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La Cordillère Blanche

Cordillère Blanche

Après une courte pause sur la côte péruvienne, retour aux affaires ! Nous retrouvons nos montagnes avec, peut-être, l’une des plus belles zones que les Andes ont à offrir : l’impressionnante Cordillère Blanche. Avant même le début du voyage, nous savions que ce serait un des piliers de notre voyage. John, déjà passé par là il y a 6 ans, attendait avec impatience de retrouver cette région magnifique où, disait-il, on pourrait passer des mois sans se lasser.

Parc national Huascaran

Le parc national Huascaran, qui porte le nom du sommet le plus élevé du pays (6768m) constitue une réserve biologique depuis sa création en 1975. C’est la plus haute chaîne de montagnes tropicale au monde. Le parc abriterait plus de 600 glaciers et près de 300 lagunes, souvent aux couleurs exceptionnelles. On peut notamment y observer le puya raimondii, une plante qui peut atteindre 3m de haut et vivre jusqu’à 100 ans, s’éteignant après sa première et unique floraison.

Difficile de répondre à l’éternelle question « où va l’argent ? ». On aimerait se dire qu’il est réinvestit dans le parc mais au vu de l’état des infrastructures, on doute que ce soit le cas depuis bien des années… Au moins, la classification en tant que parc national permet de fixer les tarifs et éviter tout abus. Plusieurs billets existent, selon le temps souhaité, et peuvent être achetés directement aux points d’entrée :

  • 1 jour – 30s
  • 3/4 jours – 60s
  • 1 mois – 150s

Nous avons choisi le billet d’un mois, ayant prévu moult randonnées et autres treks au sein du parc. Dans les faits, nous ne serons contrôlés qu’une seule fois, le premier jour à la laguna Churup… Si on excepte le trek du Santa Cruz où, pour une raison inconnue, personne ne nous a contrôlés (d’ordinaire, c’est bien le cas), cela s’explique par le fait que les lieux moins touristiques ne disposent pas d’un poste à l’entrée (laguna 513, laguna Shallap, laguna Palcacocha…) ou par le sens dans lequel on a procédé (check de la laguna 69 en provenance de Yungay, pas depuis Yanama/Vaqueria, check de la laguna Llaca sur la route, pas sur le trail…). Selon ce que vous avez prévu, il peut être plus intéressant de simplement prendre des billets à la journée ou celui de 3/4 jours en cas de contrôle sur le trek du Santa Cruz, sachant que des péages prévus pourraient être absents…

Côté météo, pour avoir (John) fait la Cordillère 2 fois en début de saison des pluies (à partir de octobre jusqu’à avril), on déconseillera pour ceux qui ont le choix : pluies fréquentes, sommets cachés dans les nuages… Bien sûr, c’est toujours faisable de randonner mais il faudra bien s’équiper et croiser les doigts. Les mois les pires sont souvent février-mars.

Huaraz

Si Caraz est de plus en plus plébiscitée, notamment par les français, la ville de Huaraz reste le point de chute privilégié des touristes. On y trouvera beaucoup d’agences mais aussi hôtels, restaurants, cafés et tout ce qu’il faut pour préparer ses treks : location/vente de matos de rando, fromage, graines…

Située à 3300m d’altitude, elle permet de bien s’acclimater en prévision de futures randonnées. On ira à contre-courant de l’opinion que lui portent généralement les voyageurs, John adore Huaraz ! Les environs, bien sûr, mais la ville elle-même. Ici la rando commence dans les rues défoncées, où les cailloux jonchent les trottoirs. Ravagée par plusieurs catastrophes au siècle dernier, Huaraz n’est plus la belle ville d’autrefois. Mais c’est une ville vivante, authentique où règnent le chaos si propre à l’Amérique du Sud que l’on connaît et qui nous tient à cœur.

Pour de modestes amateurs de montagne comme nous, c’est un paradis de liberté et d’aventures. C’est ici que John est tombé amoureux, fasciné et pourtant terrifié par ces glaciers immenses et majestueux. Qui sait ce que les prochaines années leur réservent…

Comme dirait le Stendhal péruvien : « au bout de chaque rue, un glacier ».

Hôtels

Hostel Montanero

Pas de surprise, nous atterrissons à l’hôtel le moins cher que nous trouvons, Montanero, un peu à l’écart du centre-ville. Le prix (29s la nuit pour une chambre matrimoniale avec salle de bain privative) est imbattable, et un petit-déjeuner basique est même inclus (seulement de 8h à 9h, hors dimanche). Une fois n’est pas coutume, la douche est chaude avec un super débit. Par contre, que c’est bruyant à l’intérieur de l’hôtel, on sera souvent réveillé très tôt le matin…

Hostel El Tambo

Un coup de cœur empreint de nostalgie. Après le départ de Camille sur la côte, John retourne à l’hostel El Tambo, où il a déjà séjourné il y a quelques années. Ça n’a pas changé, l’accueil est toujours formidable, la propriétaire Mariella, une maman poule, l’accueille comme un fils retrouvé. Parfois, elle nous gratifie d’un petit-déjeuner avec ses confitures artisanales, nous fait découvrir la mazamorra, et nous régale régulièrement de quelques galettes ou autres gâteaux qu’elle a préparés.

