Après quelques jours à flâner dans la ville d’Arequipa, on décide d’enchaîner avec de petits treks parmi les 2 plus hauts canyons d’Amérique : celui de Colca dans un premier temps, destination populaire, puis celui de Cotahuasi, aux antipodes.
Canyon de Colca
Le canyon
Le canyon de Colca est un grand classique du Pérou. Pour le commun des mortels, c’est le deuxième trek incontournable du pays, avec l’accès au Machu Pichu (Inca Trail, Salkantay). D’ailleurs entre 2000 et 3500m, c’est un bon moyen de s’acclimater un peu en prévision de Cusco ou du Titicaca.
Ce serait le deuxième plus grand canyon d’Amérique, après celui de Cotahuasi, plus au nord. On ne sait pas trop comment sont réalisés les calculs, mais tout le monde semble à peu près s’accorder là-dessus !

Logistique
Le canyon de Colca est très populaire, ce ne sont donc pas les offres d’hébergement qui manquent notamment dans les villages principaux : Cabanaconde, San Juan, Sangalle… En général, pas besoin de réserver à l’avance. On en trouve pour tous les prix, à partir de 10$/p (sans le dîner) et jusqu’à bien plus haut.
Pour les bus, idem, il est aisé de s’y rendre depuis Arequipa. Des bus partent tôt le matin et jusqu’en début d’après-midi. Le trajet prend environ 6h (30s) et selon la période, il vaut mieux réserver sa place.
Itinéraire
Beaucoup de variantes sont possibles. La plupart des gens se contentent d’une boucle Cabanaconde – Sangalle – San Juan de Chuccho, dans un sens ou dans l’autre, en 3 jours. Pour de bons marcheurs, 2 jours peuvent suffire amplement, ou alors on prend le temps et on profite par exemple de la piscine à Sangalle.
Certains décident de passer par Llahuar et font généralement un choix entre San Juan et Sangalle. John qui est déjà passé par Sangalle il y a quelques années n’est pas fan, il trouve la petite oasis mignonne, verdoyante, mais bien trop touristique. A l’inverse San Juan et Llahuar paraissent plus tranquilles.
Pour ceux qui souhaiteraient s’éloigner encore plus des sentiers battus (et qui ont le temps), la vallée du rio Huaruro, qui passe par Fure, Llatica, est très sympa, bien plus authentique et tranquille. On peut aussi choisir d’explorer le canyon du côté de Chivay, mais pour le coup on ne connaît pas cette partie.
Difficulté
Comme toujours, tout est relatif. L’altitude reste élevée mais bien moindre que sur l’altiplano voire les alentours de Cusco (Salkantay, Ausangate). Pas de grande difficulté pour des randonneurs habitués mais les dénivelés restent conséquents (et brutaux) et la chaleur de l’après-midi, écrasante.
Cela dit sur seulement 2 jours (même 1 jour et demi) comme dans notre cas, c’est un peu plus rude !
Budget
- Entrée canyon : 70s/p = 140s (pas payés, mais comptabilisés)
- Bus = 30s/p (le trajet) = 120s AR
- Camping lodge Llahuar : 15s/p = 30s
- Nourriture = bouteille de gaz (~10s, restes de la Bolivie) + bouffe (68s) = 78s
- Sur place : coca-cola (7s)
Total : 375s = 47€/p pour 2 jours
Total en semi-autonomie : à partir de 75€/p
Total avec une agence : à partir de 70€/p (hors billet d’entrée – 17€)
Récit
J-1 : Arequipa => San Miguel
On prend le bus Andalucia à 11h30, qu’on a réservé en ligne (redbus) pour éviter toute déconvenue. Le trajet dure normalement 6h, dans les faits on s’arrête tous les kilomètres pour prendre des locaux, bien plus que le nombre de sièges du bus. On se retrouve avec une quinzaine de personnes debout dans l’allée, et tous s’assoient systématiquement sur l’accoudoir de John, quand ce n’est pas sur son épaule.
La route est désertique mais offre quelques beaux points de vue sur le volcan Chachani et la réserve de Salinas y Aguada Blanca. On passe un col assez élevé (et froid) puis on descend à Chivay avant de longer l’impressionnant canyon (mieux vaut être placé à droite du bus pour en profiter à l’aller).
On s’arrête à San Miguel, juste avant Cabanaconde, et on part chercher un bivouac à flanc avec vue sur le canyon. On croise un local qui fait joujou avec son détecteur de métal. Le terrain appartiendrait à son frère, il ne voit pas d’inconvénient à ce qu’on pose une tente dans le coin. L’air se rafraîchit à la tombée de la nuit, mine de rien on est à 3350m. Ce soir c’est sandwich avocat rapide et au dodo.


