Comme chaque année pendant la saison des pluies (généralement les mois de mars – avril), le salar d’Uyuni se recouvre d’une fine pellicule d’eau. Si l’accessibilité du salar est plus compliquée, l’effet miroir est extraordinaire. Face à la météo compliquée à laquelle nous faisons face au nord de l’Argentine, nous décidons de nous rendre rapidement à Uyuni pour profiter de ce phénomène unique. Nous repasserons ensuite, dans quelques mois, dans la région de Salta et remonterons de nouveau à Uyuni, une fois le salar sec. Ainsi nous profiterons du salar sous ses 2 formes !
Cette article traite de nos 2 passages, en mars puis en juillet 2025.
Le salar d’Uyuni en saison des pluies
1er round, l’insubmersible
Après être entré en Bolivie par le paso Villazon puis passé par Tupiza, on arrive à Uyuni à la mi-mars. Les pluies ont recouvert le salar depuis plusieurs semaines comme on le constate sur les stories d’autres voyageurs.

A Uyuni on fait laver le véhicule avant de nous aventurer sur le désert de sel. Les stations de lavage sont nombreuses et parfois bondées, toutes les agences en profitent également entre 2 tours. On trouve une petite station au sud où ils acceptent pour 60bs de faire le lavage intégral et de pulvériser ensuite de l’huile sous la carrosserie afin de la protéger des effets du sel. Il faudra ensuite un nouveau lavage minutieux au retour pour enlever toute trace. Le sel agit rapidement et pourrait fortement endommager le véhicule en tardant trop. Quand nous roulions en vélo sur les salars, notamment celui de Coipasa plus au nord, immense pataugeoire de sel, la transmission rouillait dès le lendemain !
Le véhicule est prêt, tout brillant, on ne l’avait sans doute jamais vu ainsi. Ce premier nettoyage a au moins eu le mérite de le débarrasser de toute la terre incrustée. On fait un petit tour au marché pour acheter quelques légumes, du pain et avaler un petit sandwich sur le pouce. Passage obligé par la station où une queue de plusieurs centaines de mètres nous attend. On savait que l’essence était un sujet compliqué en Bolivie, nous voilà en plein dedans. La majorité des stations n’ont pas l’autorisation de servir des véhicules étrangers, John va donc demander s’il est possible de faire la queue. L’agent nous confirme que l’on peut faire le plein et nous propose même de passer devant la queue ! On ne comprend pas tout à fait pourquoi mais quitte à payer plus cher que les locaux, autant que cela vienne avec des privilèges !
Direction le salar par la nationale, parfaitement asphaltée, jusqu’à Colchani, village d’entrée au désert. Une longue ligne droite conduit ensuite au départ où pas mal de gens sont stationnés. Lorsque l’on parvient au pied du salar, on constate près de 30cm d’eau de hauteur ! Quelques véhicules s’engagent, la profondeur de l’eau semble encore augmenter davantage, près de 50cm à certains passages !


On sait d’autres témoignages que l’entrée du salar est la partie la plus profonde, le niveau de l’eau est moins haut une fois passé cette première partie, encore faut-il pouvoir la passer sans encombre… Longue hésitation, nous avons déjà traversé une zone inondée similaire au nord Argentine mais la distance était moins importante et nous profitions du sillon tracé par un autre véhicule.
L’équation est simple ; nous avons fait tout ce trajet pour venir voir le salar sous l’eau, soit on tente avec le van, soit on passera par une agence, mais hors de question de repartir bredouille. On finit par se résigner et on rentre à Uyuni, non sans déception. Une fois rentré, on cherche rapidement une agence qui aurait de la disponibilité pour le lendemain et surtout qui propose des tours à la journée et non le classique 3j/2n qui inclut le Sud Lipez. On jette notre dévolu sur l’agence Skyline Traveller qui semble avoir de bons retours et qui propose la journée à 300bs/p. Rendez-vous le lendemain matin.
On se rend désormais au cimetière de trains, arrêt classique des tours au départ d’Uyuni. Même la ville est à moitié sous l’eau, dès qu’on s’éloigne du centre-ville il faut traverser d’immenses flaques de boue sur une piste défoncée. Dire que la titine était toute immaculée après le lavage de ce matin… Au cimetière, il n’y a presque personne en fin d’après-midi, on peut profiter du lieu en toute quiétude. On se pose d’ailleurs de l’autre côté pour passer la nuit.