L’hébergement n’existe sur aucune plateforme. Pas de signe dans la rue et, même avec l’adresse, on peine à le trouver, caché au fond d’une allée entre 2 garages. L’hostel ne vit que par sa réputation, acquise et propagée par les « bikers » (vélos, motos…) notamment. On se réjouit qu’un tel lieu ait pu perpétuer au fil des années, notamment avec la pandémie.

Outre les principales commodités (douche chaude, bon wifi, cuisine commune, chambres confortables) et le prix abordable (20s en chambre partagée), c’est un vrai havre de paix, reposant, calme, où on y croise randonneurs, alpinistes, grimpeurs, cyclistes… Une vraie recommandation !

Prix en dortoir de 4 : 20s/p
Il y a également des chambres privées.

Restaurants

  • The Pizzero : après la laguna Llaca, on rêve d’une bonne pizza et on jette notre dévolu sur une petite pizzeria à l’écart avec de bons avis. Grosses portions, bien garnies, on recommande (~40s pour une grande).
  • Salme : pour fêter nos anniversaires respectifs, et par la même occasion celui du début de notre voyage (déjà un an !), on s’offre un restaurant plus chic et pourtant très abordable. Le restaurant, anciennement Raices, a été ouvert par un jeune chef liménien aux influences très européennes. S’il ne faut pas être trop pressé (compter bien 45min d’attente pour le plat), nous avons été agréablement séduits par la qualité des plats (autour de 40s). Pour Camille, des pâtes fraîches en sauce végétale, et pour John un osso buco en sauce ragu accompagné de gnocchis et raviolis. Le tout finement présenté avec quelques fleurs comestibles et notamment du cushuro, une algue traditionnelle récoltée dans les hauts lacs andins.
  • Café Canttu : un bon café pour passer quelques heures au calme à écrire (enfin) un peu de blog. Comme tout café un peu chic, s’attendre à des prix presque occidentaux (12s americano, 15s minimum pour une part de gâteau).
  • Café au marché : petite trouvaille inattendue, au beau milieu du marché central (rdc), un stand bien propre (et moderne) propose de boire un café local très bon marché (~5s americano).
  • Polleria / Chifa : les rues de Huaraz en abondent, les pollerias (portion de poulet rôti accompagnée de frites) ou autres chifas (restaurants fusion Pérou-Asie) font toujours plaisir en rentrant de trek, avec leurs assiettes gigantesques et leur prix très bon marché. Ce sont des restaurants populaires particulièrement prisés des locaux.

On trouve également beaucoup de nourriture de rue, c’est le bon endroit pour découvrir les anticuchos, le cevichocho andin ou profiter d’un churros fourré aux abords du marché. D’ailleurs, on y trouve de l’excellent dulce de leche/manjar blanco artisanal produit dans la région et des fromages très corrects.

Activités

Laguna Wilcacocha (3715m)

Difficulté

C’est finalement la lagune la plus connue de la Cordillère Noire car elle est fréquemment citée comme une rando d’acclimatation. La Cordillère Noire, c’est le massif à l’ouest de la vallée à laquelle appartiennent les villes de Huaraz et Caraz. Elle tient évidemment son nom de l’absence de glaciers, au contraire de la Cordillère Blanche, face à elle. John l’avait faite il y a quelques années, mais elle ne vaut clairement pas le détour. Il s’agit plus d’un étang avec quelques maisons autour. Elle offre cela dit une belle vue sur la Cordillère voisine par temps clair, mais c’est loin d’être le seul endroit où l’on peut profiter d’un panorama du parc Huascaran.

Elle a néanmoins le mérite d’être relativement proche de Huaraz, accessible en collectivo (jusqu’au départ du trail) et gratuite. Pour une journée d’acclimatation, on lui préférera les lagunes Radian ou Shallap (plus longue).

Laguna Churup (4450m)

Difficulté

Version courte :
6km, 650D+
4h AR

Difficulté

Version longue jusqu’à la petite lagune Churupita :
9km, 865D+
6h AR

Un petit-déjeuner est inclus dans le prix de l’hôtel alors on préfère en profiter. Mais forcément un petit-déj à partir de 8h dans une ville où on part souvent tôt pour randonner, ce n’est pas bien malin. Cela dit c’est peut-être pour réduire le nombre de couverts ! Du coup, le temps de prendre un café et de grignoter un peu de pain, on arrive autour de 8h35 dans la rue d’où partent les collectivos pour Pitec (Av. Gamarra, point sur OSM). Il est recommandé de venir avant 9h pour être sûr de trouver d’autres gens, les collectivos ne partant que s’ils ne sont pas pleins. Les derniers retours sont aux alentours de 16h, il faut donc aussi prévoir le temps de la rando. Le prix du collectivo est à 20s/p aller-retour.

