois pas de John pour les éloigner ou les apprivoiser. Plus j’avance plus ils aboient (des moutons étaient évidemment au milieu du chemin, je pense qu’ils devaient monter la garde). Je recule, tente à nouveau de passer mais ils commencent à venir vers moi… Paniquée, je fais donc demi-tour à contrecœur et remontre le chemin. Je retourne à Cajamarca bredouille de ces thermes naturels qui me tenaient très à cœur !
Une fois à Cajamarca, il me reste encore un peu de temps avant mon bus de nuit donc direction los Banos de los Incas !
Banos de los Incas
C’est aussi le nom du village situé à quelques kilomètres de Cajamarca. Un collectivo permet d’y accéder en 15min pour 2,5s.
C’est un lieu rempli d’histoire car c’est ici que les empereurs incas venaient prendre leurs bains ; plusieurs statues à leur effigie se dresse dans le site. Je vois effectivement une nette différence, on dirait une station thermale, beaucoup de péruviens affluent près des guichets des bains.
Je m’approche et je découvre des dizaines d’options : piscines froides, sauna, hydromassage, thermes privés, thermes publics. Je choisis finalement les pozones (puits) thermales de Ninac Yacuc pour 9s, sans savoir exactement de quoi il s’agit.
J’entre sur le site, tout est bien aménagé, propre, signalisé, chacun attend son tour, digne d’une cure thermale.



Je me dirige vers la mienne alors qu’une personne finit de nettoyer le bain pour me permettre d’y accéder (les bains sont vidés et nettoyés entre chaque client). J’entre dans un petit cagibi joliment carrelé, la porte une fois fermée ne s’ouvre pas de l’extérieur. J’ouvre les vannes d’eau chaude à fond et en moins d’une minute la baignoire est remplie. Je saute dedans et me voilà 30min à patauger et me relaxer ici. Un bien fou pour le corps et l’esprit.
Même je reste sur ma faim avec la cascade de Yumaguale je ne regrette pas d’être passée par Banos de los Incas.
Bilan
2 jours ne suffisent pas pour visiter Cajamarca et ses alentours. Une belle surprise, je regrette presque de ne pas avoir prolongé.
D’autres site sont aussi visitables avec les Ventanillas de de Bellavista ou de Otuzco. Ce sont des niches creusées dans la roche où les habitants de Cajamarca enterraient les défunts (elles dateraient d’environ 500 après JC). On peut en apercevoir des centaines dans ces falaises.
Le climat est plutôt bon en ce mois d’octobre, l’après midi il peut même y faire chaud ce qui est agréable !
Chachapoyas
Je poursuis ma route à la découverte du nord du Pérou. Je quitte Cajamarca de nuit. Un trajet en bus incroyable qu’il est bien dommage de faire de nuit. C’est une des routes les plus vertigineuse du Pérou, on traversera des canyons, montagnes, forêts… Forcément, il sera difficile de dormir, la route est sinueuse, en piètre état, ça secoue beaucoup ! 11h d’un long trajet.
Je découvre donc le village de Chachapoyas aux aurores, encore loin de la frénésie si connue du Pérou. Pour l’anecdote les moto taxi et collectivos sont interdits dans l’enceinte de la ville pour éviter les nuisances sonores.,Une fois mes affaires déposées dans le charmant hôtel Killa Wasi Chachapoyas et un peu de repos pour récupérer quelques heures de sommeil perdues dans le bus, je pars à la découverte du village.
Comme Cajamarca, Chachapoyas est une ville qui a conservé les marques de la colonisation espagnole, toutes les habitations sont blanches avec des balcons en bois. Je déambule dans les ruelles pavées jusqu’à la Plaza de Armas. Comme souvent, elle est grande, on y trouve une belle fontaine au milieu et évidemment la cathédrale blanche surplombe la place.