2ème round, en agence, comme tout le monde
Ce matin, on se rend à l’agence pour l’excursion. Il y a du monde, de toute nationalité, qui attend déjà devant. Ils font tous la boucle complète sur plusieurs jours. En raison du niveau d’eau sur le salar, les tours ne peuvent pas s’aventurer très loin et ne se rendent pas sur l’île d’Incahuasi mais rentrent à Uyuni en fin de journée. Nous allons partager une voiture à 6 et nous rentrerons tous ce soir ; les autres repartiront ensuite le jour suivant en direction du Sud Lipez.
Le départ est un peu longuet, on attend que tout le monde arrive et ils chargent les différents véhicules. John, en grand fan de tour guidé, fait déjà grise mine. Allez c’est parti, direction le cimetière de trains. Ça secoue toujours autant avec le 4×4, c’est juste un peu plus rapide. Quand on arrive au cimetière, imaginez Disneyland un samedi de juillet, ça grouille dans tous les sens, tout le monde grimpe aux wagons en prenant des selfies. Pendant 30 bonnes minutes on se remémore la tranquillité du lieu la veille en fin de journée.

On est reparti, cette fois direction du salar. On s’arrête à Colchani de nouveau 30 minutes au milieu des boutiques de sel et de souvenir. Au passage on nous montre brièvement comment est récolté et transformé le sel. En bons touristes, on achète notre petit sachet de fleur de sel, on fera du caramel au beurre salé avec !


Direction l’entrée du salar où on s’arrête de nouveau une vingtaine de minutes. Cette fois nous pouvons profiter paisiblement des vues sur le salar. Du moins, pas de partout, on se fait bouger par un photographe car nous sommes dans son champ. Il réalise des effets d’optique avec diverses peluches ou jouets, on sait désormais d’où vient cette fameuse photo avec le dinosaure que tant prennent. L’eau est assez profonde par endroits et il faut avancer prudemment pour ne pas finir le pantalon blanchi par le sel malgré les bottes (surtout, demandez de hautes bottes !).


Cette fois c’est vraiment parti, on commence à longer le salar sans trop s’avancer. La réflexion offerte par cette fine pellicule d’eau est formidable. Malheureusement de l’écume est présente à la surface, elle se forme après d’importantes pluies et peut prendre plusieurs jours pour disparaître. Certaines zones en sont gorgées et cela nuit un peu aux photos.

On roule un bon moment et on passe quelques curiosités façonnées en sel, comme les escaliers vers le ciel ou le labyrinthe de sel. C’est l’heure du repas, le guide installe la table dans l’eau et on déjeune plutôt bien au beau milieu de ce miroir géant.


On repart en sens inverse, direction le comedor de sal et la place des drapeaux. Le bâtiment est joli, entièrement construit en sel. Il est utilisé par les tours pour déjeuner, mais ce n’est ni un restaurant ni un hôtel, bien qu’il y ait une chambre en sel.


On erre entre les voitures des tours. Il y a une place avec les drapeaux de tous les pays, où tout le monde cherche le sien, ainsi qu’un grand monument Dakar qui témoigne du passage du rallye il y a quelques années depuis qu’il se déroule en Amérique Latine.


On cherche ensuite un spot pour assister au coucher de soleil. Avant cela, c’est la fameuse séance photos. Tout le groupe se met en ligne, ou en rond, dans différentes positions, pendant que le guide prend des photos/vidéos pour jouer avec la perspective.