Il nous faudra une petite heure de trajet. La ville ressemble à un immense champ de bataille avec des travaux de partout, et la route qui s’ensuit est particulièrement ténue avec de sacrés lacets. Le chauffeur a beau mettre un bon coup de klaxon à chaque virage, ça ne semble pas ralentir les véhicules qui se croisent à vive allure.

On parvient au départ de la rando où un garde du parc fait payer l’entrée. Nous choisissons le ticket d’un mois, sachant que nous avons prévu nombre d’autres lagunes/randonnées. C’est parti, on suit le sentier fait de hautes marches de pierre, et on prend rapidement de la hauteur jusqu’à un premier mirador permettant d’apprécier la vallée. Le sentier grimpe encore et se sépare en 2, un premier chemin en dessous qui demande un peu d’escalade avec des cordes fixes, et un autre chemin au-dessus qui est moins « technique » et rejoint directement le mirador en surplomb de la lagune.

On choisit de faire une petite boucle en prenant le sentier inférieur pour revenir ensuite sur l’autre sentier. C’est d’ailleurs toujours plus simple de désescalader que l’inverse.

Ce matin, Camille accuse le coup. Elle se revoit à l’Ausangate, quelques jours auparavant, sans aucun peps. Elle a envie de vomir en arrivant là-haut. Faut dire que ces 6 jours sur la côte ont nuit à notre acclimatation…

Environ 2h après le départ, nous parvenons quand même à la laguna Churup. Elle est assez commune, contrairement aux célèbres lagunes que compte le parc, mais elle reste appréciable. Elle offre quelques beaux reflets verts sur ses contours et les sommets, parsemés de blanc, complètent ce charmant tableau.

Après une petite pause, on poursuit jusqu’à sa petite sœur, la laguna Churupita. Camille se motive mais elle déchante rapidement, les jambes ne sont décidément pas là. On suit un sentier discutable et un peu glissant sur la gauche de la lagune puis on grimpe un bon pierrier pour découvrir un petit lac bleuté. On profite d’une nouvelle vue sur la Churup, sans les montagnes sous cet angle.

Retour au début de la Churup, on grimpe rapidement au mirador pour profiter d’un déjeuner mérité et on s’enfuit rapidement alors que la pluie commence à tomber. La redescente est assez sèche, beaucoup de cailloux et quelques passages abruptes, sans compter la dernière portion composée de grandes marches de pierre. Manque de chance, le collectivo de 15h est déjà full et on s’abrite une bonne heure sous une tôle de fortune pour attendre le collectivo suivant, vers 16h.

Laguna Llaca (4474m)

Difficulté

26km, 1160D+
6h AR

On avait prévu un programme plus chargé pour la journée mais Camille ne se sent pas de taper un 1600D+ après celle d’hier. Changement de programme avec la laguna Llaca, où l’on prévoyait initialement de camper quelques jours plus tard.

Petit-déjeuner tranquille à 8h comme la veille et on se rend rapidement aux collectivos, les mêmes que pour la laguna Churup. 2 choix sont possible, pour 20s/p (AR) ils nous laisseront sur la route principale au départ de la piste qui rejoint la lagune, ou pour 50s/p ils nous avanceront sur le chemin. On prend évidemment l’option la plus économique et après 45min, le véhicule nous dépose au départ de la piste. John se rend compte que les calculs étaient erronés, ce sont en réalité 26km qui nous attendent pour 900 de dénivelé positif ! Camille fait grise mine, après la journée d’hier elle s’était conditionnée pour… bien moins. Tant pis, nous y sommes, nous poursuivons.

La piste n’est pas directe, elle contourne le massif. On passe au bord de la longue quebrada Cojup où un petit caniche nous fait la misère et on continue longuement sur la piste jusqu’à récupérer celle qui se rend à la lagune. L’avantage c’est que marcher sur la piste est assez rapide, on prend juste un chemin pour couper les lacets à l’entrée du canyon. D’ailleurs le chemin permet de passer derrière la cabane des rangers, et on ne croisera personne pour nous demander notre ticket. C’est toujours comme ça, on ne nous le demande jamais quand on le paie…

La route est un peu longuette mais offre de belles vues dans la vallée. Un chemin, pas forcément bien marqué, semble suivre ensuite la rivière, mais on décide de continuer le long de la piste. Nous arrivons enfin au refuge de la lagune après 3 bonnes heures. La nuit dans le refuge est à 30s/p et le repas à 25s minimum. Nous avions initialement prévu de camper à côté du refuge, ce qui est gratuit.

Nous prenons de la hauteur pour découvrir la magnifique lagune Llaca, bleu laiteux, avec de beaux glaciers en fond.

Nous ne disposons pas d’une éternité, il faut encore rentrer pour attraper le dernier collectivo avant 16h. On déjeune en profitant de la vue et John part suivre le sentier qui longe la lagune sur sa gauche pour se rapprocher des glaciers.

