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Nord Equateur : Otavalo, Cayambe, El Angel

Il nous reste une dizaine de jour pour rejoindre la Colombie avant que les 90 jours légaux ne soient écoulés. On quitte notre QG à Quito pour explorer le nord, dans la digne lignée des Andes équatoriennes : volcans, lagunes, paramos et marchés andins.

Otavalo

Au nord, à seulement quelques heures de Quito, Otavalo est souvent cité comme un incontournable. Déjà, pour son célèbre marché du samedi, le plus grand marché artisanal d’Amérique du Sud (du moins, d’après les guides). Mais Otavalo, c’est également une culture atypique. Ici les hommes ont les cheveux longs, même enfants, et les femmes arborent de magnifiques chemisiers blancs aux motifs colorés qui nous rappellent beaucoup ceux du lac Titicaca, notamment sur l’île d’Amantani.

Hébergement et restaurants

On trouve une chambre privée à l’hôtel Arauco. C’est plutôt moderne, propre, assez spacieux, la douche est chaude, le wifi correct et un petit déjeuner basique (café/thé, œufs, pain, jus de fruits) est inclus.

Marché

Si les vendeurs sont présents tous les jours sur la fameuse plaza des ponchos, dans le centre, les produits sont très loin de l’artisanat que l’on s’imagine. Ce sont souvent les mêmes pulls, ponchos, tapis… que l’on rencontre dans le reste du pays, et sans doute encore plus cher qu’ailleurs. Forcément, la ville a forgé sa réputation là-dessus, et avec tous les touristes qui passent par-là, ils en profitent. Les prix sont généralement gonflés d’au moins 20% et les produits ne sont clairement pas fabriqués ici. Quant à la matière, c’est généralement de la laine de mouton, voire du lama, mais certainement pas de l’alpaga, quoiqu’ils en disent !

En revanche, le samedi, jour de marché, est bien plus intéressant. Cette fois, ce sont toutes les rues du centre-ville qui sont occupées. Ici tout se vend, tant pour les touristes que pour les locaux, et pour le coup on croise de vrais produits artisanaux en bois, tissus… Les rues sont bondées, on peine à se faufiler.

On peut également se rendre au marché des animaux, situé à Quinchuqui le vendredi (bestiaux) ou le samedi (petits animaux). Ici peu de touristes, essentiellement des locaux venus vendre ou acheter les bêtes. Le marché reste authentique, à l’image des marchés indigènes de Saquisili, Guamote ou encore Zumbahua.

On prend un bus (0,35$/p) près du terminal qui passe par la cascade de Peguche et s’arrête ensuite au niveau du marché ouvert. Nous sommes samedi, c’est donc le jour des petits animaux : poules, poussins, lapins, cochons d’Inde, canards, oies, oiseaux… Il vaut mieux arriver tôt (dès 6h !) car ça se vide assez vite et après 9h, il n’y a déjà plus grand monde.

On résiste plusieurs fois à la tentation de ramener un petit lapin… D’autant qu’il y en a un qui s’échappe régulièrement et court autour de nous. On l’aurait bien vu avec une copine otarie ramenée des Galápagos.

Cascade de Peguche

Sur le retour du marché aux animaux, on marche en direction de la cascade de Peguche (accessible en bus également). L’accès et entretien sont gérés par la communauté, l’entrée ne coûte que 0,5$/p. On découvre un joli sentier boisé dans une belle forêt. Une petite zone récréative est aménagée avec une tyrolienne et où il est possible de camper pour 1-1,5$/p. En revanche ça semble infesté de moustiques !

Au bout du sentier on découvre la jolie cascade de Peguche, dont il n’est néanmoins pas possible de s’approcher, à moins de payer 1$/p, ce qui donne aussi accès à un autre sentier avec une seconde cascade.

Au retour, on croise une piscine (quand même un peu opaque) bien fraîche qui semble ouverte au public. Des locaux nous invite à boire de l’eau (légèrement) pétillante qui jaillit du sol au niveau d’un petit puits, on se risque.