J1 : San Miguel => Llahuar
20km, 950 D+
Ce matin, départ aux aurores. Déjà on profite de la fraîcheur du matin et avec un peu de chance, il n’y a encore personne pour faire payer l’accès au canyon !


En effet, personne dans les environs et on s’engage sur le sentier en direction de San Juan de Chuccho. On s’arrête un peu plus loin, pour prendre le petit-déjeuner face au canyon. Cette portion, que n’avait pas réalisée John lors de son précédent passage, est vraiment très belle. On a de superbes vues sur le canyon, on entrevoit aussi l’oasis de Sangalle en bas. Au-dessus de nos têtes, quelques condors volent au bord du canyon.



On descend jusque dans le canyon à 2390m et on traverse un pont pour passer de l’autre côté.


La remontée par San Juan de Chuccho est plus tranquille, très ombragée avec beaucoup d’arbres fruitiers : avocatiers, figuiers… mais ce n’est pas encore la saison. Il y a de jolies auberges dans cet écrin de verdure, on se serait volontiers arrêté quelque part. Mais le plan aujourd’hui est de rejoindre Llahuar, tout au fond !




On remonte tranquillement à Cosnirhua puis on suit la piste (aucun trafic) pour Malata et en direction de Paclla. Il est aussi possible de prendre un sentier plus bas, comme celui qui joint Sangalle et San Juan, mais il sera sans doute bien moins roulant, et il y a quand même une bonne trotte jusqu’à Llahuar.



D’ailleurs la route que l’on suit est autour de 2700m, c’est de la simple piste, mais elle offre des vues impressionnantes sur tout le canyon. On s’arrête déjeuner au mirador Apacheta qui permet d’admirer le canyon en direction de San Juan mais aussi la vallée suivante où se situe Llahuar.


La descente à Llahuar est d’ailleurs longue et tortueuse. Il fait un cagnard pas possible et Camille en a plein les pattes. On s’arrête à une petite tienda pour prendre un rafraîchissement hors de prix (peut-on dire… un « Colca-cola » ?).
A l’arrivée à Llahuar, ce ne sont que 2-3 bâtiments qui composent le « hameau ». On s’arrête au premier, le Llahuar lodge, et on négocie pour poser la tente à moindre frais. Pour 15s/p, on peut se poser dans la pelouse et profiter du wifi, de la douche et… des sources chaudes !

D’ailleurs on ne traîne pas et on s’y rend de suite. Plusieurs bassins sont aménagés au bord de la rivière. L’eau est à température parfaite, pas non plus trop chaude afin de pouvoir rester longuement, et le décor est formidable. On peut même aller se rafraîchir dans la rivière ! D’ailleurs on y retournera après manger pour profiter du ciel étoilé.


On est à 2100m, il fait bon et les températures ne descendront guère dans la nuit, attention il y a aussi quelques mouches des sables (sandflies) dans les environs.
J2 : Llahuar => Cabanaconde
11km, 1500 D+
Ce matin départ à l’aube ! Nous souhaiterions prendre le bus de 11h45 à Cabanaconde, afin de rentrer à Arequipa à temps pour enchaîner sur un bus à destination de Cotahuasi. Un chien qui dormait près de la tente commence à nous suivre. John ne veut pas qu’il remonte le canyon avec nous, d’autant qu’on ne dispose pas de suffisamment d’eau pour lui, ni de nourriture à lui donner. Il a beau essayer de lui faire peur, le chien continue de nous suivre et passe même devant nous, il connaît mieux le chemin.

On traverse la rivière puis débute la montée, la longue montée bien raide et sans aucune ombre jusqu’à Cabanaconde. Après la bonne journée de la veille, Camille rechigne à monter, d’autant que John répète bien toutes les 5min qu’il faut se presser pour ne pas rater le bus. On l’a réservé la veillé pour être sûr d’avoir un siège, on ne peut plus reculer.