Retour par le chemin qui suit la rivière. Le départ est bien visible avec de grands lacets qui descendent la colline, mais la suite n’est pas toujours claire et il faut passer la rivière et un bon pierrier pour poursuivre. Camille est parti en avance, pour être sûre d’arriver à temps au collectivo. Nous sommes censés nous retrouver au petit pont, lorsque le sentier rejoint la route, mais il n’y a personne quand John arrive. Est-elle restée là-haut, a-t-elle continué, s’est-elle perdue ? Par chance, une voiture passe par là et John demande s’ils n’ont pas croisé quelqu’un. En effet, elle est déjà tout en bas !

Il fait un peu la grimace et redescend en courant pour la rattraper. Le retour jusqu’à la route est long, voire interminable, et on attrape finalement le collectivo à temps.

Pour ceux qui ont le budget, prendre un taxi jusqu’à l’entrée voire à la lagune peut être une bonne solution. Si on aime bien marcher, la distance depuis la route est quand même conséquente et on ne dispose que de peu de temps pour apprécier la lagune.

Randonnée des 4 lagunes (4990m)

Difficulté

7h AR

John revient tout juste du Huayhuash. Après une semaine de flotte quotidienne, une météo exceptionnelle est annoncée pour le lendemain. Tant pis, le repos attendra.

La randonnée ou boucle des 4 lagunes est un itinéraire à proximité de Huaraz qui combine 4 lagunes et un col à près de 5000m ! C’est un tracé exigeant qui nécessite une bonne forme physique et surtout une excellente acclimatation ; cela explique en partie qu’il demeure méconnu.

Il faut prendre un collectivo pour Recresh/Willcahuain (3,5s) au niveau de l’intersection Jiron 13 de diciembre et Jiron Cajamarca. Il est recommandé de partir trop tôt sachant la distance et le dénivelé à parcourir. La route est chaotique avec des portions bien dégueux, il faut descendre au départ pour la laguna Radian.

La portion nord (laguna Radian) jusqu’au col est très roulante et, avec la neige, peut être relativement glissante dans la dernière section (difficile en descente). En revanche la portion sud est très rocailleuse, avec parfois de bonnes marches rocheuses, et la dernière portion est parfois peu évidente à trouver. Ceci étant dit, on pense qu’il vaut mieux commencer par la laguna Radian lorsque le col est enneigé (descente dangereuse), et peut-être par la laguna Ahuac en d’autres circonstances (col sans neige, neige bien compacte) afin de monter progressivement la partie rocailleuse et de bénéficier d’une descente plus douce. Mais c’est un avis purement personnel, ne l’ayant réalisée que dans le sens Radian => Ahuac.

Une taxe existe au départ de la radian. Seulement 1s ! Et avec un sentier vraiment très bien tracé, on est très loin de l’escroquerie du Huayhuash. Le sentier progresse au travers des bois puis offre quelques vues sur la ville de Huaraz et sur les massifs de la Cordillère.

Il y a 2 miradors successifs sans grand intérêt (surtout le second) puis on arrive à la laguna Radian, un petit lac sans prétention sublimé par la forêt de résineux et les imposants nevados en arrière-plan.

Une petite montée s’ensuit, toujours avec un panorama exceptionnel sur le Huascaran et consorts, puis la vallée commence à se dévoiler, elle aussi surmontée de glaciers immaculés. Non loin démarre la longue grimpette jusqu’aux lagunes. A vrai dire, c’est très roulant, les lacets s’enchaînent sans trop de difficulté.

Là-haut, c’est la magnifique lagune Mullaca qui se dévoile, avec de beaux glaciers en arrière-plan.

Il n’y a que 2-3 couples sur place, et ils font quasiment tous demi-tour, sans même jeter un œil à l’autre lagune, plus petite, cachée un peu plus loin : la laguna Carhuac, superbe.

Direction le paso Zorro désormais, via un chemin partiellement enneigé et bien raide. A cette période, c’est plutôt de la neige fondue, très glissante, il est préférable de le faire en montée que l’inverse et bien sûr, avec des bâtons. Sans, il faut s’aider des mains pour se stabiliser à certains niveaux et progresser avec précaution. Les vues en contrebas sont splendides, alors que les nuages commencent à jouer les trouble-fêtes.

De l’autre côté du paso, c’est un beau décor minéral qui se dévoile. La trace est difficile à suivre, il faut repérer les cairns dans un infernal dédale rocheux où la neige accumulée est parfois profonde. D’un point de vue personnel, c’est une partie très fun, à chercher un sentier pas toujours évident. C’est aussi une zone où bon nombre de randonneurs s’égarent alors il vaut mieux vérifier la trace GPS dès lors qu’il n’y a plus de cairn autour.

Plus bas, le sentier est de nouveau tracé et ne pose plus problème. En revanche c’est très rocailleux, avec de sacrés marches, attention aux chevilles et aux genoux, d’autant plus avec la fatigue accumulée jusque-là.

Lors de la redescente, on croise la dernière lagune de la journée, Ahuac, comme enfouie dans un cratère rocheux, et d’un bleu profond, une rareté dans la Cordillère Blanche.

