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Pérou

jours
h
km
Capitale : Lima
Langue : Espagnol
Monnaie : Soles (sol)
1 EUR ≈ 4.1 sol
Durée séjour : 90 jours non renouvelables
Fuseau : UTC−5 (-6/7h avec la France)
Indicatif : +51
Superficie : 1 285 216 km2

Informations

En 2 voyages (pour John), on aura chaque fois noté un contraste entre les péruviens du nord et ceux du sud (Arequipa, Titicaca, Cusco...). Si, dans le nord, on a toujours trouvé les gens chaleureux, aidants, curieux... le sud est indéniablement victime de son côté vitrine touristique. A l'exception de Cotahuasi (hors des sentiers battus), on a l'impression que tout le monde nous considère comme des porte-monnaie sur pattes.

Pour nous, socialement, il y a un Pérou du nord et un Pérou du Sud !

1 sol valait 0,25€ en 2025, donc 4 soles pour 1€.

La carte bancaire est très peu utilisée au Pérou, il faudra toujours avoir du liquide sur soi. Certaines banques comme Banco de la Nacion ne prennent pas de frais mais on est limité par jour, environ 200€.

Le pourboire n'existe pas en dehors des restaurants chics des grandes villes.

Tout se fait très bien en bus au Pérou. Les trajets sont longs, cahoteux mais on reste souvent un certain temps dans chaque région (Cusco, Arequipa, Huaraz...), ainsi on ne reprend pas le bus tous les jours.

Les prix et la qualité des bus varie énormément. Beaucoup ne jurent que par les compagnies de haut-standing telles que Cruz del Sur. Pour notre part nous choisirons systématiquement la moins chère, avec des expériences "pas si pires". Le souci majeur des bus low-cost/populaires, c'est qu'ils s'arrêtent tous les 20m pour prendre un local, cela rallonge considérablement la durée du trajet.

On privilégiera les bus de nuits pour les longs trajets !

La route Cusco vers l'Amazonie (Puerto Maldonado) a très mauvaise réputation avec des braquages fréquents !

Nous n'avons pas pris de carte SIM au Pérou. Le réseau est très approximatif en dehors des agglomérations et chaque région (voire village) a toujours un opérateur de référence.

Les feuilles de coca font partie de la culture andine (Bolivie, nord Argentine, Pérou) depuis plus de 5000ans majoritairement sur l'altiplano. Elles sont utilisées à des fins spirituelles, médicinales et souvent comme offrande à la divinité Pachamama (Terre Mère).

Si les feuilles sont interdites dans nos pays occidentaux (attention à la douane !), il faut bien la distinguer de la cocaïne. Certes, celle-ci est extraite (alcaloïde) des feuilles, mais elle est présente en quantité minime et sans danger.

Aujourd'hui la feuille de coca est encore très utilisée par les locaux pour lutter contre la faim et la fatigue (et surtout par habitude). On lui prête des effets pour lutter contre le mal d'altitude.

On la trouvera au marché à petit prix, plus facilement dans le sud (altiplano). Leur consommation est bien sûr légale en Bolivie et au Pérou (parfois tolérée dans les autres pays) et on conseillera fortement de tester, que ce soit pour les potentiels bienfaits ou par curiosité. Notre préférence va quand même à la tisane, ce n'est pas terrible à mâcher.

Les locaux ajoutent petit à petit les feuilles dans leur bouche qu'ils mastiquent et forment une boule qu'ils calent au niveau de la joue. On s'en rend vite compte en observant les locaux, qui d'ailleurs ont toujours quelques feuilles entre les dents et les lèvres vertes !

A vrai dire, on ne parlera que rarement de "parc" ou de "réserve national" au Pérou. Oh, il y en a, mais à quelques exceptions près (Huascaran, Manau, Tambopata...) les sites nationaux sont peu accessible ou sans grand intérêt touristique.

Au Pérou ce sont souvent les communautés locales qui ont la main sur les lieux et la tarification. Certains s'en féliciteront, jugeant qu'ils sont plus légitimes de décider de "leurs terres", mais il n'y a souvent aucune juridiction là-dedans, on ne saura jamais où va l'argent et on doute qu'il soit utilisé pour l'environnement.

Il vaut mieux visiter le Pérou pendant la saison sèche de juin à septembre. En saison des pluies, les routes et treks deviennent vite impraticables et dangereux, bien que les températures soient plus clémentes.

La gastronomie péruvienne est reconnue à travers le monde, d'ailleurs le Pérou abrite quelques uns des plus grands restaurants du monde.