John prend le sac de Camille dans la dernière partie pour la motiver. Pas hyper pratique le backpack à l’avant, on ne voit plus les cailloux ! C’est une vraie fournaise et on profite des rares miradors pour se mettre à l’ombre. John craque et fait une gamelle pour le chien-chien, saloperie on lui avait dit de ne pas nous suivre !

On passe le mirador Achachihua sans s’arrêter, personne ne nous demande notre ticket, 140s d’économisés ! Et on arrive pile poil pour prendre le bus.
Canyon de Cotahuasi
Après quelques jours à flâner dans la ville d’Arequipa et bien sûr, un crochet par le canyon de Colca, c’est un autre canyon bien moins connu, celui de Cotahuasi, qui attise désormais notre curiosité. A vrai dire, les informations sont rares, contradictoires, et on hésite plusieurs fois à lâcher l’affaire. Après tout… N’est-ce pas là l’aventure que l’on est venu chercher ?
Le canyon
Il s’agit du plus profond canyon du monde, plus de 300m supérieur à celui de Colca. Ce sont 3350m mesurés entre le rio Cotahuasi et la base du volcan Solimana, qui culmine à 6093m.
La zone est classée (reserva paisajística Subcuenca del Cotahuasi) et offre une myriade de points d’intérêt : randonnée, eaux thermales, curiosités géologiques… et chose rare au Pérou, sans aucune taxe d’entrée !
Si vous cherchez une expérience authentique à l’écart des sentiers battus, c’est the place to be. Si tant est que l’on parvienne à s’y rendre…

Logistique
Comme toutes les régions du Pérou peu habituées au tourisme (si si, il y en a encore), les gens sont authentiques et très accueillants. Ils sont aussi un peu curieux et viendront fréquemment nous saluer et converser, donnant au passage quelques conseils et bonnes adresses.
Et heureusement qu’ils sont là, parce que glaner des renseignements sur le canyon de Cotahuasi demande un vrai travail de préparation ! Les sources d’info (blogs, réseaux, iOverLander) sont rares, éparses et se contredisent parfois. Sur 2 commentaires à un an d’intervalle, les horaires ne sont jamais les mêmes. Et sachant que les dernières sources remontent au moins à 2-3 ans…
Pour être honnête, on ne se serait jamais aventuré là-bas sur un voyage plus court. Entre la faible fréquence de certains bus locaux (1 par jour) et les horaires (4-5h du matin, ou 14-15h)… Il vaut mieux être flexible !
2 compagnies partent d’Arequipa (terminal), dont l’une (Turismo Nazareno) peut se réserver directement via redbus (60s/p). On conseille grandement de prendre les billets à l’avance, c’était full sur les 2 jours suivants lorsque nous sommes rentrés de Colca (les fêtes d’Arequipa n’y étaient sans doute pas étrangères). Le trajet se fait de nuit, 9h sur une route « pas si pire », pour une arrivée à la fraîche autour de 4-5h du matin. Il faut s’y faire, les bus pour les environs partent tous très tôt le matin !
On reviendra avec la compagnie Inmaculada, un peu plus confort, et seulement à 45s/p. Les départs se font en fin de journée (dans un sens comme dans l’autre), autour de 19h. Encore une fois, réservation conseillée au moins la veille.
Budget
Bus depuis Arequipa : 60s/p (aller) + 45s/p (retour) = 210s AR
Bus locaux : 10s (prix d’un trajet) x 2 x 4 = 100s
Nourriture : bouteille de gaz (~10s, restes de Colca) + bouffe (55s) + almuerzo (2x15s) = 95s
Total : 415s = 53€/p pour 3 jours
Récit
Randonnée Charcana – Quechualla
1-2 jours
On débarque à 4h30 du matin dans le mini-terminal de Cotahuasi. Il fait un froid terrible. On est quand même à 2700m d’altitude.
On ne sait pas vraiment ce qu’on attend, aucun horaire n’est affiché nulle part. Un collectivo est garé devant, on demande, bingo. Il se rend à Charcana (10s/p), un village à 2h de route, et le point de départ de notre randonnée du jour. A 5h on est déjà en route et prolonge la nuit dans ce bolide qui serpente et s’élève, semble-t-il (il fait encore nuit noire), sur les flancs du canyon. Petite indigestion (trop) classique, John est pris de maux d’estomac. 2h, c’est long, et il descend en urgence à quelques kilomètres de l’arrivée… Trop tard, le mal est fait, on vous passe les détails ! Il terminera le trajet à pied jusqu’à Charcana.