Avant de profiter d’un magnifique coucher de soleil…




Retour à Uyuni aux alentours de 20h30. On se rend à l’hôtel Tonito, qui cache une chouette pizzeria, Minuteman. Pas de menu à l’entrée ni même de pancarte, on sonne et un guichetier vient nous ouvrir et nous dirige vers une charmante petite salle plutôt animée.
Plusieurs tailles de pizza existent pour toutes les faims et une tripotée de bières artisanales. John part sur la grande et elle est… énorme ! Camille se félicite d’être resté sur la taille inférieure. Les pizzas ne sont pas ce qu’il y a de plus bon marché pour la Bolivie mais elles sont bonnes et généreuses.
Le lendemain, nous partons pour Potosi. On décide de se garer à l’est de la ville, pour ne pas avoir à retraverser Uyuni le lendemain. Il fait nuit, nous trouvons difficilement le chemin pour quitter la route (peu après le péage). On poursuit une centaine de mètres pour s’éloigner un peu de celle-ci et… on se plante dans un tas de sable. Tant pis, on verra demain matin (ce qui nous prendra bien 2 bonnes heures…).


Uyuni
On passera par Uyuni à 2 reprises, en saison humide (mars) puis quelques mois plus tard en saison sèche (juillet). La ville n’a vraiment rien de charmant avec ses ruelles sales et défoncées, mais c’est un passage obligé en Bolivie. Et le centre est toujours animé du côté du marché.
A notre, premier passage, nous bivouaquerons près du cimetière de train, calme (sinon un train qui passe dans la matinée) et avec suffisamment d’espace. La seconde, après une semaine terrible dans le Sud-Lipez, nous avons besoin de nous poser et de trouver un certains confort, et finirons à l’hôtel Piedra Blanca, un peu cher pour nos standards (280 BOB/nuit pour une chambre de 2 avec salle de bains privée) mais très moderne, très propre, avec le petit-déjeuner inclus et un parking privé.
Côté resto on se fait un peu plaisir, quelques saltenias sur le pouce à midi (3 BOB !) ou des tucumanas, tamales… (6BOB) autour du marché, on fait une churrasqueria, un de ces barbecues sur le trottoir, avec frites/pâtes et buffet de crudités, pour seulement 25BOB, et on trouvera même quelques burgers plutôt bons.


A chacun de nos passages, on fera un tour à la pizzeria Minuteman, dissimulée à l’intérieur de l’hôtel Tonito dans le centre. L’endroit est chaleureux et prisé des touristes. Les pizzas sont bonnes et généreuses, compter 70bs pour une pizza normale et 130bs pour une géante. Il y a également des bières artisanales (35bs) disponibles et le wifi fonctionne plutôt bien. On y retournera à chacun de nos passages à Uyuni.


Après ce qu’on a fait endurer au van, on fera aussi le tour des garages de la ville : chapista (carrosserie), mecanico (courroies), gomeria (pneus), alineacion et balanceo (parallélisme), et même un magasin d’électronique pour une nouvelle batterie ! Heureusement la ville est fournie de ce côté-là, il faut bien entretenir les véhicules des tours !
L’eau d’Uyuni est parfois réputée potable (ce qui est rare sur l’altiplano). En tout cas nous n’avons pas filtré celle du marché, sans souci ultérieur.
Palacio de sal
C’est une adresse recommandée par nos amis fbw_project_vanlife. Nous ne sommes guère coutumiers des établissements luxueux, et encore moins depuis le début du voyage, mais nous le méritons sans doute après cette longue semaine dans l’enfer du Lipez. Qui plus est, le cours du bolivianos a chuté les derniers mois et affiche désormais 1€ pour 18BOB (marché parallèle), contre 8BOB par le biais d’une banque. Grossièrement on divise par 2 les tarifs affichés ! Aussi triste soit-il pour l’économie locale, c’est le moment de se faire un peu plaisir !
Nous réservons donc pour 2 nuits le Palacio de Sal, un luxueux hôtel près de Colchani, au bord du salar.
Nous terminons les réparations et achats à Uyuni et arrivons ainsi au Palacio sans autre préoccupation. 2 nuits, c’est le minimum pour se poser et profiter des services de l’hôtel. Toutes les chambres ne sont pas disponibles sur nos dates alors on fait un mixte avec une nuit en suite VIP et la seconde dans une chambre plus « modeste », la standard.