Si on comprend que la diversité des climats et les influences étrangères ont pu façonner une riche gastronomie, on ne la retrouvera pas forcément dans notre quotidien de backpacker, sinon dans les beaux quartiers de la capitale.

Cela dit, après la Bolivie, on est ravi de trouver une belle diversité dans les almuerzos (déjeuner) avec souvent de la truite ou du ceviche. Comment ne pas parler de ce dernier, emblème de la gastronomie péruvienne ? On en trouvera partout, à tous les prix (petit budget dans la rue, gros portefeuille dans un 3 étoiles). Une autre version est le tiradito et, dans les Andes, on remplace le poisson par une graine appelée chocho (d'où le nom cevichocho).

Une des fusions les plus marquantes concerne la culture asiatique, on parle de cuisine nikkei avec bien sûr toute la famille des sushis/makis revisitée, et au-delà dans les restaurants chics. Bien plus populaires, les chifas sont présents partout, ce sont des restaurants à bas prix, souvent à base de riz frit, une carte interminable où les plats sont identifiés par numéro, et une quantité indécente. Toujours un excellent rapport qualité-prix.

Le pays regorge de fruits exotiques fabuleux, mais si on avait une recommandation, ce serait pour le lucuma, un fruits aux notes caramel/sirop d'érable, exceptionnel en glace ou yaourt, et qu'on ne retrouvera jamais ailleurs à notre grand désespoir.

Autres coups de cœur avec la causa, un plat frais à base de patate et avocat, ou la sauce huancaina, à base de aji amarillo (non piquant), qui sublime certains plats dont le classique papas à la huancaina.

Evidemment on trouvera les classiques encas des Andes comme le tamal ou l'humita, de plus petite taille.

Dans la rue, on grignotera picarones (beignets de courge) ou churros fourrés de dulce de leche. D'ailleurs la raison d'Ancash (Huaraz-Caraz) en produit de très bons artisanaux.

Budget

En 2025, 1 sol valait 0,25€ soit 1€ pour 4 soles.

Le Pérou reste un des pays les moins onéreux du continent. On trouve des almuerzos autour de 3€, des hôtels pour 10-15€ à 2, parfois avec petit-déjeuner et des bus (selon la compagnie) très abordables.

C'est le premier pays où nous voyagerons sans le van et le budget s'en ressent forcément avec les hôtels. Cela dit, nous avons réalisé de nombreux treks en bivouac/camping ce qui nous a permis de grosses économies.

Dépenses

Total à 2
Jours
Par jour et par personne

Bilan

Premier pays sans le van, nous avons découvert les avantages et les galères du voyage en sac à dos. A vrai dire, nous avons pensé à faire l’impasse, comment sortir des sentiers battus sans véhicule dans un pays aussi touristique que le Pérou ?

Finalement nous avons su nous recentrer sur ce que nous souhaitions vraiment et sur ce que le Pérou pouvait nous offrir : chaines de glaciers, canyons gigantesques, ruines Incas majestueuses… Délestés de notre van, on se sent également plus libre pour vadrouiller dans les massifs, le Pérou sera un pays de randonnée, sur 1 ou plusieurs jours.

Culturellement, on distinguera le sud, ultra-touristique, où tout le monde semble nous fixer comme un portefeuille ambulant, et le nord, très accueillant.

Nuitées

  • 55 nuits en hôtel
  • 9 nuits en camping
  • 22 nuits en bivouac (Choquequirao, Ausangate, Colca, Cotahuasi, Huaraz, Huayhuash)

Ce qu’on a manqué

  • Cœur du Pérou : Ayacucho, Huancayo, Cerro de Pasco…
  • Trek de l’Alpamayo
  • Traversée Iquitos – Équateur par l’Amazonie

Tops 👍🏽

  • La gastronomie variée
  • Les montagnes et canyons
  • Les ruines tous les coins de rue
  • Une infinité de treks imaginables
  • Marchés
  • Bien desservi en transports en commun

Flops 👎🏽

  • Les chiens agressifs, partout
  • Le bruit, les klaxons…
  • Le côté attrape touristes du sud
  • Le ton parfois utilisé pour dire « gringo »
  • Les péages sauvages sur les treks

Coups de ❤️

La Cordillère Blanche

22 sept. 2025, par John

La Cordillère Blanche
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John l’avait dit, il pourrait rester des mois là-bas… Une fois encore, la Cordillère Blanche nous a happés, subjugués par ses glaciers infinis et ses lagunes turquoises. Un vrai monde d’aventure qui n’attend que d’être exploré…

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