Petit village perdu, tranquille, perché en haut du canyon. On remplit les bouteilles sur la place et on prend la piste en direction de Quechualla. Aujourd’hui ce n’est quasiment que de la descente jusqu’en bas du canyon, pour pas mal de distance. Le climat est sec, le soleil écrasant à mesure que l’on descend.


On suit une piste (sans aucun trafic) un bon moment, avant qu’elle ne se transforme en sentier cassant sur la dernière portion. Le paysage reste assez similaire à celui de Colca, très aride.




Au loin on aperçoit d’imposants nevados qui culminent au-delà des 6000m. Tout en bas dans la vallée, quelques zones verdoyantes signalent les rares villages.



Cactus et plantes épineuses peuplent ces hauteurs désolées, ces paysages de roche et de poussière.


Au bout de la piste, on croise un petit hameau perdu, seule présence humaine de la journée.

La piste, qui commence à doucement descendre vers le canyon, n’en est plus vraiment une. Elle se mue peu à peu en un mince sentier pierreux qui plonge brusquement dans les entrailles du canyon de Cotahuasi, offrant un impressionnant décor minéral. Plusieurs condors nous gratifient de leur ballet aériens, passant à seulement une dizaine de mètres au-dessus de nous.




On arrive au village de Quechualla, petite oasis au bout du canyon, duquel il est possible de prendre le bus pour Cotahuasi. Beaucoup d’arbres fruitiers et de vignes, pas le moindre signe de vie dans les ruelles poussiéreuses. On trouve tout de même de l’eau à filtrer.


On commence à prendre la piste qui remonte à Velinga. Elle n’est pas répertoriée sur OSM, où figure seulement un sentier de l’autre côté du fleuve.
Le plan est de bivouaquer dans le canyon et demain de reprendre le bus pour Cotahuasi. On demande à des locaux croisés sur la route, il semblerait qu’il n’y ait qu’un bus par jour. Il partirait vers 5-6h de Cotahuasi et ferait le trajet retour à partir de 8h. En réalité on verra un bus passer en fin d’après-midi mais pas sûr que ce soit systématique… Dommage, si on avait su, on aurait pris le bus du soir pour dormir près de la cascade de Sipia, avant de reprendre le bus au matin.
Trouver un emplacement de bivouac dans le canyon n’est pas chose aisée. On ne cherche pas particulièrement un spot caché, il n’y a rien à craindre dans cette région isolée. En revanche, c’est très pierreux et accidenté. On finit par se poser près d’une vieille ruine. Ce n’est pas parfaitement plat mais ça fera amplement l’affaire.


Le jour suivant, on reprend la route en attendant le bus. Les lueurs du matins offrent de belles teintes aux falaises qui nous entoure, l’air est frais, on profite d’être dans l’ombre. On croise de beaux bosquets de cactus immenses.

On s’arrête avant que la route ne commence à s’élever en direction de Velinga pour attendre le bus. Comme prévu, il passe aux alentours de 9h (10$/p), grimpe à Velinga sur un chemin à flanc vertigineux, et nous ramène à Cotahuasi (2h de trajet).
Pampamarca
On souhaite rejoindre Pampamarca mais le bus ne part qu’à 14h. On fait un tour dans le village de Cotahuasi, épicentre de la région. C’est plutôt mignon, tout le monde nous salue joyeusement et certains nous font la causerie. On ressent de suite la différence avec le Pérou touristique de Puno, Arequipa, Colca… entrevu depuis notre arrivée. Ici les gens sont agréablement surpris de nous croiser et viennent discuter sans attendre quoi que ce soit en retour.
On fait un tour au marché, grand hall sans vie, où on trouve quand même un stand pour le déjeuner, large assiette de truite frite avec une chicha morada, pour 15s/p.