Volcan Imbabura (4640m)

Difficulté

Peut-être la dernière ascension du voyage… A vrai dire John a déjà fait le coup plusieurs fois, mais on se doute qu’il trouvera bien une nouvelle idée stupide d’ici la fin du voyage.

Le sommet, dit Taita Imbabura (papa), par opposition à la Mama Cotacachi, est un imposant volcan qui trône entre les villes d’Otavalo et Ibarra. Son ascension est réputée facile (ou modérée), tant physiquement que techniquement. En revanche, l’accès sans véhicule rend l’opération plus compliquée puisque ce sont 2000m D+ depuis le dernier arrêt en transport public. C’est sensiblement le même dénivelé qu’au Tungurahua, mais avec un kilométrage plus conséquent.

Pour Camille c’est sans doute trop, d’autant que nous revenons des Galápagos il y a tout juste quelques jours. Elle préfère partir à Cuicocha, qu’elle ne connaît pas encore.

Pour s’y rendre depuis Ibarra (accessible en bus réguliers depuis Otavalo pour seulement 0,65$), il faut prendre un bus à La Esperanza (0,35$), un village à la sortie de la ville. En réalité, le bus poursuit peut-être jusqu’au hameau de Chirihuasi mais à confirmer auprès du chauffeur !

Pour ma part, je descends à La Esperanza, persuadé qu’il s’agit du terminus. La piste est boueuse à souhait, je réfléchis même à faire demi-tour au vu du terrain et de la météo annoncée (et constatée). C’est collant et glissant, je me dis que ça risque de s’empirer là-haut. Fierté ou flemme de rebrousser chemin, je poursuis quand même. Impossible d’entrevoir le volcan, on ne distingue déjà pas à 20m. Je croise quelques locaux, forts sympathiques, qui m’invitent à la prudence lors de l’ascension. Finalement la piste immonde débouche soudainement sur une belle route asphaltée, rarement été aussi content de trouver du bon vieux bitume. A partir de Chiriuasi, c’est une route pavée à l’équatorienne, avec des cailloux difformes assemblés, ce n’est pas le plus confortable pour les semelles mais c’est mieux que la boue. Globalement, ça monte de manière assez régulière jusque-là, avec une pente peut-être plus raide sur cette dernière portion jusqu’au parking d’une auberge.

Une carte signale le départ du sentier et les différents points de repère. A chacun de ces points, on trouvera un nouveau panneau avec un rappel de notre position et altitude, c’est plutôt bien signalisé, et la trace est de toute manière simple à suivre malgré une brume fréquente.

Le terrain représente le principal adversaire en période de pluies. C’est raide, très glissant et les hautes herbes sont trempées. Si à la montée on progresse avec calme et précaution, la descente sera certainement plus complexe.

En s’élevant, on découvre la végétation classique des paramos, avec polylepis et puyas. La brume se lève quelque peu, mais pas au point de discerner le cratère. A partir de 4480m et le point initio de la roca, le chemin se fait plus rocailleux et il faut parfois poser les mains, mais rien de technique. Je croise un guide avec sa cliente, qui préparent l’ascension du Cayambe dans quelques jours. Elle vient de débarquer il y a seulement 2 jours à Quito et son manque d’acclimatation se ressent.

Après moins de 3h, je parviens enfin au premier sommet, à 4570m. Il est possible de poursuivre jusqu’à un second sommet, bien que la majorité des groupes se contentent de celui-ci. A vrai dire il n’y a pas tant qui les séparent, mais certaines portions sont plus délicates et peuvent se révéler glissantes en cas de pluie.

Je poursuis, en me disant que, peut-être, le ciel se découvrira brièvement. C’est mieux que de patienter en plein vent. Après le premier sommet, le passage est un peu aérien et nécessite de progresser avec précaution. Ensuite ça devient très roulant, le long de l’arête du cratère. Je profite d’une brève éclaircie pour entrevoir le centre de celui-ci, mais ça ne durera pas.