Petit cocktail (pisco) d’arrivée et on ne perd pas de temps, direction le spa ! On déambule dans l’hôtel en peignoir, ça faisait bien longtemps que l’on n’avait pas fait ça…


Tout l’intérieur est fait de sel, c’est très joli, tout en restant sobre. Quelques décorations traditionnels viennent colorer l’ensemble. C’est également très lumineux (contrairement aux chambres) faisant ressortir la blancheur du sel.



Le spa, dont la baie vitrée donne sur le salar, est composé d’une piscine (plus ou moins chaude) avec quelques remous par endroits et d’un hammam avec des tisanes fraîches à disposition. Évidemment d’autres services (additionnels) sont possibles : massage… On y retournera régulièrement : un peu le matin, dans l’aprem, en début puis en fin de soirée…


Au « bar lounge », on fera quelques parties de billard, tandis qu’on s’essaiera aux mini-jeux à l’extérieur.


A l’extérieur, c’est la feria del desierto, un espace qui mêle traditions et classiques dans un esprit de kermesse : un magnifique carrousel, une grande roue, des trampolines, et de petits jeux d’adresse, voire même quelques tableaux pour laisser s’exprimer son âme d’artiste.




On profitera de la grande roue pour apprécier le coucher de soleil.


Ensuite, après le coucher de soleil, direction les braseros (artificiels) face au salar. On s’équipe pour le froid à venir avec de jolis ponchos traditionnels (et chauds) en libre-service. Tout s’illumine, c’est splendide.



Le soir il est possible de dîner au grand buffet dans la grande salle de restaurant (216BOB/p), c’est ce qu’on fera le premier soir : viande de lama à la plancha, poulet cuit sur le sel, truite, shiitakés… Purée, quinoa, riz… Crudités, pickles… Soupe de choclo (maïs), desserts (fruits, glace…). On est agréablement surpris par le large choix et la qualité des plats, John mange comme un goret !
Il est également possible de manger, en cours de journée comme le soir, au « food-truck » à l’extérieur, sous la verrière ou dans les petites salles de cinéma privée face au salar. Ils proposent une tripotée de plats du monde, encore une fois de bonne qualité. On y mangera le deuxième soir, John optant pour un énorme bife de chorizo (150BOB) quand Camille tentera la fondue au fromage (100BOB), avec un peu moins de réussite.