Direction le marché, il est finalement assez petit, alors qu’on était habitué à se perdre et confondre les allées des grands marchés péruviens. Je jette mon dévolu sur un ceviche plutôt pas mal pour 8s. La région est aussi connue pour son chocolat et son café, on en trouve un nombre incalculable à Chachapoyas. En revenant de la randonnée aux miradors del Sonche, je m’octroie donc un bon chocolat chaud, et une part de cheesecake à la maracuja pour 23 soles. Pour le cheesecake on n’y reviendra pas, rien ne va… le maracuja est littéralement COLLÉE à la gélatine, le gâteau est mou, bref mon préféré restera celui de John ! En revanche le chocolat… une merveille, ce n’est pas de la simple poudre mais une pâte de cacao bien grasse, on voit d’ailleurs les petites bulles de gras à la surface, il est généralement servi avec de l’eau et non du lait (enfin !!).
Au total je suis restée 5 jours dans ce village, à flâner dans les rues, à lire sur la place centrale. Les gens sont accueillants et aidants (on est loin du tourisme de masse de Cusco). J’y croiserai surtout des vacanciers péruviens. Peu de « gringos » s’aventurent dans le nord du Pérou, c’est un coin pourtant connu, essentiellement pour le site de Kuelap (le « Machu Pichu » du nord) et la cascade de Gocta (l’une des plus hautes du monde).
Le site de Kuelap
Un peu d’histoire…
Kuelap est une forteresse des Chachapoyas (un peuple des Andes). Elle fut construite à 3000m d’altitude sur une crête dominant la vallée de Utcubamba.
La majorité des structures aurait été construites entre 900 et 1100. Plus de 3000 personnes habitaient la citadelle. Elle a été abandonnée en 1570 à la suite de la conquête espagnole. La ville s’est alors détériorée et a peu à peu disparue dans la végétation jusqu’à sa découverte en 1843.
Le site attire de nombreux archéologues péruviens mais aussi étrangers. Il est antérieur à l’Empire Inca et tous ses secrets n’ont pas encore été percés à jour ; de nombreux doutes subsistent encore comme le transport des blocs de pierre, l’approvisionnement en eau… La fonction principale de Kuelap reste aussi un mystère, il est appelé forteresse car il est situé en haut d’une montagne entourée de hautes murailles. Il aurait pu ainsi servir de refuge à la population en cas d’urgence.


Une théorie sort néanmoins du lot. Kuelap pourrait être un sanctuaire précolombien dont la mission était d’assurer la production alimentaire. Ils y réalisaient diverses incantations pour que la météo leur soit clémente.
À la suite de l’invasion par les Espagnols, les maladies, la sécheresse… ont mis en danger leur peuple et Kuelap, jugée coupable de tous les maux, fut le théâtre d’un véritable massacre.
Logistique
Rien de plus simple (quoique…) ! Un bus, un autre bus, un téléphérique et une petite marche ! Tout ça avec des contraintes horaires (évidemment n’ayant rien organisée, je vais en faire les frais).
En premier lieu il faut se rendre au terminal au bout du village, des collectivos sont attitrés à Kuelap, impossible de se tromper, on vous redirigera dès votre entrée dans le terminal. On attend que ça se remplisse et c’est parti pour une bonne heure sur des routes sinueuses et une conduite à la péruvienne. Il me faudra un petit temps pour récupérer en arrivant au « village » de Nuevo Tingo.
A partir d’ici tout se complique. Si vous avez réservé votre ticket en avance, pas de problème, à condition que le collectivo ne soit pas parti avec trop de retard ! Ensuite tout se corse, je me dirige naïvement au guichet pour pendre mon ticket pour le téléphérique (en pensant logiquement que le billet d’accès aux ruines s’achetait à l’entrée du site). On m’informe qu’il faut dans un 1er temps acheter son ticket d’entrée en ligne ( https://tuboleto.cultura.pe/kuelap ). Heureusement il y a une connexion wifi. Je prends donc mon pass pour 10h (dernier de la matinée). Direction le guichet du téléphérique mais celle-ci ne veut toujours pas que je prenne ce fichu téléphérique car ils sont très à cheval sur les horaires et il est… 10h. Il reste 10min de bus, 20min de téléphérique et 20-30min de marche. J’insiste longuement que j’ai payé mon ticket, que je ne vais pas attendre toute la matinée ici et surtout que je marche très très vite et que je serai dans les max 50min de tolérance de retard ! Elle n’y croit pas mais elle finit par lâcher l’affaire. Ticket en poche c’est parti pour le bus, tout est bien organisé, ainsi que le téléphérique. On s’envole tout en haut de la montagne en traversant un immense canyon, les paysages sont impressionnants, je me demande encore pourquoi tout là haut ? On aperçoit l’ancien chemin de mules, aujourd’hui sentier de rando en zig-zag qui grimpe jusqu’au site, il ne fait pas rire (quasiment personne ne l’empreinte). Je sors du téléphérique et c’est parti pour le sprint final ! 10-15min j’arrive à l’entrée du site, on flash mon pass et échec il ne fonctionne plus car le délai est dépassé… Je discute un peu avec la dame, sympathique, elle me laissera passer sans rien dire. Après un bon coup de stress on peut enfin passer à la visite !
Attention le site est fermé les lundis.