Une nouvelle section de crapahutage et je parviens au second sommet, à 4640m. D’ici, je suppose qu’on pourrait voir le lac San Pablo, Otavalo ou encore le paramo de Mojanda, mais avec cette météo, je ne le vérifierai pas. Je reviens donc au premier sommet, l’aller-retour m’ayant pris une bonne heure. Je croise une tchèque en autonomie ainsi que le guide et sa cliente. Tous trois n’iront pas plus loin avec ce climat. Je les laisse pour redescendre hâtivement avant que la pluie promise ne se joigne à la fête.

Au retour, je remarque au loin le bus pris à l’aller au niveau de Chiriuasi. Je suppose qu’il est donc possible de réduire la distance en faisant l’aller-retour de là-bas plutôt que La Esperanza, afin de s’épargner un peu de distance et de dénivelé. A confirmer auprès des chauffeurs si ce sont tous les bus ou seulement à certains horaires.

Cuicocha

Difficulté

3h30

Pendant que John s’amuse sur l’Imbabura, je préfère randonner tranquillement autour de la lagune de Cuicocha. Elle appartient à la réserve écologique Cotacachi-Cayapas. La lagune se trouve au milieu d’un cratère près du volcan Cotacachi. Sa particularité ? Une grande île en forme de cochon d’Inde trône au milieu des eaux d’un bleu profond.

A mon précédent passage il y a quelques années, je n’avais passé qu’une seule journée à Otavalo donc je me réjouis de découvrir les environs.

Direction le terminal de bus à 8h. Le week-end il se pourrait qu’un bus monte directement à la lagune (une route menant à divers villages passe à 100m de l’entrée du parc).
En revanche, pas aujourd’hui. Je prends donc le bus en direction du village de Quiroga pour 0,60$. Une fois au village il faut prendre une camioneta à partager pour 5$ en tout. Le calcul sera simple, il n’y a personne avec qui partager !

Il est 9h mais le brouillard, une vraie purée de pois comme dirait John, est très présent ; on ne voit pas à 10m. Une fois enregistrée à l’accueil (gratuit) je commence le tour par la droite, avec d’abord une montée raide pour profiter ensuite de la descente en espérant une éclaircie.

Pas grand monde à cette heure-ci. Les températures ne sont pas bien hautes alors j’accélère le rythme sur la grimpette pour me réchauffer. La végétation me rappelle celle du parc du Podocarpus. Après 1h de marche le brouillard se lève, les nuages disparaissent et le soleil commence à chauffer. Je profite enfin des miradors offrant de magnifiques points de vue sur la lagune. Je suis impressionnée par la taille de la lagune et de l’île au milieu de l’eau. C’est vrai que sous certains angles on aperçoit la forme de cuy (cochon d’Inde). J’aime aussi beaucoup ce bleu profond, finalement peu observé jusqu’à présent. Je finis le tour de la lagune sous le soleil alors que le monde commence à affluer, tant sur le sentier que pour faire un tour de bateau.

J’ai beaucoup aimé cette randonnée et apprécié les différents types de végétation tout du long du tour de la lagune : paramo, forêt humide, pins… Le soleil intensifie les magnifiques nuances du lac.

Retour à Otavalo sur le même principe. Taxi jusqu’à Quiroga et bus pour Otavalo. J’ai hésité quelques minutes à faire un détour par le village de Cotacachi reconnu pour son cuir artisanal (beaucoup d’américains iraient faire leur stock de sacs, ceintures) mais la sieste aura raison de moi et je n’ai pas assez de place pour un beau sac à main. Pour une prochaine fois !

Refuge Punanti

Après une première incursion au parc Cayambe-Coca, secteur Papallacta, on met le cap vers Punanti, un refuge de montagne tenu par Antoine, suisse expatrié depuis quelques années. Le refuge est à l’extérieur des limites du parc mais donne directement sur le volcan Cayambe (5790m), 3ème sommet du pays après le Chimborazo et le Cotopaxi.