Traversée des 4 quebradas (5340m)

Difficulté

Voir l’article dédié

Laguna Shallap (4273m)

Difficulté

5h AR

Dernière randonnée avant de mettre les voiles. A vrai dire, c’est une nouvelle tentative désespérée, après la météo terrible des derniers jours, en se disant que peut-être, le temps sera enfin indulgent.

Les lagunes de la Cordillère Blanche sont formidables, elles nous subjuguent à chaque fois. Et pourtant, on s’en accoutumerait presque, à force d’en voir tous les jours. Au milieu de ces lagons azurs, turquoises, ou cristallins, une petite lagune méconnue se démarque par ses nuances… de vert !

Le départ se fait de Pitec, comme pour la laguna Churup. Il suffit donc de prendre un collectivo depuis Huaraz (20s AR). Mieux vaut partir tôt car si le chemin ne présente qu’un faible dénivelé, ce sont tout de même une vingtaine de kilomètres à parcourir.

Il faut d’abord rejoindre la quebrada qui mène à la lagune, située juste après celle de Quilcayhuanca. On suit un sentier pierreux qui descend à la rivière puis remonte à l’entrée du canyon. A proximité des habitations, quelques chiens hargneux se mettent en travers du chemin.

Une fois dans la quebrada, la première partie est très boisée avant qu’une belle vallée verdoyante ne se dessine. Le sentier est bien roulant, avec de légères montées/descentes.

Comme d’habitude, ce sont des dizaines de vaches en travers du chemin mais elles semblent plutôt tranquilles au contraire du trek de Santa Cruz.

Après une dernière petite montée, c’est la belle laguna Shallap qui apparaît. Et cette fois, ce n’était pas seulement des retouches Insta, elle arbore vraiment une belle couleur émeraude selon l’orientation. Comme toujours, un glacier vient compléter le tableau.

Malheureusement, encore une fois, les glaciers demeurent partiellement masqués par les nuages et la pluie fait son apparition…

Je n’ai pas croisé de ranger sur le chemin, bien qu’il y ait une maison et une grille sur la route. La lagune étant peu fréquentée, je ne suis pas sûr qu’un ticket soit exigé. Au cas où l’on serait harangué par le ranger qui attend au départ de la laguna Churup (parfois, il est positionné plus loin sur le sentier), on prétextera qu’on fait simplement une balade dans les environs pour s’acclimater.

Thermes de Monterrey

Au retour de Caraz, après déjà plusieurs semaines de randonnée et pour l’anniversaire de Camille, on se rend aux thermes de Monterrey, à 2 pas de Huaraz. Des collectivos s’y rendent directement (2,5s) sinon on peut prendre un des nombreux transports pour Caraz et s’arrêter au croisement de la rue qui mène aux thermes (5min).

Il ne faut pas y aller trop tard, les thermes ferment à 16h30 ! Il y a 2 piscines, une en haut (15s/p) et une en bas (10s/p) ou on peut prendre un bassin privé pour 30 minutes (20s pour 2). La piscine haute n’est ouverte qu’en fin de semaine, peut-être pour répartir les gens les jours les plus sollicité ;, qu’importe on choisit celle d’en bas.

On découvre 2 bassins aux eaux ocres, sans doute bien sulfurées, d’ailleurs ça sent. Pour le coup c’est bien aménagé avec de grands vestiaires et des douches chaudes. On commence par le grand bassin, aux eaux chaudes/tièdes, autour de 33°. C’est agréable, disons qu’à cette altitude (et par beau temps), c’est la bonne température pour se rafraîchir sans avoir ni trop froid ni trop chaud. En semaine, il n’y a que quelques familles mais ça tourne sans doute à la piscine municipale les week-ends. Les quelques bambins qui sont là plongent de partout, s’essaient à la natation et se lancent leurs bouées entre eux, nous aspergeant au passage. On fait un tour dans le premier bassin, petit et peu profond, qui quant à lui affiche une bonne température, certainement au-delà des 40°. L’entrée est difficile et on n’y reste pas forcément bien longtemps. Attention, ça tourne un peu en ressortant…

On y passera tranquillement plusieurs heures, il n’y a pas de limite horaire. Une bonne adresse après quelques jours de trek !