Visite
La visite dure une bonne heure en autonomie. Il est possible de prendre un guide à l’entrée pour comprendre toute l’histoire de la forteresse. Le site est très bien aménagé et conservé. On marche sur des passerelles et en sens unique (pas d’aller et retour possible). On circule au milieu de ruines bien différentes de celles observées jusqu’ici.






Le site est composé d’une plateforme principale où se regroupent des centaines (400) de constructions de forme circulaire avec pour certaines des motifs encore présents en frise autour des édifices. Des murs entourent la citadelle,sans doute à des fins de protection. On y trouve aussi des bâtiments bien plus grands, de forme rectangulaire, utilisés pour les cérémonies. De part et d’autre de la citadelle on aperçoit d’immenses canyons (enjeu de protection et de surveillance). Encore une fois on s’imagine ce qu’était la vie en haut de cette montagne.


Bilan
Malgré une logistique sur site loin d’être évidente, je trouve que le site de Kuelap est très sympa : différent, cerclé de montagnes et peu touristique. On est loin de la grandeur des autres sites archéologiques du Pérou tel que le Machu Pichu ou Choquequirao mais pour autant il reste crucial pour le Pérou et l’histoire de cette région.
Prix du collectivo : 20 soles aller-retour
Prix de l’entrée du site : 30 soles
Prix du téléphérique : 26,5 soles
Miradores del Sonche
15km, 300D+, 300D-
Ça faisait quelques jours que je n’avais pas fait de randonnée (depuis mon départ de Huaraz) et ça m’avait presque manqué.
Au village de Huancas à quelques kilomètres de Chachapoyas, on trouve plusieurs miradors qui surplombent l’immense canyon de Sonche. Il suffit de prendre un collectivo (4 soles) dans le village (un autre terminal). Huancas est à 15-20min. Le plus facile et accessible depuis le village est le mirador del canon de Sonche. En bas des escaliers on achète le ticket pour 6 soles. Après quelques marches on parvient au mirador. Un immense et profond canyon dont il est difficile d’apercevoir le rio en bas.


Je continue quelques centaines de mètres plus loin et atteint le mirador suivant, La Goya. Un peu plus aménagé, il y une cafétéria, restaurant et plusieurs points de vue. Il n’y a personne, quelques gouttes commencent à tomber. Je profite donc du paysage à l’abri le temps que l’averse passe. En remontant la dame à l’entrée est occupée à servir un groupe de français, elle ne me verra pas passer.


Il est possible de continuer sur un sentier de rando jusqu’au site archéologique de Huancaurco et le mirador Huanca Urco. Je continue et je ne suis pas déçu le sentier est à flanc du canyon c’est magnifique, je traverse sur peu de kilomètres une multitude de paysages, forêt, campagne, roche !!