Le refuge

Ouvert en 2022, le refuge est flambant neuf, moderne, avec un dortoir, une grande pièce de vie (salon, salle à manger, cuisine) et douches chaudes/toilettes, et non loin, un jacuzzi intérieur.

Le moins qu’on puisse dire, c’est qu’on y mange bien ! Au petit-déjeuner, on profite de pain maison, avec beurre et confiture artisanale, jus de fruits, œufs brouillés et yaourt-fruits-avoine.

Le déjeuner est végétarien, préparé par une dame de la communauté, généralement riz-légumineuses, salade, fromage frais, pain.

Et enfin le dîner est souvent préparé par Antoine lui-même, ancien chef. Pour notre part, nous profiterons notamment de bonnes lasagnes à la bolognaise, comme à la maison !

Activités

Là-bas, on peut s’adonner à moult activités, que ce soit profiter du canapé près du poêle, ce qu’on fera le premier jour avec la pluie, randonner, faire de l’escalade, se relaxer dans le jacuzzi, guetter l’ours à lunettes…

Le refuge fonctionne avec la communauté locale dont il emploie plusieurs membres et avec qui il met notamment en place des voies d’escalade dont l’accès (2$) revient à la communauté. Il y a déjà une vingtaine de voies, de 5a à 7b. On fera d’ailleurs une session accompagnés d’Antoine (25$/p la demi-journée, 20$ à partir de 3-4 personnes, guide et matériel compris). Le décor est quand même superbe, ça faisait bien longtemps que nous n’avions pas grimpé en extérieur.

Côté randonnée, plusieurs sentiers ont été tracés. La liste et les traces gpx sont disponibles sur leur site. A l’heure actuelle, il existe 4 sentiers entre 11 et 21km.

Quand nous y sommes passés, la pluie a quasiment perduré les 3 jours, ne nous permettant pas de profiter comme on l’aurait voulu des alentours. Le deuxième jour, John profitera tout de même d’une accalmie pour réaliser la boucle de 16km qui s’élève au-dessus du refuge vers le paramo. La signalisation est parfaite et le sentier assez roulant. On regrettera simplement de ne pas pouvoir franchir les limites du parc national (sans guide), ce qui restreint un peu les options d’itinéraires. Antoine étant désormais garde du parc Cayambe-Coca, peut-être parviendra-t-il à trouver un compromis avec eux dans les prochaines années !

Sinon ils proposent aussi des programmes d’acclimatation pour ceux qui envisagent de grimper le Cayambe notamment, des sorties guidées (Imbabura, Fuya-Fuya…), balades en cheval…

Enfin il y a des eaux thermales (rustiques) à une petite heure de marche, mais pour être honnête on se contentera du jacuzzi à une distance bien plus raisonnable !

Infos pratiques

Toutes les infos sont sur leur site, très clair au passage. On peut s’y rendre depuis Cayambe (0,85$) ou Ibarra puis prendre un taxi à La Chimba (8$).

Le coût de la nuitée en dortoir est de 35$/p. Il existe également des chalets privés à 75$/p. Pour notre part, nous opterons pour le camping avec notre propre tente, plus économique, à 20$/p.

Toutes ces options incluent l’usage des parties communes, le petit-déjeuner et le dîner. Le déjeuner, végétarien et local, est en supplément à 5$/p.

Prix : 20-35$/p la nuit
Site web : https://punantihostel.com/

Mirador del Oso Andino

Voir notre article dédié à l’ours à lunettes !

Réserve écologique El Angel

On revient tout juste du mirador de l’ours andin et il ne nous reste que 2 jours avant de quitter l’Équateur. Nous savons qu’en Colombie, les paramos sont très (trop ?) protégés et que leur visite est onéreuse : entrée, guide, assurance…

Alors, on commence à bien les connaître, entre El Cajas, le Cayambe ou l’Antisana… Mais il y a une plante qui diffère particulièrement entre les paramos équatoriens et ceux de son voisin : les frailejones. Ce sont de grandes plantes endémiques. Située à la frontière colombiene, la réserve écologique El Angel est le seul biotope national qui abrite cette curieuse plante. Si on ne pense pas avoir l’opportunité d’en voir en Colombie, autant en profiter ici.