Le petit-déjeuner est inclus dans la nuitée. Encore une fois, c’est un beau et large buffet : fromage, charcuterie, bacon, fruits frais, omelette à la minute… Et un grand choix de pains et tartinades (miel, dulce, confiture, sirop d’érable…).
On ne va pas se mentir, ce n’est pas un hébergement classique de backpacker au budget serré ! Mais pour une belle occasion, dans ce décor exceptionnel au bord du salar, c’est l’endroit parfait pour se relaxer, Disons que nous en avions cruellement besoin !
Prix de la nuit :
- Standard : 199$ – 1386BOB
- VIP : 249$ – 1738BOB
- Suite : 303$ – 2109BOB
En considérant le taux (non officiel) de l’époque, oscillant entre 15 et 18BOB pour 1€, le coût de la nuit revenait à 77€ pour 2.
Les prix sur Booking, ou directement sur le site, sont aberrants. Nous sommes passés par un intermédiaire, Francisco (+591 72201119), pour obtenir les options et réaliser la réservation. Il faut bien insister pour payer en liquide (et ainsi profiter du taux parallèle). Seul bémol, on doit passer payer la réservation à l’avance à l’hôtel. Par son biais, on avait aussi eu une ristourne de 10% en négociant (sans vraiment le vouloir).
Le salar d’Uyuni en saison sèche
Ce matin, c’est tranquille. John dévalise le buffet du petit-déjeuner, puis on fait un tour au spa pour profiter une dernière fois. Manque de pot, il est en maintenance ! C’est déjà la deuxième fois de suite alors que c’est censé ouvrir à 9h, ça la fout un peu mal pour un hôtel qui se veut haut de gamme…
Tant pis, on ne va pas attendre et on quitte l’hôtel pour nous aventurer sur le salar. Direction la place des bannières dans un premier temps puis on essaiera de se diriger comme on peut, il faut savoir que les traces mappées ne sont pas forcément existantes, et inversement. Chaque année, le salar se recouvre et d’eau et certaines traces disparaissent. Puis vient la saison sèche et de nouvelles traces sont dessinées par les 4×4.
L’état des traces est très variable, du parfaitement lisses au un peu rugueuses, ou avec des trous de partout. Contrairement au salar de Coipasa, plus au nord, qui est une vraie bouillasse toute l’année, le salar d’Uyuni est bien compact en saison sèche. Globalement on peut donc rouler n’importe où, il faut simplement se méfier des abords des îles. C’est là que bien souvent les visiteurs se plantent dans le sable meuble et profond.


Il y a encore quelques petites flaques à l’entrée mais on est bien loin des 30cm à notre passage précédent. Après les bannières, on prend la direction d’Incahuashi, l’île la plus connue et visitée du salar. Son accès est payant alors on ne marquera pas d’arrêt et on poursuit vers l’isla del Pescado , la plus grande du salar.

Là-bas, on se retrouve seuls au monde. Tous les tours vont à Incahuasi, rares sont ceux qui s’aventurent jusqu’ici, pour notre plus grand bonheur. On s’essaie un peu au jeu des perspectives mais on n’est pas bien doué et on se lasse rapidement. Tant pis, on compense avec quelques angles photographiques.


Bien sûr, on grimpe sur l’île pour obtenir un beau panorama du salar. D’immenses cactus parsèment l’île, les vizcachas fuient à notre approche.



En haut nous obtenons une superbe vue à 360° du salar qui s’étend à perte de vue, on n’en distingue pas la fin. On aperçoit aussi le volcan Tunupa que l’on voulait grimper, malheureusement on manque de temps, notre visa s’expirant dans à peine quelques jours.


On reste quelques heures à arpenter l’île et ses alentours avant de reprendre la route, tranquillement, sur le salar.



Après une nuit au cimetière de trains, direction le lavadero à la première heure. Il y a l’embarras du choix, on en choisit un au nord, à la sortie de la ville. Pour 60BOB, le van a le droit à un nettoyage intensif puis huilage pour éviter l’oxydation. Cela prendra facilement une heure, d’autant que les tuyaux sont gelés au matin, et le gars doit les passer au chalumeau pour que l’eau sorte enfin !
Bilan
On en aura vu un paquet des salars avant celui-ci… Mais le salar d’Uyuni reste quand même l’un des plus beaux, par sa blancheur étincelante, notamment en début de saison sèche (après avoir été « lavé » par la saison des pluies), et le plus grand, permettant ces fabuleux effets de perspective. Ses 2 saisons offrent une expérience radicalement différente. En saison sèche, on peut vadrouiller à notre guise et s’éloigner des sentiers battus. D’ailleurs on aurait pu y passer plusieurs jours si nous n’avions eu cet impératif de temps par rapport au visa. A l’inverse la saison humide ne permet pas toujours d’accéder à tout le salar mais offre un effet miroir sans pareil. Il faut sans doute avoir vu ça une fois dans sa vie…