Prix : 10s/p

Autres idées

  • Glacier Pastoruri : le glacier est une des attractions phares de la région. Pourtant elle divise beaucoup de voyageurs. Certains seront émerveillés de découvrir sans doute leur premier glacier, quand d’autres souligneront avec tristesse le déclin d’un autre géant de glace. Pour notre part, nous ne ferons pas l’excursion. Peut-être que cela aurait été différent avec le van si on était passé par la route. Mais nous déplorons le mercantile usage qui est fait de cette nature en détresse. Un glacier est un élément vivant, fascinant, que l’on devrait préserver. Il n’y a qu’à voir quelques photos pour pleurer la pollution qui envahit les lieux.
    Après, libre à chacun ! Pour le coup, l’excursion est relativement bon marché, proposée par les agences de Huaraz à partir de 50s (auxquels on rajoute l’entrée au parc). Le trajet est long, il faut compter autour de 3-4h aller-retour.
  • Site d’escalade Los Olivos : pour les amateurs d’escalade, la région regorge de possibilités. Un site aux portes de Huaraz, joignable en bus depuis le centre-ville, offre quelques voies ainsi que de l’escalade en bloc, le tout en extérieur.
  • Chavin de Huantar : au sud-est de la Cordillère Blanche, la ville abrite de célèbres ruines. Il est possible de la raccorder par un trek de 2-3 jours depuis Olleros.
  • Boucle de la Cordillère Blanche : à vélo, ou à moto, on peut réaliser une boucle de 2-3 jours réalisée par John il y a quelques années en passant par la vallée Ulta (col de Punta Olimpica) et revenir par celle de Llanganuco (col Portazuelo de Llaganuco). La première vallée est entièrement asphaltée (et en bon état) quand la seconde est en revanche plus rocailleuse. Mais c’est une boucle exceptionnelle qui par beau temps offre des vues sur le cœur du massif. Il est possible de bivouaquer ou de trouver un hébergement à mi-chemin à Chacas par exemple.

Caraz

La ville de Caraz paraît plus coquette et nettement plus calme que Huaraz. Outre d’être un bon point de départ pour plusieurs excursions, elle offre aussi son lot d’activités et restaurants.

On citera la petite cevicheria à côté du Mia Hostel qui propose notamment un almuerzo à 12s avec ceviche en entrée puis arroz con mariscos, chicharron de pescado… En revanche ce n’est pas le service le plus rapide qu’on ait connu.

Sur la place, le restaurant Bolivar (à ne pas confondre avec la cafeteria du même nom) propose de bons almuerzos simples à 10s.

On trouvera également des glaces pas chères sur la place et, de partout, du manjar blanco (dulce de leche) artisanal.

Côté marché, que ce soit pour les treks ou pour tenter une tartiflette, on trouvera du fromage local un peu affiné. Sinon à l’extérieur une papa rellena ou quelques brochettes de viande sauront contenter un léger appétit.

Enfin, à 2 rues de la place centrale, Berrymania propose en dégustation des vins de baies produits sur la région. C’est assez sucré en général mais certains sont plutôt chouettes (quoiqu’un peu onéreux) comme vins d’apéro.

Mia Hostel

A Caraz, le choix de l’hébergement ne se pose pas vraiment. Nous avons vu moult messages sur le groupe des français au Pérou recommandant le Mia Hostel, à quelques pas de la place centrale. Nous avons lu qu’il est souvent (toujours !) complet alors cette fois nous avons réservé quelques jours à l’avance.

Lorsque nous arrivons, nous sommes accueillis par le propriétaire des lieux, Juan Carlos, qui nous explique avoir quitté son travail pour se consacrer à ce qui lui plaît vraiment. D’ailleurs on se rend vite compte que ça inclut parler, échanger et partager. Et on est parti pour une bonne heure ! Il nous fait la visite des lieux, nous explique les randonnées à faire dans les environs, nous parle des bruyantes célébrations qui animent tous les jours, à n’importe quelle heure, les rues de Caraz… Autant dire que nous sommes chaudement accueillis. Et c’est sans compter les multiples barbecues et cocktails qu’il nous préparera régulièrement.

L’hostel dispose d’assez peu de lits, environ 12, en dortoir ou chambre privée. La nuit est à 25s/p, peu importe le type de chambre, et une cuisine commune très bien équipée (four, mixeur…) est présente.

Nous resterons plusieurs jours à l’auberge, avant le trek du Santa Cruz, puis à nouveau plusieurs jours en revenant. Clairement, nous nous serons rarement aussi sentis chez nous que là-bas, partageant tartiflettes (4 !) et anecdotes avec les autres voyageurs (beaucoup, beaucoup de français). Un vrai hub social !

L’une des grosses plus-values, c’est le partage des taxis avec les autres groupes. Sur une fiche, dans la « cour à manger », les personnes peuvent ajouter leur nom à l’activité souhaitée pour le lendemain : lagune 69, lagune Paron, Cajon del Pato… En fonction du nombre de personnes inscrites, on divise ainsi les frais des taxis (rentables à partir de 4 personnes et jusqu’à 7 par véhicule !).

Activités

Laguna 513 (4431m)

Difficulté

4h

La 513 est une lagune encore méconnue et à laquelle se rendent peu de voyageurs. Elle n’était à vrai dire pas forcément dans nos plans. Nous avions surtout en tête la Paron et la 69, mais plusieurs personnes étant intéressées par celle-ci, nous décidons de nous joindre pour partager un taxi. Nous ne sommes que 4, on se divisera les 200s soit 50s/p.

Le «sachiez-vous» ?

Mais qui a eu l’idée de la nommer « 513 » ? La raison est la même que pour la célèbre lagune 69. Lors de la création du parc national Huascaran, il fallut nommer toutes les lagunes intégrées au parc et qui ne disposaient pas encore d’un nom local. Il leur fut donc associé le numéro correspondent à celui du glacier principal qui les alimente, d’après le registre national des glaciers.