Un bus part d’Ibarra pour le village d‘El Angel. Nous arrivons de Pimampiro alors on se fait déposer à l’intersection et on attrape le bus sur la route. Dans le petit et tranquille village d’El Angel, on se rend à l’hôtel La Casa del Paramo (+593 95953 6256). A 18$/p la nuit, c’est clairement au-dessus de nos standards mais un bon petit-déj est inclus et le propriétaire est très accueillant. On peut aussi laisser sans problème nos sacs pour les jours suivants.

On part au matin en direction du parc, à pied. Ce sont 13km environ pour 750m D+. Par chance le premier 4×4 qui passe nous prend en stop et nous économise quelques kilomètres. A mesure que l’on s’élève, des frailejones mais aussi des puyas commencent à apparaître. Les derniers km sont magnifiques, la route entourée de milliers de frailejones.

Malheureusement, nous n’avons guère le temps de profiter, une pluie diluvienne commence à s’abattre sur nous et on court jusqu’à la cabane des rangers pour se mettre à l’abri. On avait prévu de mettre la tente mais avec ce qui tombe… Heureusement le ranger nous ouvre leur ancien bureau pour qu’on s’installe et qu’on passe la nuit. D’ailleurs il pleuvra sans discontinuer jusqu’au lendemain matin. On s’occupe comme on peut, une petite tisane par-ci, un jeu de cartes par là… il y a la lumière, une table, les toilettes et des prises électriques. Le soir, la température chute drastiquement, c’est une des zones les plus froides du pays !

Au matin, ouf, le ciel est dégagé, on va enfin pouvoir profiter de l’unique sentier El Voladero. Ce n’est pas bien long, une heure tout au plus, le sentier passe entre les frailejones et longe une jolie lagune avant de s’élever vers un mirador.

On discerne les paramos de frailejones, les zones humides et les lagunes. C’est un décor magnifique !

Alors qu’on redescend, le volcan Cayambe nous fait même l’honneur de sa présence.

On ne croise personne sur la première partie mais un pick-up passe dès lors qu’on croise une nouvelle route. Ni une ni deux, il nous dépose à seulement 1km du village. Qui a dit que le stop ne fonctionnait pas en Équateur ?

Au niveau du parc 10 de Agosto, des bus partent pour Ibarra ou, dans notre cas, Tulcan (12h30, environ toutes les 2h).

Tulcan

Pas grand-chose à dire sur Tulcan, sinon que la ville n’a pas si mauvaise réputation, du moins pas autant que Ipiales côté colombien.

On trouve un logement à l’écart du centre. Le quartier est tranquille, en revanche les voisins particulièrement bruyants. On ne recommandera pas.

La seule attraction de la ville, c’est son charmant cimetière. On peut le visiter pour 2$/p. Il présente de nombreux arbres taillés de curieuses formes d’animaux, bonhommes… Les locaux y viennent parfois pique-niquer dans les grandes pelouses, on est loin de l’atmosphère sinistre de nos cimetières français !

Prix : 2$/p

Bilan

Encore plus que le sud, le nord de l’Équateur est rarement considéré par les voyageurs qui, après un court arrêt à Otavalo, rentrent à Quito ou prennent directement leur billet pour la frontière. Quel dommage, le nord recèle de curiosités à l’écart des sentiers battus, certes moins accessibles.

Si nous n’aurons pas le temps d’en explorer davantage (ayant écoulé nos 90 jours), comme le paramo de Piñán, ou la province d’Esmeraldas, nous passerons des jours agréables à vagabonder dans ces régions tranquilles, très accueillantes et culturellement bien différentes du reste du pays, entre les otavaleños ou la forte population afro de la région d’Ibarra.

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