Au 4/5ème du chemin je me rends compte que des traces de chiens sont de plus en plus fréquentes et extrêmement fraîches, mes mésaventures avec les chiens locaux commencent à me faire douter de moi. L’angoisse me monte et la peur de me retrouver en face d’un chien agressif sans l’aide de John me terrifie. Je poursuis difficilement puis finis par faire demi-tour. Je n’ai pas trop de regret car j’aurais longé tout le long du canyon, les vues étant sensiblement les mêmes, tant pis pour le site archéologique. De plus le dernier mirador est aussi payant (5-6 soles). Je rentre donc jusqu’à Huanca par le même sentier. Je n’ai croisé personne sur cette portion, pourtant le chemin est très correct. Des éclaircies apparaissent, j’en profite pour quelques photos de plus. Je passe de nouveau devant le mirador de La Goya mais cette mois la dame m’interpelle en me disant que cette portion (5m) est privé et donc nécessite un droit de passage de 5 soles…
Arrivée à Huanca, je tombe au beau milieu de la fête de la Virgen (vierge), un cortège accompagné de musique circule dans les rues. Je décide de manger un « petit » almuerzo pour 32 soles, une belle truite frite, de la patate douce et mote (gros grains de maïs blanc) tout ça accompagné d’un demi-litre de colada morada fraîche !

Difficile de connaître les horaires des collectivo pour le retour. Le taxi m’explique qu’il n’y en a pas… ok mais je monte au prix du bus, il accepte. On attend d’autres passagers et on rentre à Chachapoyas.
Une belle balade et peu touristique. A quelques kilomètre de Chachapoyas et facile d’accès. Il serait dommage de rater ces jolis points de vue sur ce canyon incroyable.
La cascade de Gocta
11km, 500D+, 500D-
Aujourd’hui on retrouve un peu de verdure, direction la cascade de Gocta, elle serait l’une des plus hautes au monde (700m de chute en escaliers).
Il y a 2 possibilités pour l’atteindre. Il faut déjà prendre un collectivo en direction de Cocachimba pour 10s (45min). Idem il suffit de dire Gocta et on est redirigé vers le bon bus. On me dépose à l’intersection, des motos taxi m’attendent. D’ici, soit on va à Cocachimba soit à San Pablo. Depuis San Pablo le sentier est plus long et quasiment tout en descente. C’est au milieu de la forêt et très raide, au vu des pluies de ces derniers jours le terrain risque d’être très glissant. Je décide donc d’aller directement à Cocachimba pour 15min de trajet en moto taxi pour 10s. Il me déposera à l’entrée du village. Je prends mon ticket d’entrée pour la cascade (15s) à l’office au milieu du village et c’est parti. Un vieux monsieur vérifie mon ticket, peu habitué aux touristes étrangers il est ravi d’échanger avec une Française et de partager à propos de sa région.



Je commence le sentier à travers une forêt de pins, on aperçoit de loin la cascade, elle a l’air en effet grandiose. Le sentier est très bien défini, entretenu, ça grimpe et ça descend mais rien de bien méchant. Je croise quelques péruviens qui marquent régulièrement des pauses, peu adeptes du sport visiblement… on s’éloigne du départ et on entre rapidement dans une végétation type jungle, humidité et chaleur en prime. Je passe devant des miradors, la cascade devient de plus en plus grande.


Encore quelques centaines de mètres et me voilà au pied de la cascade, je me fais vite éclabousser au vu du débit et de la hauteur ! Depuis le bas on aperçoit seulement le dernier escalier de la chute mais elle reste très impressionnante. C’est une jolie randonnée assez facile, on reste au frais sous les arbres le temps d’arriver à la cascade qu’on découvre au dernier moment au détour d’un virage qui fait du coup un bel effet de surprise.

Retour par le même sentier. Un déluge s’abat sur moi les derniers mètres. Comme souvent dans cette région, il faut partir tôt le matin pour éviter la pluie. Une fois au village, une moto taxi me descend à l’intersection puis j’attrape au vol un collectivo en direction de Chachapoyas.
Après des mois à randonner au cœur des montagnes rocheuse, c’est un plaisir de marcher dans une végétation aussi luxuriante qu’on trouve au nord du Pérou. Moi qui adore les cascade, Gocta est une jolie balade, détente et peu touristique que je recommande fortement si vous êtes dans la région.
Bilan
Je suis ravie d’avoir passer quelques jours dans ce petit village, loin de la foule. Les locaux sont très accueillants. Cette région est encore peu touristique pourtant riche en histoire, en paysage et surtout en authenticité.