Départ à 6h30, pour le coup c’est une lagune qui est plus proche de Huaraz, elle se situe sur les hauteurs de la ville de Carhuaz (et pas Caraz, quelle idée de choisir des noms aussi similaires…). On est parti pour 1h30 de route, goudronnée puis « pas si pire » jusqu’au départ de la rando. En chemin on aperçoit au loin le légendaire Huascaran, toit du Pérou du haut de ses 6768m. La lagune étant encore peu connue, il n’y a pas de point de contrôle, son accès est donc « gratuit ».

On commence par grimper un premier mur de pierre qui barre la route puis un second pour suivre une belle vallée verdoyante peuplée d’ânes, vaches et bouses énormes. Il ne faut surtout pas couper au travers, c’est particulièrement boueux à certains endroits, mieux vaut suivre le chemin. Le temps est maussade mais on aperçoit les imposantes montagnes qui encerclent là-haut la lagune.

Après un long plat on commence à remonter la rivière, le terrain est plutôt bon, à quelques cailloux près. On aperçoit de belles cascades qui s’écoulent le long de dalles rocheuses. A mi-parcours on parvient à une première lagune sympathique. Un petit pont en bois nous induit en erreur, il faut en réalité rejoindre le lagune et enjamber la rivière qui s’en écoule pour poursuivre le sentier.

Par temps pluvieux, c’est assez glissant, on progressera avec attention notamment lors de la descente. On aperçoit déjà de beaux glaciers dans cette dernière portion.

Après quelques jours, Camille s’est bien réacclimatée et nous rattrapons 2 groupes partis plus tôt le matin pour parvenir en premier au mirador de la grande lagune 513, qui apparaît soudainement après un virage rocheux. Elle est magnifique, d’un bleu profond. Quant au décor, il est formidable. Les pics rocheux et glaciers sont monumentaux et complètent un tableau déjà parfait, même par temps nuageux.

On monte un peu plus haut sur la digue rocheuse pour obtenir d’autres points de vue de la lagune. Pour le casse-croûte ça attendra, le vent glacial n’invite guère à la contemplation. Après quelques dizaines de minutes, on entame la redescente jusqu’à la première lagune où nous pique-niquons à l’abri derrière un rocher. Fin de la redescente et retour à Caraz pour 15h.

Trek Santa Cruz (4750m)

Difficulté

Voir l’article dédié

Laguna 69 (4600m)

Difficulté

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Laguna Paron (4155m)

N’ayant pas fait la laguna Paron il y a quelques années, elle faisait partie du haut de notre liste de courses. Ce n’est pas une randonnée, sachant qu’on peut monter au refuge en voiture, à moins de marcher depuis le village de Paron ou de poursuivre jusqu’aux petites lagunes suivantes, l’Artesonchocha voire la laguna Congelada. Pour le coup, nous ne disposons que de 3h sur place, le temps inclus dans le prix du taxi, ce qui ne nous laisse pas la possibilité de faire les +20km AR aux petites lagunes.

Nous partageons un taxi avec d’autres occupants de l’hôtel. Nous sommes 7 à nous diviser les 180s du taxi, ce qui revient à seulement 26s par personne, auxquels on ajoute 5s d’accès à la lagune. Elle n’est pas inclus dans le ticket du parc Huascaran. C’est politique. Constituant une abondante réserve d’eau qui alimente de nombreuses vallées en aval et la centrale électrique du canyon del Pato, elle a été « privatisée » par les communautés locales pour limiter son exploitation. Bref, on retiendra que l’entrée ne coûte que 5s, soit bien moins qu’une journée au sein du parc !

Départ à 7h30 de l’hôtel, il nous faut une petite heure et demi pour parvenir au lac, la piste est plutôt correcte. Nous parcourons les derniers mètres à pied, la route étant coupée suite à des effondrements (fréquents). On commence par monter au mirador et profiter de belles vues sur la lagune dans sa longueur. Les glaciers ne se dévoileront que partiellement et on ne profitera pas de la magnifique pyramide de l’Artesonraju, la célèbre montagne de Paramount.

Après avoir longuement discuté, posé sur notre grand tas de cailloux qui surplombe la lagune, on redescend pour l’observer de plus près. D’autres touristes commencent à arriver, certains font un (tout) petit tour de bateau (jusqu’à la ligne de flottaison).

On suit également le sentier qui longe la lagune sur sa gauche, du moins sur quelques centaines de mètres. Il est déjà 11h, il est temps de retourner au taxi.

La lagune est magnifique, c’est incontestable. Pourtant les gens lui préféreront parfois d’autres comme la 69 et la 513, qui s’apprécient forcément d’autant plus au prix d’une bonne randonnée, ou qui sont moins populaires (513).