En début d’après-midi, on prend le bus pour Pampamarca depuis le terminal (10$/p). Il passe dans un vallon de l’autre côté du rio, dessert un petit village puis s’élève très haut au dessus du canyon. Après 2h, on arrive au hameau de Pampamarca. Pas beaucoup de vie, pas vraiment de tienda, pas grand chose pour être honnête ! Direction des bains thermaux publiques où l’on veut passer la nuit. On passe un petit col et la petite cascade de Pata Capilla puis on descend dans le canyon sur l’autre versant jusqu’aux abords du rio.


On découvre 2 piscines (dont une vide et endommagée) où se baignent de jeunes locaux. C’est plein de vase, pas hyper attrayant. Les gamins s’amusent à se la jeter dessus et font vite remonter toute la vase à la surface. Beurk. On est déjà moins tenté… Par contre, au bout on trouve une entrée de grotte de laquelle s’écoule l’eau chaude. Il y a suffisamment de profondeur pour se poser et l’eau est à une température agréable, peut-être 34°C.


On pose la tente sur un espace herbeux à côté de la piscine et on passera une nuit tranquille dans ce beau décor.


Le lendemain on refait une petite trempette avant de mettre les voiles. Le bus retour est à 16h et on veut encore grimper au bosquet de Piedras Huito, des formations rocheuses au-dessus du village de Pampamarca. On prend un chemin différent de la veille, pas toujours évident, qui longe un canal à flanc et traverse quelques cultures en terrasses.


Sur le chemin, un mirador perché permet d’obtenir une belle vue du village et de la vallée, avec la jolie cascade Uskune au centre.



Au village on croise un policier qui vient nous taper la discute (ce n’est pas comme s’il y avait grand chose d’autre à faire dans ce coin perdu) et on demande si on peut lui laisser nos gros sacs le temps de monter au bosquet de pierre. Pas de souci, on se déleste de notre chargement et on remonte la route jusqu’au sentier.

Il n’est pas bien long mais ça grimpe fort, jusqu’à 4000m. On profite de belles vues en chemin et de quelques curiosités historiques comme des ossements enfouis sous un rocher, une ancienne tombe pré-inca.


Là-haut on découvre de belles formations de roches volcaniques sculptées par le temps et les éléments. Le décor est lunaire, le panorama formidable.




On redescend et on enchaîne avec le bus de 16h pour rentrer à Cotahuasi puis celui d’Arequipa en fin de journée.
Autres points d’intérêt
Comme l’atteste la carte plus haut, la région de Cotahuasi regorge de points d’intérêt et d’activités : randonnées, thermes, formations rocheuses, cascades…
Parmi les plus populaires, on citera la cascade de Sipia ou encore les thermes de Luicho/Lucha. Pour la cascade, avec la faible fréquence des collectivos (1 par jour), c’est compliqué sans taxi. Quant aux thermes, nous avions déjà bien profité de ceux de Pampamarca et avec la fréquence des bus, on « perd » vite un jour en changeant de village.
Colca VS Cotahuasi
Bien sûr, les 2 canyons offrent leur lot de paysages et activités et on ne regrette pas de les avoir parcourus, ce qu’on conseillera pour quiconque dispose du temps nécessaire. En termes de paysages, ils restent assez similaires, Cotahuasi offrant peut-être quelques curiosités supplémentaires (plusieurs cascades, bosquets de pierre, bosquets de cactus…).
Notre préférence va néanmoins à celui de Cotahuasi, plus authentique, accueillant, sans aucun touriste, bien qu’il demande davantage de temps et d’organisation.
| Cotahuasi | Colca | |
|---|---|---|
| + | Aucun touriste Locaux très accueillants Accès gratuit Loin d’Arequipa (9h, voyage de nuit) | Facile d’accès Beaucoup d’offres de logement |
| – | Peu de bus sur place (~1 par jour) et horaires très tôt ou seconde partie de journée Peu d’hébergements ou restaurants | Très touristique Locaux distants Accès payant (70s/p) |
Bilan
Deux magnifiques canyons, parmi les plus profonds au monde, que pourtant tout oppose. Que ce soit Colca, plus populaire, ou Cotahuasi, sauvage et authentique, on en trouvera pour tous les goûts : détente et eaux thermales, randonnées, observation des condors…