Canyon del Pato

Voila une activité peu connue à Caraz et qui change de la randonnée. Descendre le canyon del Pato à vélo (ou moto si on le souhaite). Jonathan l’ayant déjà fait par le passé, je (Camille) me lance avec une copine rencontrée à l’auberge de Juan Carlos.

C’est un itinéraire de 40km avec 800m de dénivelé négatif (quasiment pas de montée) entre Caraz et Huallanca longeant le Rio Santa. Sa particularité ? Une piste de 37 tunnels !

Nous partons à 9h de Caraz après avoir récupéré nos vélos à Moto Rent Huascaran. La location à la journée coûte 50 soles (compter 30 à 40$ pour une location de moto). On nous équipe d’un gilet réfléchissant, une lampe (important dans les tunnels sombres), une pompe à vélo, un kit de crevaison (d’autres amis ont crevé 6 fois !). Un des gérants nous accompagnera sur les premiers kilomètres pour sortir de la ville et s’assurer que tout se passe bien.

Durant les 25 premiers kilomètres, on roule sur une route asphaltée en plus ou moins bon état. Il faudra éviter quelques trous sur notre passage. Régulièrement des éboulements bloquent celle-ci, on nous avait prévenu qu’il y avait beaucoup de travaux. C’est d’ailleurs la seule route qui relie les deux villages. Pas de chance, on doit s’arrêter dès la sortie de la ville pour cause de travaux, on patientera 15min sous le soleil qui commence à bien nous réchauffer.
Nous voilà reparti avec une horde de voitures et camions qui nous doublent à vive allure.

On roule entre la Cordillère Blanche et la Cordillère Noire. Plus on descend et plus le paysage devient sec, nous sommes entourées de champs et d’exploitations sous serres (fraises, framboises…). La circulation commence à se faire moins dense. Nous commençons à entrevoir le canyon. L’eau provient des glaciers de la Cordillère Blanche ; pourtant si cristalline en altitude, elle est bien marron dans le canyon. Le débit est important alors que nous ne sommes pas encore en saison des pluies. Le canyon alimente une des plus importantes centrales hydroélectriques du pays. Nous en verrons les infrastructures tout au long de la route.

Fini l’asphalte nous voilà sur la piste ; pas mal de cailloux mais assez correcte. C’est le moment qu’on attendait ! Premier tunnel puis un deuxième, nous en enchaînerons 37 au total ! Les tunnels peuvent parfois être de plusieurs centaines de mètres, nous plongeant complètement dans l’obscurité. Heureusement pour nous, nous ne croiserons qu’un seul camion. Évidemment on s’arrêtera à plusieurs reprises pour des pauses photos, on est assez impressionné par la construction de cette route et de tous ces tunnels.

Juste avant le village d’arrivée on aperçoit une immense centrale hydroélectrique, il y a même un village pour ceux qui y travaillent. On arrive ensuite à Huallanca pour 12h. On s’arrête sur le bord de la route et 20min plus tard le bus reliant les villages nous récupère avec nos vélos pour 20soles/p.

Le bus remontera jusqu’à Caraz par le canyon, offrant de nouveaux angles de vues. On rend les vélos et nous rentrons pour un déjeuner (bien mérité) préparé par John.

Descendre le canyon del Pato à vélo est une activité très sympa à faire, cela change un peu de la randonnée. Les paysages et le climat sont bien différents pourtant pas si loin de Caraz. Les passages de tunnels sont le point fort de cette descente.

Prix : 50s (location) + 20s (trajet retour) = 70s/p

Autres idées

  • Boucle/Trek de l’Alpamayo : l’Alpamayo est considéré comme l’un des plus beaux sommets du monde. Une boucle permet d’en faire le tour en rattrapant l’itinéraire du Santa Cruz ou en poursuivant jusqu’à l’est de la Cordillère. C’est un itinéraire plus exigeant mais bien moins fréquenté que le Santa Cruz. C’est également une bonne alternative au Huayhuash.
  • Prolongement du Santa Cruz : pour celui-là, c’est une simple observation de la carte (et confirmation de la part du bureau des guides) : il serait possible de lier Vaqueria avec la vallée Ulta de l’autre côté au sud, comme une extension au Santa Cruz. On pourrait ajouter au passage 2 nouvelles lagunes : Chacllacocha et Huallcacocha.

Bilan

John l’avait dit, on pourrait rester plusieurs mois autour de Huaraz sans se lasser. Au final, si Camille aura écourté le séjour pour retrouver un climat plus clément, il sera resté exactement 1 mois ! Comment ne pas tomber sous le charme de ces glaciers majestueux, de ces lagunes magnifiques ? Pour un amateur de montagne, c’est un immense terrain de jeu, pour d’autres la 69 sera peut-être la seule randonnée de leur vie. Qu’importe la manière, à pied, en voiture, en vélo… Chacun y trouvera son compte !

Enfin, la Cordillère Blanche est également un haut lieu de l’andinisme. Les sommets sont en revanche parmi les plus techniques du continent et les prix des guides bien plus élevés qu’en Bolivie par exemple. Pour notre part, nous ferons l’impasse sur cette pratique.

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